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Dirty bomb


Auteur : EVERCLAY

Style : Action




New York 2008
15 août, la pendule marquait 15h55.

Les gens sont comme ils sont, on ne peut pas les changer. C'est ce que pensait le Lieutenant Bridge de l'AEC de New York. Il s'apprêtait à interroger le commandant d'une cellule terroriste d'Al Quaida. Depuis des semaines, lui et son équipe avait traqué ces hommes, voire ses femmes, jusque dans leur moindre secret de vie. Ils connaissaient tout d'eux.

Toute l'équipe de l'AEC savait que la cellule avait préparé un attentat, et ce dernier était imminent. Les nombreuses arrestations, les différentes vidéos diffusées sur le net, laissaient vraiment à croire que la menace était bien présente.

Bridge rentra dans la pièce pour l'interrogatoire. Il s'agissait bien de la dernière chance. La dernière possibilité de sauver New York et ses habitants. En effet de nombreux documents trouvés dans la cache de « Massoud le chien », laissaient supposer qu'une bombe « sale »allait exploser aujourd'hui à 17h.

La chaleur de ces derniers jours et la fatigue accumulées de cette traque avaient eu raison des derniers espoirs de l'équipe de Bridge. Cela faisait déjà 6 heures que Massoud le Chien avait été capturé. Rien, pas un indice, pas une miette, pour trouver cette satanée bombe, seulement des phrases incompréhensibles. Des morceaux de puzzle impossibles à ajuster. Toute la panoplie des tortures avait été utilisé : négociations, dialogues, etc... Mais rien n'y avait fait. Il manquait cette dernière fameuse pièce du puzzle. Bridge avait bien failli perdre Massoud, à cause d'une dose trop importante du sérum de vérité. Les médecins l'avaient sauvé in extremis. Bridge avait abdiqué, la manière forte n'arrangerait rien. Le visage en sang, le regard livide, Massoud le chien, n'avait jamais aussi bien porté son surnom qu'aujourd'hui. Il ricana doucement quand il vit de nouveau entrer dans la pièce le Lieutenant Bridge et son fidèle acolyte, Ryder.

Le dernier espoir ? Oui sans doute, il était 16h15 à la pendule. Trop tard et impossible d'évacuer la ville, trouver la bombe, c'était ce qu'il restait à faire. Mais depuis toute la matinée, rien, vraiment rien, à part les cris et le sang d'un moudjahidin blessé.

Bridge et Ryder allaient jouer leur va-tout. Le bluff, la violence, la cruauté n'avait rien fait. Il restait une dernière chose, pour sauver les New Yorkais de ce drame programmé : lui tendre un miroir pour voir ce qu'il était devenu.

Bridge s'assit lentement face à Massoud, Ryder se tenant juste derrière lui. La sueur coulait sur le front de chaque homme. Ryder tendit un palm à Bridge, ce dernier cliqua sur play et une vidéo assez floue défila sur l'écran. Massoud ne put s'empêcher de verser une larme quand il vit son fils, un couteau sous la gorge, le suppliant de parler..

Bridge regarda avec insistance Massoud, il priait au plus profond de son être pour qu'il lui donne la réponse tant espérée. Massoud baissa les yeux, et d'un coup il releva la tête et cracha au visage du Lieutenant. Bridge resta de marbre. Sans brocher, d'un geste calme, il fît un signe de la main. Puis il s'essuya le visage tout aussi calmement, et tourna de nouveau le palm vers Massoud. Quelques instants plus tard, un couteau trancha le cou du jeune homme. Tout le corps de Massoud se mit alors à trembler, ses yeux globuleux allaient imploser.

« - Voilà, nous sommes comme toi, nous aussi on a perdu notre cœur, notre âme. Finalement on se ressemble Massoud,  dit Bridge.
- Tu nous as dits que la bombe était dans notre enfer, qu'elle brûlerait notre cœur au plus profond
On a fouillé toutes les églises de la ville, il n'y a rien. Où est-elle non de Dieu ? s'énerva Ryder, impatient.

- Que veux-tu ? s'exclama encore Bridge
- Je veux que vous périssiez tous avec moi, jusqu'au dernier, que vous sentiez mon cœur, mes tripes se déverser sur vous. », répondit Massoud la gorge serrée. On pouvait voir au fond des ses yeux se confondre des larmes et de la haine.

La pendule marquait 16h40.

- Je vais te tuer, cria Ryder en sortant son arme et en la pointant vers Massoud. Cela faisait partie du plan de la dernière chance. Sans doute car bridge avec le même geste calme empêcha les gardes de pénétrer dans la pièce. Bridge laissa donc Ryder mettre en joue Massoud, à bout portant.
- On crèvera tous, mais toi le premier ! cria d'une voix tremblante l'adjoint de Bridge.

Massoud tendit sa bouche en direction de l'arme. Ryder recula et sortit de la pièce, abasourdi. Ultime parade du gladiateur vaincu ?

La pendule marquait 16h53.

- Près de toi mais loin dans ta tête, murmura Massoud
- Putain c'est quoi ce jeu, avec quoi tu joues, on comprend rien à tes phrases.

Bridge sortit de la pièce à son tour. Toute l'équipe l'attendait derrière la vitre.

La pendule marquait 16h58.

Quelques experts, des agents essayaient bien encore de recouper, indices et phrases de Massoud mais personne ne comprenait le message caché. Tandis que d'autres continuaient à chercher, à comprendre.

Pourtant il restait une phrase dans la tête de Bridge « Près de toi mais loin dans ta tête ».

Ryder regarda par la fenêtre, la vie s'écoulait dehors. Le soleil tapait toujours aussi fort.

La pendule marquait 17h.

Tout le monde respira profondément.

Pourquoi Massoud avait fait un stage à l' hôpital de Brooklyn, s'interrogea encore Bridge. Et cette phrase dans sa tête mais il était trop tard.

La pendule marquait 17h01. Le silence était pesant, comme s'il allait disparaître dans quelques instants, pour laisser place au chaos.

La pendule marquait 17h02, puis 17H03. 17H04. Dehors le flot des voitures et des passants s'écoulait pareillement qu'il y a cinq minutes, tout le monde reprenait vie dans le bâtiment de l'AEC. Aucune sirène, aucun message des agences faisant état d'une explosion.

La pendule marquait à présent 17h10

Massoud était toujours là, la tête baissée. Soudain Bridge rentra en furie dans la pièce.
- Tu nous a mené en bateau depuis le début ! cria Bridge, sans doute soulagé de la menace disparue.
- Pourquoi vous, maudits croisés, vous n'écoutez jamais. Vous ne savez donc pas lire entre les lignes. Comme vous ne comprenez pas que l'islam est la suite de votre religion. Je vous ai tout dit ! Il répéta encore fois quelques phrases « Près de toi mais loin dans ta tête », « la bombe est dans votre enfer ». Massoud releva la tête puis regarda Bridge, ensuite il souleva ses mains menottées puis les approcha de sa bouche. Bridge le regardait sans trop comprendre. Puis ce stage à l'hôpital, ces phrases, commençaient à prendre raison dans sa tête. Surtout quand Massoud le chien, arracha une molaire au fond de sa bouche, c'était de détonateur de la bombe !

Bridge comprit mais trop tardivement, que la bombe était en fait dans Massoud ! Le stage en chirurgie, les phrases, les livres de médecine dans sa chambre... c'était si simple, si limpide à présent.

La pendule marquait 17h17.

Une énorme détonation retentit dans le bâtiment, New York était touchée. New York était attaquée.





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