Rencontre sur la plage



Nouvelle écrite par Denis LEMAIRE dans le style Morale



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C'est l'été, il fait plein soleil et sur la plage d'Ostende il y de nombreux vacanciers qui se dorent sous ce soleil de plomb, nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui fréquemment entrent faire trempette dans l'eau relativement calme.
Comme beaucoup de femmes jeunes et moins jeunes, Karen est en topless, et à comme tout vêtement un string riquiqui, elle est brune et toute bronzée, pas de marque de bretelles de soutien-gorge, ni de slip, en plus elle a un corps superbe à faire se fendiller les plus belles statues de marbre.
Avec les longs cheveux bruns en queue de cheval elle est occupée à s'enduire de crème solaire, quand soudain un ballon de cuir, venu, elle ne sait d'où, la frappe dans le dos, elle se dresse furieuse et regarde après l'auteur de se lancer de ballon.

Il y a à quelques mètres d'elle un petit groupe de jeunes gens d'environ 18-20 ans, qui se regardent, et qui regarde Karen, pas un n'ose venir à elle pour s'excuser, alors elle prend le ballon en main et se dirige vers eux.
— Alors bande de minables, vous ne savez pas faire attention
Malgré leur bronzage, les garçons sont rougissants, ce n'est pas spécialement de honte, mais bien de voir cette beauté tous seins dehors et dressés, aux courbes superbes qui les apostrophe.
Le plus courageux s'avance vers elle
— Excusez-nous mademoiselle
— D'accord, mais à une condition, allez jouer plus loin ou alors de façon à ne taper ce foutu ballon tout dur sur quelqu'un
— Encore toutes nos excuses mademoiselle, vous voulez bien me rendre le ballon, s'il vous plaît
D'un geste brusque, Karen lui lance le ballon en plein estomac, le pauvre jeune homme ne s'attendant pas à cela en est totalement suffoqué, il tombe à genoux, essayant de reprendre son souffle, voyant ça, Karen s'agenouille à côté de lui et lui demande
— Ca va aller, veuillez m'excuser de vous avoir lancer le ballon si brutalement, mais j'étais en colère
Toujours essayant de respirer normalement, le garçon essaye de répondre
— Ce n'est rien, mais pourquoi aussi fort ?
— Je vous demande pardon, je vais appeler un médecin
— Non, merci, ça va

Karen est enfin calmée, le jeune homme s'est remis debout, il a néanmoins un rond rouge au creux de l'estomac, elle s'écarte alors et retourne sur s'asseoir sur sa serviette et recommence à s'enduire de crème solaire, mais étant seule, elle à des difficultés à s'enduire le dos de manière convenable, la voyant se contorsionner pour arriver à le faire, le jeune homme qui auparavant a été son souffre douleur, s'avance vers elle
— Mademoiselle, puis-je vous aider
Elle le regarde enfin avec des autres yeux, que ceux de la colère, c'est qu'il est mignon le bougre, se dit-elle, alors souriante elle lui demande
— Si vous voulez bien m'enduire le dos, vous seriez gentil
— Avec grand plaisir, mademoiselle
Et il se met à l'ouvrage, doucement, délicatement, il lui enduit le dos et les épaules puis le dessus des bras, elle se couche sur le ventre, alors il continue son travail, malgré qu'elle ait déjà enduit les autres parties de son corps, lui, de nouveau remet de l'huile solaire sur les fesses superbement rebondies, sur les cuisses légèrement entrouvertes, bref toutes les parties de chair visible sont délicatement enduites, sans qu'elle ait fait le moindre geste de recul.
Elle se retourne sur le dos, regarde une nouvelle fois le jeune homme, elle voit qu'il a les yeux qui brillent, son regard descend sur l'endroit où, il y a à peine quelques minutes, la marque rouge faite par le ballon était visible, il n'y a plus rien, par contre lorsque son regard descend plus bas, elle voit un fort rebondissement dans le slip du garçon, alors elle lui sourit, tout en pensant « il bande le cochon »
Karen ouvre son petit frigo portable, en sort deux canettes de coca, en tend une au jeune homme, il la remercie
— Si nous faisions les présentations ?
— C'est vrai, je m'appelle Willy, je suis ravi d'avoir fait votre connaissance, quand bien même cela c'est fait dans des circonstances peu favorables
— Moi, c'est Karen, excusez-moi tout d'abord pour la colère de tout à l'heure, ensuite merci pour l'aide apportée en ce qui concerne la protection solaire, puis laissez-moi vous dire que je suis réellement enchantée de vous avoir rencontré et fait votre connaissance
La conversation s'engage, puis ils vont se baigner ensemble, s'enduisent mutuellement de crème solaire, etc.
C'est ensemble qu'ils quittent la plage, non sans avoir pris rendez-vous pour la soirée.

Ils se retrouvent à 20 heures dans le Luna-Park, après quelques parties de flipper, ils sortent et se rendent dans un petit café qui se trouve non pas en bord de mer mais dans la ville même, aucun des deux ne parlent le Néerlandais, ils n'ont cependant aucun problème pour communiquer avec la patronne, la soirée se passe très bien, Willy a bien soin de ne pas se montrer dragueur, ce n'est pas l'envie qui lui manque pourtant, cette fille lui plaît énormément, mais pas de brusquerie, il veut la conquérir sans brusquer les choses.
Gentiment, Willy reconduit Karen à son hôtel.
— Je vous retrouve demain à la plage ? demande Willy
— D'accord, disons vers les 15 heures, au même endroit qu'aujourd'hui
— Ok, alors à demain, j'espère que vous avez passé une bonne soirée ?
Il lui tend la main droite, elle lui tend la sienne, c'est elle qui serre le plus fort, Willy retire sa main, c'est alors que Karen sans aucune hésitation l'embrasse sur la joue, comme à un ami, Willy est aux anges.
— A demain 15 heures, bonne nuit Karen
— Bonne nuit également Willy

Aussi bien pour Willy que pour Karen, le sommeil tarde à venir, lui, voit constamment le visage de Karen lorsqu'il ferme les yeux, elle de son côté c'est exactement la même chose, ils se plaisent c'est tout à fait exact.
Fini pour Willy les jeux de plages avec les autres garçons, il pense désormais à toute autre chose.
Le lendemain, comme convenu, ils se retrouvent sur la plage, de suite Willy l'embrasse amicalement sur la joue, puis lui demande
— Je vous enduis de crème solaire ?
— D'accord, faisons ça ensemble
Et de concert, ils s'enduisent mutuellement, puis ils se dorent au soleil, soudain Karen se lève, attrape Willy par la main et l'entraîne à la mer, ils jouent d'abord à se jeter de l'eau l'un après l'autre, puis les jeux changent à se bousculer et faire tomber l'un ou l'autre dans l'eau, ainsi ils sont beaucoup plus proche, à tel enseigne qu'ils se font face et corps contre corps, alors n'y tenant plus et au risque de se faire éconduire, Willy serre Karen dans ses bras et l'embrasse sur la bouche, directement elle entrouvre les lèvres et répond au baiser, les baisers se suivent, Willy est, on ne peu plus heureux, Karen, elle, elle n'attendait que cela, ils sortent enfin hors de l'eau et retournent se poser sur leur serviette de bain.

Très vite ils sont séchés, alors ils s'enduisent de nouveau de crème solaire, mais contrairement à la première fois, cela se fait entrecouper de baisers les plus appuyés les uns que les autres
— Que fait-on ce soir demande Willy ?
— Si nous nous retrouvions sur la digue ?
— D'accord, à quelle heure?
— Comme hier soir ?
— C'est ça, prend tout même un petit lainage, les soirées sont quand même fraîches
— OK, toi aussi alors ?
— Absolument, je ne tiens pas à attraper un rhume

Tout l'après-midi se passe de la même manière, bains, bronzettes, sans oublier les baisers
La soirée se passe en amoureux, tout en étant que chacun donne des explications à l'autre, sur l'endroit où il habite, ce qu'il fait etc.
Lorsqu'ils se quittent, ils savent tout sur l'autre, promesse de se retrouver le lendemain, plus dans l'après-midi mais dès le matin.
Lorsqu'ils arrivent sur la plage, Willy est ravi de constater que Karen à un maillot d'une pièce, fini les seins à l'air ? Pourquoi ?
— Tiens, tu as mis un maillot d'une pièce, tu ne veux plus bronzer ?
— Tu ne crois pas que je le suis en suffisance, il est un temps pour tout
— Et moi, tu me trouves assez brun ?
Elle s'esclaffe, puis répond
— A tel point que tu ressembles à un métis
— Et toi à une Sénégalaise
L'entente est parfaite entre leur deux, et de jour en jour l'amour grandit

La veille du départ de Karen, Willy est triste, il préconise même d'écourter ses vacances, alors qu'il lui avoue son amour et son désir de rentrer lui aussi, elle lui dit
— Ecoute, tu termines tes vacances, tu me téléphones chaque soir, quand tu seras rentré, nous nous retrouverons, je t'aime
— Moi aussi, je t'aime et mon plus grand désir est d'être tout le temps à tes côtés
— C'est presque une demande en mariage que tu me fais là, tu ne crois pas que tu es encore un peu jeune pour ce faire
— Je t'aime Karen et je veux que tu deviennes ma femme, bien sûr pas de suite, j'ai encore une longue année d'études à faire, puis trouver un emploi, pourras-tu attendre ?
— Oui, mon chéri, et toi ?
— C'est obligatoire
— Alors promis, tu finis tes vacances, lorsque tu seras rentré, je te présenterai à mes parents, en espérant que tu feras de même
— Absolument, tu crois que tes parents m'accepteront ?
— N'aies aucune crainte, je suis leur petite fille chérie, tu verras mon père est adorable et ma mère est plus jolie que moi et elle ne veut que mon bonheur
Il est tard, Karen doit rentrer car elle doit encore faire sa valise, Willy l'accompagne, arrivé dans la chambre, il n'est guère question de valise, à peine la porte fermée, c'est sans savoir qui a commencé, toujours est-il qu'ils se retrouvent très vite tous deux complètement nus couchés sur le lit et après de très nombreuses et longues caresses ils s'unissent pour la première fois, ce n'est que le lendemain matin que Willy quitte la chambre de Karen.

Willy retourne à son hôtel, il prend une douche, puis se rend à la salle à manger pour prendre son petit déjeuner, à peine avalée la dernière bouchée, il se précipite à la chambre de Karen, elle est occupée à terminer sa valise.
— Que viens-tu faire ici maintenant ?
— Nous avons oublié quelque chose de très important, tu sais
— Parle, je t'écoute
— Voilà, je n'ai pas ton numéro de téléphone, ni ton adresse, de même que toi non plus tu n'as rien, comment veux-tu que nous communiquions et comment nous revoir sans ça
— Tu as raison, j'y ai pensé hier soir, mais avec ce qui c'est passé j'ai totalement oublié, à propos, il faut que je te dise que cette nuit c'était plus que très bien mon coeur
— Enfin un mot gentil ma chérie, tu veux bien que je te dise chérie ?
— Tout ce que tu veux, je t'aime
Ils échangent donc leur coordonnées, Karen habite Genval, Willy de son côté demeure à Waremme, ce n'est pas la porte à côté, mais peu importe la distance, quand on aime, on ne compte pas, dis la sagesse populaire.
Willy accompagne sa bien aimée à la gare et l'au revoir est assez pénible pour l'un comme pour l'autre
— Tu me téléphones ce soir ? Demande Karen
— Plutôt deux fois qu'une, ma chérie
— Alors embrasse-moi encore une fois et j'attends ton coup de fil
— Je t'aime ma chérie, vivement samedi pour te retrouver
— Je t'aime moi aussi, alors à tout à l'heure au téléphone

Comme promis, il est un peu plus de 18 heures, Willy compose le numéro de Karen, la sonnerie n'a retenti qu'une seule fois, Karen décroche
— C'est toi Willy ?
— Oui, ma chérie, comment vas-tu ?
— Ca va, et toi ? Tu sais chéri, j'ai tout raconté à mes parents, ils sont heureux pour moi et impatient de faire ta connaissance, alors je compte sur toi samedi
— Tu as tout raconté ?
— Oui, absolument tout
— Même notre nuit ?
— Bien sûr, ils sont vraiment des parents en sucre
Et la conversation se poursuit un moment, comme Willy téléphone de son portable, il est obligé de mettre fin à cette conversation, sa batterie est à plat
— Chérie, il faut que je raccroche, ma batterie est nase, il faut que je recharge, je te sonne directement après, c'est à dire aux environs des 21 heures30
— D'accord mon amour, j'attends, à tout à l'heure, je t'embrasse

Chose promise, chose due, chaque jour matin et soir, Ils se téléphonent, mais loin d'être satisfait, Willy décide d'écourter ses vacances, il faut qu'il parle à ses parents, car il va falloir qu'il s'organise pour chaque week-end pouvoir retrouver Karen
C'est ainsi que sans crier gare, il rentre chez lui le jeudi midi, sa mère est surprise de son retour
— Déjà rentré chéri, pourquoi ? Tu ne t'amusais pas ?
— Si maman, mais j'ai à te parler
— Ah ! C'est grave ?
— Non, rassure-toi, voilà maman, j'ai fait la connaissance d'une fille super, nous sommes amoureux l'un de l'autre comme ce n'est pas possible, mais il y a un léger problème
— Un léger problème, explique-toi donc
— Elle habite Genval, j'ai promis d'aller la retrouver chaque week-end
— Où est le problème ?
— Comment faire pour me rendre chaque samedi à Genval ?
— Papa te prêtera la voiture, j'en suis certaine
— Tu crois ?
— Oui, tu dois avoir faim ?
— Ca va, tu me soutiendras maman ?
— Mais oui, grand sot, alors tu as bien une photo de cette fille, à propos elle s'appelle comment ta chérie ?
— Karen, c'est joli hein ! regarde comme elle est belle maman
— Tu as raison mon grand, elle est superbe, tu as fait un bon choix
— Je n'ai pas choisi maman, c'est le destin
Et Willy de conter à sa mère le comment de la rencontre et la suite, pourtant volontairement il ne narre pas la nuit passée ensemble.

Lorsque le paternel est rentré, c'est Eve la maman qui raconte à son époux le pourquoi du retour de leur fils, et par la même, elle lui demande de lui permettre de prendre la voiture pour se rendre à Genval.
René le père ne semble pas trop d'accord, pourquoi lui prêter sa voiture ? Pourquoi ne pas lui acheter une petite d'occasion ?
Eve n'oppose aucune remarque à cette proposition de son mari, elle connaît son grand coeur
— Tu comprends chérie, ce week-end d'accord, mais pour les autres il aura la sienne
— Tu lui annonces la bonne nouvelle toi-même, tout à l'heure
— Ok

Samedi matin, 8 heures, Willy est prêt, il est tout excité, sa mère lui fait les recommandations d'usages, son père lui semble plus confiant, il lui tend les clefs du véhicule, en lui souhaitant bonne route, il ajoute que le plein est fait, ceci en riant
Willy arrive chez Karen, il est surpris par la demeure, c'est une très jolie villa, il est un peu gêné, lui qui habite dans une maison nettement plus modeste, il sonne à la porte d'entrée, c'est Karen qui lui ouvre
— Bonjour mon amour, lui dit-elle en l'embrassant amoureusement
— Bonjour ma chérie, tu vas bien ?
— Très, vient que je te présente à mes parents
Il entre, il reste bouche bée, il se trouve devant un couple superbe, la maman de Karen est ravissante, belle à faire pâlir le plus beau des tops modèles, son père est grand, comme taillé dans le marbre, bref Karen n'avait pas menti, sa mère est vraiment belle
Les présentations faites, Karen conduit Willy dans la chambre qui lui est attribuée, tout est pour le mieux, il est accepté par les parents de sa chérie, c'est plus qu'il n'espérait.

16 mois sont passés depuis le jour de leur rencontre, et c'est le mariage de ces deux jeunes qui se fête aujourd'hui, dès qu'il a eu trouvé un emploi, ils se sont mis d'accord pour le mariage, ils ont un superbe appartement pour abriter leurs amours.
Couple heureux, à cause d'un ballon, comme quoi, dans la vie, il suffit de bien peu de chose pour qu'une banale rencontre se termine en un amour profond et réciproque.

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