La vie de Gaston



Nouvelle écrite par Denis LEMAIRE dans le style Morale



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Dans la vie il est des choses qui ne sont pas toujours des plus agréables, par contre, il y en a qui sont des plus agréables, voire plus heureuses, autrement dit, il y a des hauts et des bas, ceci se retrouve tout au long de la vie.

Depuis sa plus jeune enfance, à tout le moins depuis qu'il peut se rappeler, Gaston a toujours vécu plus ou moins de cette manière, en effet, dès l'âge de cinq ans, ce petit bonhomme en a déjà marre de l'école maternelle, il refuse d'encore aller en classe avec les petits.
Ses parents ne savent plus que faire pour qu'il continue, chaque jour c'est la croix et la bannière pour le conduire à l'école

Un jour, n'y tenant plus, sa maman s'en ouvre au directeur de l'établissement, ce dernier ne semble pas surpris outre mesure de la réaction de Gaston, il promet donc à Julie la maman de parler avec Gaston.
Parler, c'est peu dire, en fait, il lui fait passer un test afin de contrôler son QI, ce n'est pas un surdoué, mais il possède un QI supérieur à la meilleure moyenne, voyant cela, il décide donc de le placer en première année primaire, peu importe ce qu'il y fera, mais de cette façon peut-être sera t-il satisfait.
Donc à peine âgé de cinq ans et quelques mois, Gaston est maintenant pour lui avec les grands, je dois ajouter qu'il ne l'est guère lui.

Au grand bonheur des parents, il est un très bon élève, à telle enseigne qu'il a sans aucun problème très vite rattrapé les autres élèves de sa classe et c'est avec plus de 80% qu'il termine sa première année.
Tout est donc pour le mieux, il continue ses primaires avec succès, son secondaire est tout aussi bon, pendant le supérieur il commence tout doucement à penser sérieusement à pouvoir trouver un emploi.
Dès ses 18 ans, il trouve du travail, toujours aussi bon élève, il a très vite assimilé le travail que l'on lui demande, c'est sans problème qu'il est donc de suite très bien côté de ses supérieurs.
Viens ensuite l'appel sous les drapeaux, de par les résultats qu'il a obtenus lors de son incorporation, il est appelé comme candidat officier

Il est heureux de la situation, pourtant très vite il déchante, il ne veut pas être un roquet qui aboie sur des pauvres ploucs, alors il demande à rentrer dans le rang comme simple soldat, ceci au grand dam des instructeurs.
Son service terminé, son patron ne le reprend pas, il trouve donc du travail ailleurs, dans sa nouvelle entreprise, il est de suite considéré comme un bon élément, mais lui ne comprend pas le comment ni le pourquoi du travail ainsi bâclé et aussi mal fait, aussi il quitte cette entreprise peu de temps après, alors lui, pour qui tout a été relativement facile va brusquement se retrouver, dans une série de situations qu'il a du mal à gérer.

Il est de nouveau à la recherche d'un emploi, il en trouve un assez rapidement, une fois de plus, il effectue ce que son supérieur lui demande avec brio, c'est ainsi que naît une certaine jalousie de ses collègues de travail, très vite il n'est plus d'accord avec le salaire qu'il reçoit, et il s'en ouvre sans aucune retenue, syndicalement il ne peut à lui seul recevoir un salaire supérieur à ses collègues, pourtant c'est à lui que ses supérieurs donnent des responsabilités, afin de conserver du travail il fait contre mauvaise fortune bon cœur.
Gaston à maintenant 28 ans, malgré certaines discussions avec ses collègues de travail, il est estimé par ses chefs, qui voient en lui un futur vrai chef, tant son travail est bien fait, mais en plus il innove souvent, mais aussi bien lui que la direction, il se heurte au syndicat.

Jusqu'à ce jour, Gaston ne s'est guère occupé de la gente féminine, certes, il a bien flirté plusieurs fois, mais sans jamais aller au-delà.
Brusquement sa vie va changer, un samedi soir, alors qu'il prend un verre seul au comptoir d'un petit bistrot où, il n'a guère l'habitude de se rendre, entre une jeune dame, elle s'installe à une table et commande un martini, rien de bien anormal en soi, n'est-il pas ?
Le patron du café, qui connaît quelque peu Gaston, lui dit
— Jeune homme, tu as vu la gonzesse qui vient d'entrer ?
— Non, pourquoi ?
— Pas mal du tout, la nana, j'en ferais bien mon ordinaire
Après avoir regardé la jeune dame, Gaston se dit que tout compte fait, elle n'est pas mal cette femme, pas vraiment jolie, mais avec un certain sex-appeal qui n'est pas pour lui déplaire, aussi, il quitte le comptoir et se rend à la table de la jeune dame
— Bonsoir mademoiselle, puis-je vous offrir un verre ?
Elle le regarde, des pieds à la tête, puis avec un ravissant sourire elle lui répond
— Pourquoi pas ? j'accepte votre offre, un martini blanc si vous voulez bien
Il retourne au comptoir et revient avec le verre demandé, la demoiselle lui demande
— Vous venez souvent ici ?
— Non, pas très, pourquoi ?
— Je ne vous ai jamais vu ici, pourtant je viens relativement souvent prendre un verre
— Vous venez toujours seule ?
— Oui, je n'ai pas beaucoup d'amis
— Belle comme vous êtes, vous devez cependant avoir pas mal de courtisans
— Vous, vous trompez
La conversation continue, sur des banalités, puis sur toujours le même sujet, c'est à dire le flirt, Gaston finit tout de même à ce qu'elle accepte un rendez-vous.

Au jour dit et à l'heure dite, ils se retrouvent au rendez-vous, Gaston propose à la jeune femme d'aller au cinéma, elle accepte.
Pendant la séance, Gaston lui tient d'abord la main, puis il passe son bras sur les épaules de la fille, ensuite il ose essayer de l'embrasser, elle se laisse faire et répond aux baisers, tout est donc pour le mieux.
Après une bonne dizaine se sorties avec Evelyne, Gaston commence à ressentir beaucoup d'affection pour cette fille, il ne pense cependant pas qu'il l'aime, mais il commence à avoir une folle envie de lui faire l'amour, il tente donc des attouchements bien précis, il ne reçoit aucun refus, alors il lui propose d'aller à l'hôtel, elle refuse, pas question d'hôtel, si, il veut vraiment faire l'amour, c'est chez elle dans son appartement, il est bien évident qu'il marque de suite son accord.
Arrivé dans l'appartement, Evelyne lui dit de se mettre à l'aise, pendant qu'elle se rend à la salle de bain, il ôte donc son veston, enlève sa cravate et déboutonne le col de sa chemise, Evelyne ne tarde pas à revenir, elle apparaît dans toute sa nudité
— Alors, pas encore déshabillé? Tu attends quoi ?
Il s'exécute illico, rejoint la fille sur le lit, ils font l'amour, lorsqu'ils ont terminé, Evelyne se lève et retourne à la salle de bains, Gaston lui, demeure couché, il espère pouvoir remettre ça, hélas pour lui, lorsque la fille revient, elle est vêtue d'un jean et d'une petite blouse
Il ne comprend pas bien, pourquoi s'est-elle habillée aussi vite ?
Il réalise enfin qu'elle n'a peut-être pas été satisfaite, pourtant, elle a eu au moins un orgasme, alors, il l'interroge
— Cela ne t'a pas plu ?
— Si c'était très bien, mais maintenant, il se fait tard, j'ai envie de rester seule
Il est vraiment déçu, il se lève et remet ses vêtements, dès qu'il est habillé, elle le reconduit à la porte d'entrée, un petit bisou sur la joue et un au revoir, il ose tout de même lui demander
— Je te revois samedi prochain ?
— Pourquoi pas ?
— Alors à samedi, dors bien
— C'est ça
Gaston rentre chez lui, autant il a été heureux qu'elle fasse l'amour, autant il est déçu de son attitude

Le samedi, comme prévu, ils se retrouvent, comme l'autre soir, ils s'embrassent longuement sur la bouche, Gaston trouve cela bizarre, mais il pense que le samedi avant, elle était certainement fort fatiguée, il oublie donc cette petite déception.
Ils passent une soirée fort agréable, puis vient le moment de la reconduire, elle l'invite à rentrer dans son appartement, là, comme la première fois, elle se donne à lui sans retenue et même avec une certaine ardeur.
Gaston est ravi, oublié le samedi précédent, pourtant elle remet ça, de nouveau elle le met presque dehors, le pauvre ne comprend rien.
Et ainsi pendant plusieurs semaines ce petit jeu se déroule, Gaston en a assez, il veut savoir le pourquoi de cette attitude, il faut qu'elle lui dise exactement ce qu'elle veut
La réponse tombe, brutale, méchante même.
— Ecoute-moi bien, mon ami, je ne t'aime pas, si je fais l'amour avec toi, c'est tout simplement parce que j'aime faire l'amour, que ce soit avec toi ou avec un autre, en plus je n'ai absolument aucune envie de m'attacher à un homme, je garde ma liberté, je n'aime plus les hommes, il y en a eu un qui m'a trop fait souffrir, alors je ne fais plus aucune confiance à personne, cela dit, si tu veux continuer, je suis d'accord, car tu fais très bien l'amour, à toi de décider, mais n'espère rien d'autre avec moi.
Il reste bouche bée, ça cogite fort dans sa tête, elle aime faire l'amour, mais elle n'aime pas les hommes, il ne saisit pas, il demande réflexion et il s'en va.

Pendant toute la semaine, Gaston s'interroge, si, il a bien compris, Evelyne est d'accord qu'il fasse l'amour avec elle, mais pas de lui donner son amour, cela n'a aucun sens, il décide donc de ne plus la revoir, pourtant il commençait à réellement l'aimer.
Beau gosse, Gaston ne tarde pas à rencontrer une autre fille, cette rencontre fut des plus banale, alors qu'il flâne dans le parc, il remarque une jeune fille d'environ une vingtaine d'années courir en appelant son chien, ce dernier n'a absolument par l'air d'avoir envie d'écouter sa maîtresse, d'abord il en rit, puis voyant le chien se diriger vers lui et sachant le nom du cabot, vu qu'il vient de l'entendre un certain nombre de fois, il l'appelle à son tour, directement le chien va vers lui, puis se laisse caresser.
Gaston est vite rejoint par la demoiselle, qui essoufflée le remercie
— Merci monsieur de l'avoir arrêté, ce n'est pas la première fois qu'il se sauve ainsi
— Il a l'air bien gentil ce toutou
— Il l'est mais il aime parfois faire le petit sauvage
Elle est pas mal du tout, cette demoiselle, pense Gaston, alors sans avoir l'air de rien il commence à la draguer, d'abord, il se présente
— Je m'appelle Gaston Leduc, ravi de faire votre connaissance
— Moi, c'est Elodie Sevrin, enchantée monsieur Leduc
— S'il vous plaît, pas de monsieur, appelez-moi Gaston tout simplement
Le courant passe très vite entre eux, et rendez-vous est fixé au soir même.

Ainsi débute une liaison, et celle-ci sera pour la vie, il l'aime, elle l'aime et ils s'entendent à merveille, amour, passion, mariage et naissance d'une petite fille adorable
Tout est parfait pendant quelques années, puis retournement de situation, l'entreprise dans laquelle Gaston est occupé tombe en faillite, chômage, donc perte substantielle de rentrée, l'amour reste cependant le plus fort

Pendant plusieurs mois, Gaston cherche un nouveau job, il finit par trouver un emploi pour une fonction à laquelle il ne connaît rien, alors il potasse des bouquins, des cours et devient ainsi tout à fait capable de remplir ce travail au grand émerveillement de ses supérieurs, qui non seulement l'apprécient, mais le nomment à un poste à haute responsabilité, poste qu'il gardera jusqu'à sa retraite.

Certes, pendant toutes ces années, plusieurs problèmes se sont encore posés, maladie de sa femme, de son enfant, à chaque épreuve Gaston en ressort plus fort qu'avant.
Retraite méritée, Gaston et Elodie vivent vraiment heureux, ce couple s'adore comme au premier jour, seule crainte restante, est celle que l'un ou l'autre se retrouve seul.
Ainsi malgré les aléas de la vie, l'amour et le courage ont fait qu'ensemble ils ont tout traversé et tout supporté, car la vie est ainsi faite, rien n'est parfait dans ce bas monde.

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