Par amour



Nouvelle écrite par Denis LEMAIRE dans le style Morale



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Sylvie est une jeune fille du village, elle a 19 ans et est assez jolie, en plus elle n’est pas tellement à cheval sur ce qui est de la bonne conduite, elle vit comme une sauvageonne n’ayant peur de rien et de personne.
C’est ainsi que très souvent en été, elle va se baigner dans un petit lac assez isolé mais qui est connu de tous les habitants du village et des alentours.
Sans se soucier si quelqu’un peu la voir, elle se baigne toujours complètement nue, il faut dire à sa décharge que aux heures où elle fait trempette, les fermiers sont occupés et les jeunes sont à l’école, donc pas de panique.

Non loin du lac, un groupe de louveteaux campe, le chef de groupe est un jeune homme de 22 ans, prénommé Léon.
Comme il fait beau et bien ensoleillé, Léon à décidé de partir en randonnée dans les environs et ainsi admirer la nature si belle en plein été.
De son côté, Sylvie qui comme à son habitude se rend au lac pour y faire trempette, car le soleil tape dur en ce bel après midi, elle enlève donc le peu qu’elle a sur elle, c'est-à-dire sa robe légère et sa petite culotte et entre dans l’eau.
L’eau est délicieusement bonne comme température, elle s’y prélasse sans se soucier de rien, mais un orage se prépare, le ciel s’assombrit et le vent devient plus fort.
Le vent devient si fort par moment que ses vêtements s’envolent et se font transporter par le vent dans la nature, elle ne s’est aperçu de rien, ce n’est que lorsque la pluie commence à tomber et qu’elle veut rentrer en hâte chez elle, qu’elle revient vers la berge et ne voit plus ses effets.
Elle est quelque peu paniquée, je ne vais pas tout de même courir toute nue à travers le village, comment faire ?
Tandis qu’elle s’interroge, elle aperçoit des jeunes louveteaux s’approcher, ils sont pressés, pris sous l’orage, ils ne désirent qu’une chose rentrer au camp et s’abriter sous les tentes.
Elle crie "aidez moi s’il vous plait", mais les enfants continuent, sauf le chef, qui directement siffle et les jeunes s’arrêtent.
- Que se passe-t-il mademoiselle ?
- Le vent a emporté mes vêtements et je suis nue
- Vers où?
- Je n’en sais rien du tout, mais je n’ose pas sortir ainsi hors de l’eau
- Venez les jeunes, écoutez moi bien, malgré la pluie il faut aider cette demoiselle, alors vous dispersez et vous chercher ses vêtements, d’accord ?
En chœur, ils répondent, oui chef.
Alors que les louveteaux cherchent, Léon enlève d’abord son foulard, ensuite sa chemise, il tend le foulard à Sylvie, qui ne comprend pas.
- Mettez ce foulard sur votre poitrine
Elle comprend enfin, alors elle ajuste le foulard de manière à pouvoir cacher sa poitrine et le nouer
- A présent, sortez en partie de l’eau et mettez la chemise, je crois qu’elle est longue assez pour couvrir votre intimité
Elle s’exécute, enfin elle sort complètement hors de l’eau, pendant ce temps les louveteaux continuent leur recherche.

Enfin ils reviennent, la robe légère de Sylvie a été retrouvée, ainsi que sa petite culotte, qui bien entendu a été l’objet de remarques des jeunes garçons, c’est d’ailleurs sur la tête de l’un d’eux qu’elle a été placée pour venir rejoindre le chef de groupe.
Bien entendu, il se fait enguirlander par Léon.
Dès qu’ils ont rendu les effets à Sylvie, Léon les renvoie au camp pour aller se sécher et mettre des effets secs.
Les jeunes garçons partis, Léon demande à Sylvie de se revêtir, il lui tourne le dos, ceci afin qu’elle puisse enfiler ses effets tout trempés mais il doit récupérer lui aussi ses affaires.
Avec sa robe trempée qui lui colle à la peau, Sylvie est vraiment très jolie se dit Léon, sa poitrine est parfaite en plus avec le froid ses tétons pointent fort.
Sylvie remercie Léon de l’avoir aidée car sans lui elle se demandait comment pouvoir rentrer chez elle.
Léon qui est toujours le torse nu, torse qui semble taillé dans le marbre, Sylvie l’a bien remarqué, aussi elle lui dit en souriant qu’il ferait bien lui aussi comme ses louveteaux d’aller se sécher et mettre des effets secs.

Chacun part de son côté, Lorsque Léon arrive au camp, il n’y a presque plus de feu, alors il s’empresse de faire en sorte de le faire reprendre.
La pluie cesse enfin, alors les garçons sortent des tentes, voyant leur chef réactiver le feu, sans rien dire trois des leurs s’en vont chercher du bois mort pour le feu de camp du soir.
Enfin Léon peut aller se sécher et se changer, il entre dans sa tente, les jeunes ont déjà repris leurs jeux, les entendant jouer, Léon sort et leur demande d’aller chercher leurs effets trempés pour les mettre sécher.
Avec le grand soleil revenu, les vêtements seront bien vite secs, le feu a repris vigueur et les courageux reviennent les bras chargés de branches, alors ils découpent tout en morceaux de la longueur convenant pour le feu de camp.

Le soir, le groupe s’installe autour du feu de camp, les chants se succèdent, la bonne humeur règne toute la soirée, vers 22 heures, Léon annonce qu’il est l’heure d’aller se coucher, les jeunes s’exécutent.
Léon fait en sorte que le feu ne soit plus trop fort, alors qu’il se dirige vers sa tente, qu’elle n’est pas sa surprise de voir une silhouette de femme dans la pénombre, heureusement la nuit est assez claire, c’est ainsi qu’il reconnait Sylvie.
- Que faites-vous ici à cette heure ?
- Je voulais d’abord savoir où vous étiez ensuite vous voir
- Bon, pourquoi ?
- Question idiote non ?
- Pas du tout, me voir dites-vous
- Absolument, mais vous vouliez aller dormir ?
- J’allais d’abord voir si les jeunes dorment
- Je vous attends à côté du feu
- J’arrive

Léon revient de suite, il a pris soin de prendre une couverture, il s’assied à côté de Sylvie et il met la couverture sur leurs épaules, Sylvie se colle à lui, car elle est peu vêtue et le froid de la nuit se fait sentir.
Ils font enfin connaissance, d’abord les présentations sont faites, ensuite ils parlent un de tout et de rien, des gens du village qui n’aiment pas trop Sylvie parce qu’elle est un peu trop sauvage et libre à leurs yeux.
Léon la laisse raconter, elle se conduit comme si elle le connaissait depuis longtemps, elle lui raconte quelques anecdotes.
Elle a tant parlé qu’ils n’ont pas vu l’heure passer, il faut donc qu’elle rentre chez elle.
Léon a depuis un certain temps une envie folle de l’embrasser, alors qu’ils sont debout et que Sylvie veut s’en aller, il l’attire à lui et l’embrasse, elle répond à son baiser, puis lui dit.
- Tu as mis longtemps pour faire ça
- Je sais, mais j’en avais envie dès que je t’ai vue hors de l’eau avec ta robe trempée qui te collait au corps.
- Alors recommence, moi aussi j’en avais envie
- Tu veux que demain ont se retrouve près du lac ?
- Oui, j’y serais vers les quatorze heures, ça va ?
- J’enverrais les jeunes cherché du bois pour le feu du soir
- Alors à demain
Sur un dernier baiser, ils se quittent enfin, Sylvie pour rentrer chez elle, Léon dans la tente.

Comme prévu, le lendemain, Léon envoie les louveteaux chercher du bois mort, et il leur donne ensuite des instructions pour préparer le jeu de la soirée, quand à lui, il se rend au bord du lac.
Sylvie est là, assise sur une grosse pierre, elle est toujours habillée, Léon est un peu déçu, il aurait préféré qu’elle se trouve dans l’eau comme la veille, c'est-à-dire nue.
Dès qu’elle le voit, elle se lève et lui fait un grand signe de la main.
Ils s’embrassent, heureux de se retrouver surtout à la lumière du soleil.
- Il y a longtemps que tu attends ? Demande Léon
- Non, à peine cinq minutes
- Tu vas bien depuis hier ? tes parents n’ont rien dit que tu rentrais si tard ?
- Non, ils dormaient déjà tous les deux
- Tu ne te baignes pas aujourd’hui ?
- Si, mais je t’attendais, si tu veux on y va
- OK

Nouvelle déception pour Léon, cette fois elle reste en bikini.
Il se déshabille et reste en maillot, puis entre dans l’eau du lac, elle est délicieuse, alors comme des gosses ils s’amusent à se taquiner dans l’eau et à s’embrasser à tous moments.
Pourtant ce flirt ne va pas pouvoir durer bien longtemps, en effet, le camp se termine dans deux jours, le groupe doit laisser place à un autre groupe, à ce sujet Léon se demande comment Sylvie va prendre la chose.
Il faudra pourtant bien qu’il le lui dise, mais il attend, Sylvie est tellement charmante, riante et pleine de vie qu’il continue ce flirt de quelques jours.
Arrive la veille du départ, Léon doit s’occuper de faire en sorte que le camp soit en parfait état pour recevoir le groupe suivant, il l’explique à Sylvie, elle semble comprendre mais lui demande tout de même qu’il se retrouve avant le départ, ce que Léon lui promet.
La rencontre se fait comme promis, Sylvie est en larmes lorsqu’il la rejoint, il ne peut s’empêcher d’avoir lui aussi de la peine.
Sylvie lui demande
- Tu penses revenir quand ?
- Tu veux que je revienne ?
- Oui, même si ce n’est que le dimanche, mais je veux continuer à te voir
- Alors je reviendrai car j’en ai envie moi aussi
- Je suis tombée amoureuse de toi dès le premier jour, j’espère que tu tiendras parole
- Je te le promets, j’aimerais bien pouvoir passer tous les WE avec toi, mais je ne vais pas emporter chaque fois ma petite tente, en plus lorsqu’il va faire plus froid cela ne pourra se faire
- Grand sot, j’en ai parlé avec mes parents, ils sont d’accord que tu viennes tous les WE à la maison.
- Je t’aime moi aussi, alors si tu le veux bien je viendrai tous les samedis
- Je t’aime Léon et c’est avec toi que je veux faire ma vie
- Comment veux-tu après ce que tu me dis que je ne veuille pas venir car je le veux moi aussi
Il n’y a donc pas d’adieu, mais bien un au revoir et à dimanche, du moins pour cette fois.

Ensemble ils se rendent chez les parents de Sylvie, Léon est reçu par la maman, femme encore très belle, souriante qui directement dit à sa fille, qu’elle a bien choisi son amoureux.
- Bienvenue chez nous, puisque ma fille vous a choisi, vous pouvez sans problème venir tous les WE
- Vous êtes très gentille madame, j’accepte car je crois bien que j’aime vraiment Sylvie
- Vous n’en êtes pas encore certain ?
- C’est très rapide, mais d’ici peu je pense que je vous demanderai pour l’épouser
- Voila qui est mieux, alors je vous souhaite à tous deux que vous vous aimiez pour la vie
- Merci madame
Il ne reste plus à Léon que de faire la connaissance du père de Sylvie, mais il lui faudra attendre dimanche, car comme il est agriculteur il a beaucoup de travail à cette période de l’année.
Après un dernier baiser, Léon retourne au camp et avec la petite troupe, il se dirige vers la gare la plus proche.

Comme promis, le lendemain dimanche matin, Léon arrive chez Sylvie, il n’est pas encore dix heures mais elle l’attendait un peu anxieuse, elle se demandait s’il viendrait vraiment.
Il est bien arrivé, elle lui saute au cou pour l’embrasser, elle est heureuse, Léon est un peu surpris de cet accueil, mais il en est également heureux.
Enfin il est présenté au père de Sylvie, homme très sympathique et souriant, il lui souhaite la bienvenue et ajoute qu’il est heureux pour sa fille chérie.
Cependant il y a une ombre au tableau, agriculteur, le père de Sylvie aurait préféré que da fille choisisse un jeune homme de la campagne et non un de la ville, car il pensait pouvoir de cette manière avoir de l’aide pour l’exploitation de sa ferme.
Faisant toutefois preuve d’amour pour sa fille il n’en parle à personne, du moins dans le présent, il se dit qu’il aura bien le temps de discuter de cela avec Léon plus tard.

Le temps passe, déjà l’hiver, les travaux des champs sont à l’arrêt, mais il reste néanmoins beaucoup de travail à s’occuper du bétail.
Un samedi soir, alors que dehors il neige à gros flocons, ils passent la soirée devant la télévision, pas bien gai pour les deux tourtereaux, en plus, rien de bien à la télé, alors le papa demande à Léon ses intentions vis-à-vis de sa fille.
Léon ne comprends pas très bien cette question, alors il demande
- Pourquoi me demandez-vous cela ? je pense que dans un futur plus ou moins rapproché vous faire ma demande de mariage.
- Bien, j’ai mal posé ma question, voyez-vous j’avais toujours espéré que Sylvie épouse un homme qui connait l’agriculture, ceci afin de poursuivre mon exploitation.
- Je suis désolé alors de vous décevoir, cependant rien n’est perdu, si vous voulez bien m’apprendre, je n’ai aucune raison de ne pas faire cet apprentissage et voir si cela me convient.
- Vous feriez cela ?
- Absolument, mais je ne suis plus seul à décider, Sylvie a aussi son mot à dire.
- Comment ça ?
- Il faut voir si elle cela l’intéresse de rester ici ou de vivre à la ville, pour moi je viens de vous le dire, je donnerai ma réponse plus tard après avoir vu et compris le métier.
- Bien, alors je vais attendre.
- Je vais en discuter avec Sylvie, c’est promis
- Merci Léon

Léon se demande si il doit en parler de suite à Sylvie, pourquoi ne pas faire comme si il voulait aider ses parents les WE, c’est ce qu’il décide.
Il décide de faire cela donc, il sait pourquoi, en effet voila déjà plusieurs mois qu’ils se voient régulièrement et qu’ils passent de longues heures seuls, souvent même dans la chambre de Sylvie et si elle n’a aucune gêne à se mettre nue devant lui, jamais elle ne veut aller au delà des caresses, ce qui l’énerve au plus haut point car il aimerait conclure.
Sylvie qui a décidé de rester vierge jusqu’au mariage tient bon malgré tous les essais de Léon, il peut faire ce qu’il veut avec elle sauf la pénétrer.
Comme promis, le WE suivant, Léon arrive tôt, il est à peine 6 heures du matin, pourtant il y a déjà une belle activité dans les étables, il monte dans la chambre et il se change.
Il va retrouver le père de Sylvie, ce dernier est surpris de le voir si tôt, mais souriant il lui dit
- Bonjour Léon, je vois que tu es de parole, alors je vais commencer ton apprentissage
- Je suis ici pour cela

C’est ainsi que au fil des WE et des congés, Léon se montre un élève attentif, au grand contentement du paternel.
Le printemps est là, c’est déjà un tout autre boulot, puis l’été où tout change à nouveau, que se soit le samedi ou le dimanche il faut travailler et sans compter ses peines.
Cela fait déjà pas mal de temps que Léon en a assez de ce travail, pour lui c’est un métier qui ne lui convient pas du tout, beaucoup trop de contraintes, en plus de cela, Sylvie refuse toujours d’avoir des rapports avec lui.
Un samedi soir, complètement cassé par le travail, Léon se couche et espère récupérer car le lendemain il faut remettre ça.
Alors qu’il dort profondément il est réveillé par Sylvie qui s’est glissée nue à ses côtés sous la couette et lui caresse le pénis, il la repousse.
- Tu ne veux pas ?
- Non, laisse-moi dormir je suis crevé, de plus si ce n’est que pour des caresses, tu peux aller te les faire toute seule, y en a marre, point barre
Surprise et vexée, elle quitte le lit et retourne dans sa chambre.

Le lendemain, l’ambiance est plutôt glaciale entre leur deux, pas de bécots à tout moment, juste parler pour le travail.
Après avoir déjeuné, comme d’habitude chacun fait une petite sieste, Sylvie en profite pour interroger Léon.
- Tu es fâché contre moi ?
- Non, mais j’en ai assez, tu te refuse depuis beaucoup trop longtemps
- Je t’ai dit pourquoi
- Je m’en fous de cette raison, en plus j’en ai assez de me crever ici pour faire plaisir à tes parents.
- Si je comprends bien, tu veux absolument faire l’amour
- Dans un sens oui, mais je pense que jamais ne serais agriculteur, alors !
- Je t’aime de tout mon cœur mon chéri, mais je le suis fait cette promesse et je veux m’y tenir
- Tu as beau dire que tu m’aimes, mais je ne suis pas prêt à attendre la fin des temps pour enfin consommer notre amour
- Il y a une solution cependant
- Je sais, nous marier et vivre ici dans la ferme
- Je croyais que tu étais d’accord avec mon père
- Je lui avais promis de faire l’essai, je l’ai fait, mais je ne suis pas fait pour ce métier, je préfère de loin le mien, en plus j’ai ma paye, ici rien du tout ni maintenant ni après
- Donc tu ne veux pas m’épouser
- Dans ce contexte, c’est non
Sylvie le quitte en pleurant, mais il tient bon.

En soirée, Léon rassemble ses effets personnels, puis il porte le tout dans sa voiture, la maman de Sylvie le voit, elle se demande pourquoi.
Léon quitte la ferme sans dire au revoir à personne, il espère en faisant cela que Sylvie l’appelle et change d’avis.
Mais ils sont aussi têtus tous les deux, c’est ainsi que pendant trois longues semaines ils n’ont aucun contact.

C’est le papa de Sylvie qui téléphone à Léon, il lui demande le pourquoi de sa fuite et de son silence, en lui expliquant le chagrin de sa fille.
Léon lui répond, qu’il n’est pas fait pour être agriculteur, qu’il continue sa profession et que si Sylvie veut de lui, elle doit accepter de venir vivre en ville, à ce moment là il réévaluera la situation, sur ce il raccroche.
Sylvie mise au courant par son père, décide de lui écrire une longue lettre, lui expliquant que son amour pour lui est plus grand que tout le reste et qu’elle est d’accord de vivre avec lui en ville er que en plus elle est d’accord de faire ce qu’il lui demande depuis si longtemps.
Ensuite elle le supplie de venir la trouver pour se mettre d’accord, car elle espère qu’il l’aime comme il le lui a si souvent dit.
Ensuite Sylvie en parle avec ses parents, si Léon lui revient elle quittera la ferme pour vivre avec lui, c’est la mort dans l’âme que les parents acceptent.
Léon va encore réfléchir pendant plus d’une quinzaine, certes il aime Sylvie, il y pense sans cesse, mais il ne veut pas non plus la forcer.

Le dimanche suivant, il prend sa voiture et se rend chez Sylvie, bien décidé à mettre les choses au point.
Lorsqu’il arrive, il trouve porte close, il regarde sa montre, il comprend qu’ils sont partis à l’église, alors il remonte dans sa voiture et se rend sur le parvis de l’église et il attend.
Enfin les gens sortent de l’église, Léon voit Sylvie, son père et sa mère, alors il sort de la voiture et se montre, le voyant le visage de Sylvie s’éclaire et elle court vers lui, lui saute au cou et l’embrasse longuement.
- Mon amour te voila enfin près de moi
- Sylvie je t’aime tant
- Et moi je ne peux pas vivre sans toi
- Viens nous allons aller au lac pour être tranquille et parler pour se mettre d’accord une fois pour toute.
- Tu as raison mon amour

Léon explique à Sylvie qu’il lui est très difficile de devenir agriculteur, c’est un travail qui exige d’être à tout moment sur place, jamais de vacances, en plus il n’y a pas de lieu pour se distraire, seul un petit cinéma, ou alors il faut se rendre à plusieurs kilomètres.
Sylvie le comprend, alors elle lui propose si bien entendu il est d’accord, d’aller vivre avec lui en ville, ainsi il conservera son emploi et elle, elle fera ainsi connaissance de la vie citadine.
Léon lui rétorque que pour ce faire il faut l’accord de ses parents, ensuite il faut qu’elle accepte de vivre comme un couple marié, du moins dans un premier temps, si cela marche entre eux, alors ce sera le mariage.
Sylvie heureuse l’embrasse en lui promettant de tout faire pour qu’ils soient heureux ensemble.
Tout semble donc aller pour le mieux, il reste l’accord des parents de Sylvie.
Il ne faut pas longtemps à Sylvie pour avoir l’accord de ses parents, ils lui demandent simplement de ne pas les oubliér.
Le soir lorsque tous les quatre se souhaitent une bonne nuit, c’est dans la chambre de Léon que Sylvie se rend, d’abord elle l’embrasse
- Voila mon cœur, je suis prête à devenir ta femme
- Tu es sincère ?
- Oui, je te demande seulement de ne pas me faire mal, c’est la toute première fois tu sais
- D’accord, alors n’attendons pas
Tout se passe à merveille, à tel point que Sylvie en redemande, car pour elle contrairement à ce qu’elle craignait se fut merveilleux.

Le lendemain, c’est le cœur gros qu’aussi bien Sylvie que ses parents se disent au revoir.
Arrivée dans l’appartement de Léon, Sylvie est surprise de voir l’état de propreté et d’ordre qui y règne, elle le lui dit d’ailleurs et demande
- Tes parents ne sont pas là ?
- Mes parents sont décédés il y a trois ans dans un accident de voiture
- Tu ne m’en a jamais parlé
- A quoi bon, je vis ici depuis ma naissance, comme je suis fils unique, j’ai hérité de l’appartement et du reste
- Excuse-moi
- De rien ma chérie

Ce nouveau bonheur ne va cependant pas durer fort longtemps, non pas qu’ils soient en désaccord, bien au contraire, mais le papa de Sylvie vient de faire une crise cardiovasculaire et est paralysé du côté droit.
Directement ils se rendent à l’hôpital ou il est hospitalisé, ensuite ils se rendent auprès de la maman qui est bien occupée, se trouvant seule pour effectuer le travail.
N’écoutant que son cœur, Léon décide de rester et de s’installer à la ferme et ainsi faire le boulot nécessaire.
L’état de papa de Sylvie n’évoluant guère, Léon est bien obligé de démissionner de son poste et d’aménager chez Sylvie.

C’est dans la plus stricte intimité que le mariage se fait, Sylvie qui avait toujours espéré un beau mariage n’en est cependant pas déçue, au contraire elle est vraiment heureuse que Léon ait pris la décision de s’occuper de la ferme, ce qu’il fait très bien d’ailleurs.
Quand le père rentre enfin, mais se déplaçant toujours avec beaucoup de difficultés, il est ravi de constater que tout va pour le mieux.
Deux mois plus tard, Albert, le papa de Sylvie a de nouveau une attaque, mais hélas de cette dernière il ne se relèvera pas, car il décède peu après.
Il faut à présent que Léon prenne une décision définitive, soit Jeanne la maman et Sylvie décident de tout vendre et habiter chez lui, ou alors il démissionne et s’occupe de la ferme.

Après l’enterrement, Léon laisse passe quelques jours, puis pose la question, les femmes sans vraiment le dire, veulent rester à la ferme, du moins c’est ce que Léon comprend, alors c’est lui qui va rester.
Dix ans plus tard, la famille s’est agrandie de deux superbes enfants, une fille l’aînée et un garçon, avec l’argent de la vente de son appartement, Léon a investi dans du nouveau matériel agricole, puis petit à petit a augmenté le cheptel ainsi que les terres, il est ainsi devenu le plus gros agriculteur du village.
Pour pouvoir effectuer tous les travaux il a engagé du personnel, si même il continue à mettre la main à la pâte, il gère son affaire comme un patron d’entreprise.
Jamais Léon n’a regretté d’être resté et de devenir agriculteur, avec Sylvie, ses enfants et sa belle mère, ils vivent tous les cinq dans le bonheur le plus complet.

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