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Titans (Carlie)


Auteur : NAWROCKI M. Sylvain

Style : Science-fiction




On l’entendait arriver de très loin. À vingt mètres déjà on pouvait distinguer ses braillements, couvrant le bruit de ses talons qu’elle laissait claquer sur le sol comme si elle tentait de laisser dans le revêtement la marque de son passage. On ne pouvait s’apercevoir qu’en arrivant à sa hauteur, qu’elle avait les yeux rivés sur son calepin sur lequel elle griffonnait frénétiquement sans discontinuer son flot de paroles indécemment bruyant. Ses yeux restaient fixés sur ses gribouillages. Les passants s’écartaient de son passage en affichant un mécontentement qui n’avait strictement aucune prise sur elle. Un sillage de grincheux se dessinait ainsi derrière son elle.
Le quidam avait vite fait de la considérer comme une folle furieuse. Pourtant cette exubérante comptait parmi les esprits les plus brillants de sa génération. Elle camouflait soigneusement ses atouts intellectuels derrière un foisonnement de vêtements incohérents et une coiffure digne d’une adolescente en pleine crise identitaire. Personne ne fut jamais en mesure de dire si ces parures étaient volontairement farfelues, issue d’un esprit anarchique, ou simplement le miroir de son désintérêt pour les interactions sociales courantes. Alors qu’elle avait treize ans, les plus grandes universités de la planète se l’étaient disputée. Dès vingt ans, elle côtoyait les hautes sphères scientifiques, en tant que consultante dans des domaines aussi variés que la géologie, l’aéronautique, ou encore l’étude de l’écosystème terrestre qui était devenue sa spécialité.

Quand elle reçut une convocation du Conseil Planétaire concernant un projet sans précédent dans l’Histoire de l’Humanité, elle avait d’abord été perplexe. Lorsque les différentes nations de la planète s’étaient unies, elle était finalement assez jeune, et n’avait guère d’attrait pour la politique. C’est plus tard, lorsqu’elle eut choisi sa spécialité, qu’elle comprit à quel point il était essentiel de se pencher sur les questions de gouvernance dès que l’on s’intéressait à l’avenir de la planète ou de l’ensemble des êtres vivants qui la peuplent.
Elle arriva au siège du Conseil Planétaire qui avait été installé dans les anciens locaux de l’ONU au bord de l’East-River à New York, près de deux cent cinquante ans après leur construction originale. Les locaux avaient étés rénovés, agrandis, embellis de nombreuses fois depuis, pourtant ils gardaient ce charme ancien des bâtiments du milieu du XXème siècle. Carlie mit fin à ses braillements peu de temps après avoir pénétré les locaux. Jamais elle n’y était venue auparavant, mais ne se laissait guère impressionner par le poids de l’Histoire, son esprit sans cesse tourné vers l’avenir. Elle présenta son invitation au service de sécurité qui l’amena promptement dans une gigantesque salle de conférences où les membres du conseil restreint l’attendaient impatiemment.
— Ravis de vous voir enfin parmi nous Mlle Koïann’, s’exclama le président du Conseil – un vieillard de quatre vingt-sept ans
— Je suis aussi ravie d’être là.
— Evidemment nous aurions préféré vous voir arriver une heure plus tôt comme il était stipulé sur l’invitation, reprit-il.
— Mais finalement me voici. Je m’attendais à devoir faire patienter plus de monde, finalement vous n’êtes que sept. Seulement il y a eu une découverte stupéfiante ce matin au centre d’étude nucléaire de Mumbai, et nous devions décider de la marche à suivre avec mes collaborateurs. Peut-être connaissez vous l’importance de la fusion nucléaire.
— J’aurais apprécié des excuses pour ce retard, ma chère, fit-il offusqué.
— C’est bien ce que j’ai fait, je vous ai même donné le détail de…
— Ne perdons pas plus de temps, si vous le voulez bien, coupa le conseiller délégué à l’Australie. Nous avons beaucoup à faire tous ensemble.
— À votre aise, répondit Carlie. J’aimerais enfin découvrir ce qui vaut ma présence devant les plus éminentes personnalités politiques de la planète, ironisa-t-elle.
Aucun membre du conseil ne vit d’intérêt à relever son insolence. Le Conseiller délégué au continent Africain commença.
— Mlle Koïann’, L’ensemble des gouverneurs de la planète a décidé de mettre au point une mission spatiale qui repoussera les limites de l’Humanité. Vous avez certainement entendu parler de E8055, la première exoplanète à correspondre en tous points aux attentes humaines.
— Oui, bien sûr, comme tout le monde.
— Nous allons y aller. Nous sommes en train de programmer une mission afin de coloniser cette planète et ainsi réaliser le rêve de nombreux humains depuis des siècles.
Carlie Koïann’ absorbait prudemment l’information, ralentissant volontairement le flot de ses pensées avant de formuler une réponse à ce qui n’était pas encore une question.
— Cela représente un investissement colossal, aussi bien en temps, qu’en ressources et en travail. Cette planète est selon mes souvenirs, située à environ trois cents années-lumière.
– C’est pour cela que nous faisons appel aux plus grands spécialistes dans différents domaines, et vous en faites partie.
— Et vous avez décidé ça comme ça, un matin au petit déjeuner ?
— Si vous voulez tout savoir, des perturbations dans la ceinture de Kuiper nous inquiètent. Nous n’en connaissons pas l’origine, et jusqu’à présent Jupiter et Saturne nous ont servi de boucliers particulièrement efficaces. Cependant, la hausse d’activité météorique nous a poussé à prévoir différents scénarios. Dans nombre d’entre eux, la disparition de l’espèce humaine tient le premier rôle.
— Qu’attendez vous de moi ?
— Diriger ce projet tout simplement.
— Expliquez-vous.
— Eh bien nous sommes, comme vous l’avez délicatement pointé dès votre arrivée, des politiciens. Cela nous rend peu enclins à avouer nos faiblesses, pourtant nous restons lucides : une telle entreprise ne peut être gérée par des gens comme nous. Nous ne sommes pas armés pour ce genre de questions, du moins pas dans le détail.
Carlie Koïann’ semblait perplexe. Elle restait silencieuse, ce qui aurait surpris tous ceux qui la connaissaient personnellement.
— Je vois, fit-elle enfin. En quoi consisterait exactement mon travail dans cette histoire ?
— Nous voulons que vous soyez en charge de la conception des vaisseaux qui permettront de faire le voyage. Vous mettriez en place tous les systèmes, qui doivent fonctionner en symbiose et rester autonomes durant plusieurs...
— Des vaisseaux ? le coupa-t-elle. Combien en prévoyez-vous ?
— Les études préliminaires à ce projet nous ont révélé que les connaissances actuelles nous permettraient de faire le voyage en huit cent ans. Peut-être neuf cent. Aussi pour être sûrs de parvenir à notre but, nous devons fabriquer plusieurs vaisseaux, contenant chacun assez d’individus pour pouvoir perpétuer l'espèce durant ce voyage. Chacun de ces vaisseau empruntera un itinéraire différent de façon à maximiser les chances de réussite. Evidemment, nous espérons que tous arriveront en un seul morceau.
— Et combien en envisagez vous exactement ?
— Les premières estimations indiquent qu’une vingtaine de vaisseaux conviendrait amplement.
— Cela me parait un peu fou. Avons-nous seulement les ressources nécessaires pour une telle ambition ? À première vue, cela me semble peu réaliste.
— Nous avons bien conscience que cela puisse paraître extravagant. Mais nous vous avons préparé un dossier, reprenant toutes les données des études préliminaires. Chaque individu ayant pris part à son élaboration est mentionné, je pense que vous connaissez la plupart d’entre eux, ne serait-ce que de réputation.
— Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour en prendre connaissance.
— Nous vous avons réservé une chambre. Je vous propose de nous retrouver ici dans deux jours pour nous faire part de vos impressions. Si personne n’a rien à ajouter, nous en avons fini pour aujourd’hui.

Carlie Koïann’ arriva dans la chambre qui lui avait été désignée. Apparemment, le Conseil Planétaire était décidé à mettre toutes les chances de son côté pour la recruter. Pourtant, ils avaient négligé en lui offrant cette suite luxueuse, de considérer l’aversion de la chercheuse pour le gaspillage. La première chose qu’elle fit donc en arrivant fut de refuser la suite et demander à être logée dans une chambre aussi humble que suffisante. Elle décida ensuite de faire passer le goût amer du luxe outrancier dans un modeste diner, sur l’autre berge de l’East-River. Elle y commanda de la caféine au litre et quelques gaufres. C’était son péché mignon. Les gaufres abondemment arrosées de miel, subtilement saupoudrées d’une pincée de sel. Elle fit défiler les pages sur son écran, analysant scrupuleusement les données qui indiquaient les unes après les autres le caractère envisageable de la mission. Si son esprit scientifique semblait se laisser convaincre par les chiffres et les graphiques, une petite voix résonnait dans un coin de sa tête, et semblait peu emballée par toute cette histoire. Elle devait en parler à quelqu’un. Il lui fallait s’exprimer à voix haute pour organiser ses idées. Elle commença par regarder autour d’elle. Elle faisait souvent cela pour se concentrer sur un problème : prendre la première personne qu’elle trouvait et lui exposer ses raisonnements, peu importait son niveau de connaissance, elle était seule à parler. Mais le croulant qui faisait office de Président au Conseil serait certainement mécontent de voir dans la presse, son projet rendu public avant qu’il ne le décide. Et pour cette fois, quelqu’un qui puisse répondre et discuter avec elle ne serait pas de trop. Elle demanda à son ordinateur de réorganiser tous les noms des contributeurs au dossier en une liste. Puis elle lui demanda de limiter cette liste aux résidents New-yorkais. Il ne restait que quatre noms, dont un qu’elle connaissait de longue date. Elle le savait intègre, il serait idéal pour faire rebondir ses doutes comme ses réflexions.

Elle l’attendit près de deux heures, ce qui lui donna amplement le temps de consulter ses notes figurant dans le dossier, ne l’ayant pas fait avant de le contacter. Il arriva enfin détrempé et visiblement ennuyé d’avoir dû quitter son foyer à une heure si tardive. Il n’aurait pas délaissé sa famille pour n’importe qui, seulement voilà, Carlie n’était pas n’importe qui.
Il s’installa devant elle et commanda un grog en étalant sa veste sur un radiateur. Il sécha ses lunettes et épongea ses cheveux avec les quelques serviettes en papier de la table derrière lui. Il semblait fin prêt à discuter.
— Je ne suis pas étonné qu’il aient fait appel à toi pour diriger le projet, fit-il en préambule, encore ruisselant. Seulement je ne m’attendais pas à ce que tu me demandes conseil, ça ne te ressemble pas.
— J’ai bien changé ces dernières années.
— Je l’espère pour ton entourage, tu étais une étudiante imbuvable.
— Arrête donc tes flatteries, venons en au fait. Quelle est ton implication exacte dans le projet de colonisation de E8055 ?
— Ils m’ont consulté il y a environ huit mois afin que je donne mon avis sur le meilleur endroit pour envisager le chantier de construction des vaisseaux. Il fallait que je prenne tout en considération. La masse, la disponibilité des matériaux, mais tu as dû lire mes conclusions.
— Je les trouve très justes. La lune parait effectivement tout indiquée. Mais j’aimerais comprendre ton niveau d’implication.
— Je ne travaille plus que sur ce projet depuis deux mois. J’ai peu à peu laissé mes étudiants, et même mes recherches. Les membres du Conseil n’aiment pas beaucoup partager les cerveaux qui triment pour eux.
— Alors tu penses que nous devons le faire ?
— Pas toi ? C’est la plus grande entreprise jamais envisagée par l’espèce humaine ! Je ne vois pas ce qui pourrait me retenir.
— Bien sûr, c’est attrayant, et pas qu’un peu, mais je ne suis pas une rêveuse. Je suis pragmatique. Et puisque l’on me demande de diriger cette mission, il me semble évident que la première de mes prérogatives, est d’en assurer le bienfondé. J’ai parcouru l’essentiel du dossier. Avant de rêver aux étoiles et à la grandeur, as-tu pris en compte les répercutions d’une telle entreprise sur la planète ? et sur nous ? je ne pense pas seulement à ceux qui vont partir, je pense à ceux qui vont rester.
— J’ai en effet parfaitement occulté cet aspect du problème. Cela dit, on ne m’a pas demandé d’avoir une vue d’ensemble. En revanche, tu prouves qu’ils ont sans doute fait le bon choix en faisant appel à toi.
Soudainement, tout s’éclaira dans sa tête. Son ancien professeur avait trouvé les mots justes. Elle savait ce qu’elle allait dire au conseil.
— Merci, souffla-t-elle. Nous en avons fini.
— Je m’attendais à ce que cela dure plus longtemps. Enfin soit ! As-tu déjà visité New York de nuit ?
— Non jamais. Je crains de n’être pas follement intéressée par ce genre d’occupation.
— Eh bien ce sera le prix à payer pour le dérangement, plaisanta-t-il. On ne fait pas venir un vieillard aussi tard dans la nuit pour seulement cinq minutes en restant si avare en explications. Nous partirons quand la pluie se sera calmée.

Ils passèrent une bonne partie de la nuit à se remémorer le passé. Carlie parvint presque à y prendre plaisir. Puis elle revint à son hôtel où elle resta toute la journée suivante, travaillant sur le dossier qu’on lui avait remis, reprenant soigneusement calculs et estimations.
Elle n’était pas arrivée en retard. Lorsque cela arrivait, ce n’était jamais intentionnel, et rien n’était venu contrecarrer sa ponctualité cette fois-ci. Faisant face au conseil, elle attendit poliment qu’on l’invite à s’exprimer.
— J’espère que la lecture que nous vous avons fourni a été instructive.
— Très...
— Fort bien, alors qu’en dites vous ?
— Simplement que c’est de la folie !
Une rumeur parcourut la tablée de conseillers. Elle reprit avant que cela ne cesse.
— J’ai pris connaissance du dossier en entier, et je me vois obligée de refuser votre offre, qui est totalement loufoque.
— C’est impossible, les meilleurs esprits du monde scientifique ont contribué à ce projet, et pour l’instant il ne s’agit que d’estimations préparatoires. Je vous sais brillante, mais comment pouvez vous affirmer avec un tel aplomb que nous faisons fausse route ?
— C’est exactement le terme que je voulais employer. Vous faites fausse route. Je n’ai pas dit que c’était irréalisable, tout ce que j’ai vu me parait, dans l’ensemble, véridique et construit. En effet, votre idée n’est pas un rêve et parait faisable. Mais être visionnaire rend souvent aveugle. J’ai refait un certain nombre de calculs. Avez vous envisagé la possibilité d’envoyer moins de vaisseaux ?
— Nous avons déterminé le nombre de vaisseaux en fonction des chances de réussite. Plusieurs experts se sont penchés sur la question.
— Je l’ai vu, pourtant d’après mes calculs, avec moitié moins, nous aurions encore des chances très raisonnables de succès.
— Admettons, mais quel intérêt ? Vous l’avez vous-même constaté, nous avons les ressources nécessaires pour vingt vaisseaux.
— Cela me parait tomber sous le sens : pour sauver la planète qui vous a donné naissance. Depuis de nombreuses générations, nous la torturons au lieu de la chérir et d’en prendre soin. Vouloir déplacer une partie de l’Humanité n’a pas grand intérêt si nous ne sommes pas capable de prendre soin de notre habitat. Les météorites que vous utilisez comme prétexte restent une probabilité si infime qu’on peut la considérer nulle. En revanche vous risqueriez de recréer les conditions qui ont déjà failli mettre fin à notre civilisation dans les années 2080. Nous avons échappé de peu au désastre en réussissant à stabiliser durant plusieurs décennies notre niveau de pollution, en réduisant les inégalités, et la chute démographique nous a permis de survivre, mais c’est encore tout récent ! Il est fort possible que ça se produise encore : l’Humanité non plus n’est pas guérie de toutes ses blessures et tant que nous n’aurons pas pris des mesures pour retrouver avec la planète un équilibre digne de ce nom, nous resterons la cause la plus probable de l’extinction de notre propre espèce. Bien devant celle d’un hypothétique météore quittant la ceinture de Kuiper pour venir nous percuter ! Aussi je me vois dans l’obligation de refuser votre offre.
Elle se leva et s’apprêta à partir.
— C’est très décevant, fit le Président du Conseil.
— C’est aussi ce que j’ai pensé en lisant le dossier, répondit-elle.
On ne la retint pas. Elle quitta la salle de conférence l’esprit tranquille. Jamais elle ne se serait fourvoyée en acceptant un projet allant à l’encontre de ses idéaux.

Deux jours plus tard, elle se retrouvait parmi ses collègues à Mumbai. Elle ne pensait déjà plus au conseil planétaire et à leurs rêves démesurés. Quand elle reçut un appel de New York, elle s’attendait à devoir argumenter encore son refus. Elle entra dans la cabine de communication, et vit son ancien professeur sur l’écran.
— Tu dois accepter, fit-il sans détour.
— Le conseil t’as demandé de me convaincre ?
— Ils ont dit persuader, mais en somme, oui.
— Et avec quels arguments ?
— Ceux que tu as avancé. Ils ont revu leur position d’après ce que tu leur as dit, et s’ils ne s’attendaient pas à devoir prendre une décision aussi radicale, tu leur a montré que tu correspondait exactement à ce qu’ils attendaient d’un chef de projet, comme je te l’avais déjà soufflé dans ce petit diner. Aussi ont-ils décidé de réduire le nombre de vaisseaux. Douze serait un nombre tout à fait acceptable. Ce n’est pas exactement ce que tu avais demandé, mais si tu acceptais de reconsidérer ta décision en prenant ces nouveaux faits en compte, ce serait une bonne chose pour nous tous je pense.
— Et les ressources alors économisées seraient destinées à rendre à la Terre sa jeunesse d’antan ?
— C’est bien les conditions que tu as énoncé lors de la négociation, n’est-ce pas ?
— Je ne négociais pas, j’argumentais mon refus.
— Ce qui ne fait guère de différence pour toi. Réfléchis encore un peu. Nous perdrions beaucoup si nous ne t’avions pas à nos côtés.
— Je suppose que tu as un nouveau dossier revoyant en détail les nouveaux calculs ?
— Je te l’ai envoyé juste avant d’appeler.

Trois ans plus tard, les installations lunaires qui permettraient le chantier le plus important jamais entrepris, furent enfin terminées. Il faudrait encore compter des décennies avant de voir se dresser en leur sein les douze vaisseaux qui seraient construits.
Malheureusement Carlie Koïann’ mourût dans un accident seulement quelques années après le début de l’assemblage et ne vit jamais s’ériger ceux qu’elle avait nommé les Titans. Ni tous les efforts finalement entrepris par le Conseil Planétaire afin de réparer les erreurs du passé, et tenter de guérir la Terre des maux que leurs semblables lui avaient infligé ces derniers siècles.





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