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Arrêt fatal


Auteur : DELAMARE Renaud

Style : Horreur




Dehors, les zombis avaient envahi les rues et s'étaient à présent aventurés sur les voies ferrées.
J'étais dans le train et je les voyais déambuler, titubant et vacillant entre les rails.
Plusieurs se prenaient les pieds dans les traverses et finissaient par tomber mais c'était loin d'être drôle car ils se relevaient plus énervés qu'avant.

Et pour je ne sais quelle raison, le train se mit à ralentir. Dangereusement.
Les zombis nous virent, nous, des dizaines de visages livides et décomposés par la peur, plaqués contre les grandes vitres de la voiture.
Nous les regardions et eux, ils nous regardaient. Etrange duel.

Le train ralentit encore. Je priais pour qu'il ne s'arrête pas en pleine voie.
Mais il le fit quand même.
Il freina, tangua d'avant en arrière puis se stabilisa.

Les zombis s'approchèrent en gémissant et bavant monstrueusement.
Leurs démarches étaient nonchalantes, désordonnées et saccadées.

Ils étaient là, contre les vitres, scrutant l'intérieur des voitures. Sur toute la longueur du train.
En ce moment, j'en avais un, juste à mon niveau, qui semblait lire ce que j'écrivais sur mon calepin.
Apparemment, ça lui plaisait vu qu'il se mit à pousser un son guttural, se rapprochant à un rire. Puis il partit vers l'avant, rejoindre ses semblables.

Je me répétais des milliers de fois, pour me rassurer, que les portes étaient fermées et bloquées par un système pneumatique. Nous étions donc en sécurité.
Les zombis étaient incroyablement patients et calmes. Ils allaient et venaient autour du train, finissant par l'encercler. Ils devaient être une centaine.
Ils semblaient attendre le bon moment pour nous attaquer, tel des fauves épiant une gazelle dans la jungle.

Puis une femme imposante et laide craqua et traversa le wagon à toute allure. Elle passa à côté de moi en hurlant, traînant derrière elle une sale odeur de gibiers faisandés. Sans doute que les larges auréoles brunes en dessous des bras en étaient pour quelque chose.
Elle marmonnait en lâchant des postillons qu'elle étouffait et ne supportait plus cette attente.
Là-dessus, je la comprenais bien qu'elle soit atrocement repoussante.
Le conducteur n'avait effectivement pas donné signe de vie depuis l'arrêt du train.
Puis l'hystérique essaya d'ouvrir les portes, en y mettant tout son poids. Au bas mot, un bon quintal !
Le Plexiglas des vitres reçut une sacrée onde de choc. Ce bovin allait tout casser !
Quelques voyageurs tentèrent de la maîtriser et de la calmer, en vain.

Puis un cliquetis tout de suite reconnaissable. Un courant d'air sur la nuque.

Et des gémissements glauques de plus en plus forts…





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