Le secret de la machine d'Anticythère



Nouvelle écrite par Gérard LORIDON dans le style Historique



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Un secret consiste à ne le répéter qu’à une seule personne à la fois (Michel Audiard)


Historique :
En 1900, Des scaphandriers grecs, pêcheurs d’éponges trouvent les restes d’une machine en bronze sur la côte Nord de l’île d’Anticythère par 40 M de fond.
Un scientifique anglais découvrira par la suite que cet appareil servait à mesurer le déplacement des astres…


C’est au Restaurant des scaphandriers et plongeurs, le Provençal à Sanary, que ami Louis me raconta un jour, comment avait été trouvée la machine d’Anticythère, une innovation en matière de calcul du mouvement des astres. Ce, il y a plus de vingt siècles. En bref, ce qu’il en était véritablement de cet appareil mystérieux :
- Tout ce qui a pu être dit à ce sujet me dit-il est totalement faux, sauf la Machine bien entendu. Au sujet de son usage c’est encore pire. Moi seul, j’ai tout trouvé. Et le pire c’est que cet appareil j’aurais dû l’avoir en héritage !
Je suis curieux de toutes ces découvertes et toujours à la recherche de la vérité.
J’ai pu remarquer que bien souvent, justice n’était pas rendue aux véritables inventeurs, gens modestes ne recherchant ni la gloire ni les médailles. Par contre, d’autres tristes sires n’hésitent pas eux à se les approprier indûment. C’est pourquoi j’insistais auprès de mon ami :
- Dis-moi, Louis, ce qu’il en est véritablement.
- Je vais te la conter la vraie histoire de cet appareil ancien. En fait, c’est mon arrière-grand-père, un scaphandrier grec, pêcheur d’éponge Andréas Bergesios qui en est donc l’inventeur comme on dit maintenant pour ceux qui trouvent des épaves. L’histoire de la tempête est fausse en partie. Les scaphandriers lourds de l’époque se battaient entre eux pour conserver chacun leur secteur de prélèvement d’éponges, de corail et bien souvent de pièces antiques. Ces dernières très recherchées par des touristes anglais.
- Comment lui dis-je déjà ceux-là ?
- Et oui. Et mon aïeul avait entendu dire que des amphores, ce que nous appelons-nous, des potiches maintenant entre plongeurs, y avaient été découvertes. Aussi pour justifier sa présence sur ce lieu devait-il prétexter qu’il s’était mis à l’abri, lors d’un violent coup de meltem, ce vent grec.
- Alors ?
- Alors, à peine arrivé au fond il tombe pile sur un bloc de métal concrétionné. Mais surtout, avec quelques reflets qui apparaissent alors qu’il est au palier. Reflets d’un beau jaune doré. Il a dit plus tard à mon père qu’il avait cru défaillir croyant que c’était de l’or.
- Je comprends bien, mais ce n’était pas le cas.
- Hélas pour lui en arrivant en surface il se rendit compte que c’était du bronze et du cuivre. Il remisa cette pièce dans le fond de son atelier. Mais prudent il établit la carte du lieu de la découverte.
- Et alors ?
- Alors quelques années après passe l’un de ces Anglais dont je te parlais tout à l’heure, qui le connaissait pour lui avoir un jour acheté une statue en marbre avec des ailes, trouvé à Samothrace… Encore une belle histoire celle-là, je te la raconterai un autre jour. Se disant que cet angliche il était un peu jobastre, il lui a proposé le tas de métal en lui disant que c’était de l’orichalque pour faire monter le prix.
- De l’Orichalque, l’Or des Atlantes dont parle Platon dans son Critias ?
- L’autre, lui a du y croire et c’était l’essentiel
- C’est fini donc, ton grand père s’est fait avoir par ce Britannique cupide.
- Que non, reprends mon ami, car le British remet cela à un savant paraît-il connu, un nommé John. dabel you, Trunchmol qui lui a prétendu qu’il s’agissait d’un instrument de navigation. D’autres eux ont affirmé que non, c’était un appareil pour calculer les éclipses de lune. Va savoir ce qu’ils ont dans la tête ces fadas !
Sachant combien mon ami est intéressé et comprenant maintenant sa passion pour cette machine qui aurait pu être un bien familial, j’insiste et je lui demande :
- Oui, mais toi tu m’a dis que tu faisais des recherches et que tu venais de faire une découverte époustouflante.
Il hésite un moment et enfin :
- Tu es mon ami et je sais pouvoir te faire confiance. J’ai effectivement reconstruit en secret la machine d’Anthicythère et j’ai axé mes recherches sur un autre angle d’approche.
- Bon, lequel, ce n’est plus un outil astronomique ?
- Mais non reprends t-il, les Grecs, l’astronomie ils s’en moquaient comme de leur premier coup d’ouzo. Ce sont les chinois qui s’occupaient des étoiles, en même temps que la poudre… Les Grecs eux, c’étaient des commerçants.
- Oui et alors ?
Je ne vois pas où il veut en venir :
- Pense qu’a ces époques troublées, tu ne pouvais pas naviguer tranquille sur la mer. Tu avais souvent quelques pirates barbaresques qui te sortaient d’une île et qui te pillaient ta monnaie, de l’or en fait. Car ils en étaient friands ces malfaisants. Alors les Grecs, ils se sont dits qu’il suffisait de faire un parchemin ou une tablette qu’on s’échangerait dans les nombreux ports où ils tenaient commerce. La lettre de change quoi.
- Bon et ta machine, où elle en est là-dedans ?
- J’y arrive et je m’en suis rendu compte en la reconstruisant. Ces lettres de changes il y avait déjà des voyous faussaires qui en fabriquaient. Il suffisait de savoir imiter la signature. Il fallait faire mieux. Et j’ai trouvé
- Oui quoi ?
Je suis sur des charbons ardents
- Et bien me dit Louis triomphant, ils ont inventé la carte bleue ! Pas en plastique bien sûr, mais cette machine gravait des signes et des chiffres, grecs sur une tablette en cire. Le porteur de la dite tablette se pointait dans un autre port, la rentrait dans une autre machine et sortait les chiffres du montant à débiter. Je te le dis, l’ancêtre de la Carte Bancaire
- Oui, mais dis-moi Louis tu as réussi à obtenir un résultat ?
- Pas encore complètement, mais cela ne saurait tarder. Hélas je ne pourrais pas en faire état. Et je te demande instamment de ne pas en parler, je cours de gros risques avec cette découverte
- Comment ? tu mets en doute ce fait historique que les Grecs…
- Tu ne me comprends pas m’interrompt-il. Rappelle-toi ce jeune inventeur qui s’est présenté dernièrement dans une banque pour leur faire voir que leur carte bleue pouvait être copiée.
- Oui et alors ?
- Alors il est en prison. Ces marquamaous de financiers, ils vont se dire que si je peux restituer une machine de plus de deux mille ans je peux en faire une moderne maintenant. Alors tu as compris ?
Je vais donner raison à mon ami, Nous vivons dans un bien triste siècle où des hommes de génie tels que lui, ne peuvent s’exprimer.
Il n’empêche que la carte Visa dans l’antiquité… Et Louis d’insister en me disant :
- J’ai une autre preuve dans le langage populaire
- Bigre quoi encore ?
- C’est bien simple, écoutes, si tu vas chez un commerçant et que ta carte bleue ressort de la machine pour non-paiement qu’est ce qu’il te dit l’épicier,
- Ben voyons… je ne vois pas ?
- C’est facile il te répond « Va te faire voir chez les Grecs ! » Historique non ?
Là, j’en suis ressorti pour le moins pensif.

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