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La planète bleue


Auteur : FOURNIER Danièle

Style : Réflexion




C’était un matin pas comme les autres.

Laure s’est réveillée avec un mal au crâne épouvantable et une sensation de malaise indéfini. Et puis, elle réalise qu’elle a rêvé d’anciens lieux, dans certaines circonstances, à une certaine époque. Pas que des évènements tristes ou tragiques, mais aussi à des moments heureux où la famille se trouvait encore réunie, où les joies et les soucis se partageaient… Pourquoi ce rêve la met-elle tant mal à l’aise ? Pourtant, elle essaie de vivre dans le présent, mais peut-être n’a-t-elle pas trouver encore la bonne formule pour oublier…

Oublier quoi ? Oublier comment ? Et bien la meilleure façon serait, se dit-elle, que je m’invente une histoire dans laquelle je serais devenue amnésique et qu’au lieu de me forcer à retrouver cette mémoire du passé, ce serait bien de faire comme si je venais de naître…

Alors, il me faut ouvrir grand les yeux et regarder autour de moi, pour apprécier les sites et les couleurs qui m’entourent ; ouvrir grand les oreilles pour écouter les voix et les paroles des gens que je rencontre, pour apprendre d’eux ce que je ne connais pas ; et surtout d’ouvrir grand mon cœur pour l’emplir d’amour et d’empathie pour mon prochain, me rapprocher de lui, découvrir ses qualités en essayant d’occulter ses défauts. Bref, faire comme si je découvrais un monde nouveau dans lequel je me fondrais pour être en paix avec moi-même. Rien de tel que sérénité et amour pour transmettre à l’autre, l’envie d’un sourire, l’envie d’un partage !

Laure rêve d’un monde paisible où les mots « frères » « espoir » « bonheur » voudraient dire quelque chose. Car, allumez la télévision ou tournez le bouton de la radio et qu’entendez-vous ? Attentats, bombes qui éclatent, coups d’état, enfants qui souffrent, qui pleurent, qui ont faim, qui ont peur… Des soldats tués, des civils massacrés, martyrisés, des femmes qui n’ont plus de larmes pour enterrer leur époux, leur père, leur frère, leur enfant…

Depuis la nuit des temps, des guerres se sont succédées, toutes plus affreuses les unes que les autres, toutes aussi laides, aussi inutiles. Les guerres sont des atrocités. Les Hommes sont des sanguinaires qui semblent avoir besoin du sang de leur prochain pour continuer à vivre. Ils devraient apprendre à mieux se connaître, pour plus s’apprécier et enfin se respecter et s’aimer. Enfin la paix serait là ! La paix. Quel mot vaste. Quelle plus belle image peut-on rêver ? C’est un mot tellement doux à l’oreille comme prière, piété, pitié, pardon.

Mais il faudrait d’abord qu’au sein d’un même peuple, d’un même pays, d’une même famille, il veuille dire quelque chose ; il faudrait que chacun de nous sache regarder l’autre avec les yeux de la compréhension, de la tolérance, de l’Amour. Alors comme on respirerait mieux ! On apprendrait enfin à respecter la Nature, l’aimer, l’admirer. Tout vit sur terre, les Hommes, les animaux, les arbres, les océans, les montagnes, les plantes et les fleurs, la petite pierre et le gros galet. Apprenons à les protéger, sinon très bientôt la Nature se vengera de la folie des Hommes et que restera-t-il de notre belle planète ?

La planète bleue ! Elle serait tellement plus belle, plus respirable, sans toutes ces discriminations, cette pollution, cette constante recherche de profit… La violence est dans la rue, à l’école, parfois dans les familles. Chacun a peur de l’autre ; chacun médit sur l’autre.

Souvent, il suffirait d’un sourire, d’un regard amical échangé, d’une parole chaleureuse ou d’une simple pression de main, pour que deux êtres se sentent en confiance, que leurs coeurs battent à l’unisson…

Que de drames seraient évités ! Que de regards haineux supprimés !

Un monde où l’on prendrait le temps d’écouter le murmure d’un ruisseau, le chant des oiseaux, le vent souffler dans les branches des arbres ; un monde où le parfum des fleurs, le rire d’un enfant, un feu de cheminée nous délasseraient ; un monde où on apprendrait à regarder briller les étoiles, à se laisser bercer par un morceau de musique ou par le mouvement des vagues ; un monde fait de mille petits riens créeraient une chaîne d’amour qui ferait le tour de la terre…

Laure aimerait avoir une baguette magique et connaître la formule qui lui permettrait de construire ce monde nouveau. Alors, elle prend une feuille de papier, un stylo et écrit :
« Réveillons-nous, il en est encore temps ! Toi qui es Noir, Blanc, Jaune ou Rouge, ouvre ton cœur et ton âme aux autres. Invente un doux chant fraternel qui résonnera dans l’Univers et des notes mélodieuses monteront vers le ciel. Notes d’espoir où les mots « chaleur », « sourires », « joies » remplaceront « soucis », « rancœur », « haine », « racisme » ? Alors peut-être le Ciel entendra nos prières si elles sont assez puissantes, assez sincères, assez pures et la paix sera là ? Sachons enfin une fois pour toutes, cesser de donner nos vies pour éliminer celles des autres. Alors une nouvelle ère brillera sur le monde »…

Un sourire léger flotte sur les lèvres de Laure qui a oublié son mal de crâne et qui sent qu’aujourd’hui, c’est certain, sa journée sera belle.





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