Mon tireur d'élite est un ange



Nouvelle écrite par Fred SAUSSOL dans le style Humour



Vous aimez cette nouvelle ? Partagez-là !
image3

Un de nos partenaires

SOLUTION - TRADUCTION
Traduction professionnelle
Pour tout type de projet

« — Allo, tu m’entends ? Tu es en ligne ? Je viens te faire mon rapport, te tenir au courant. Tout s’est bien passé et je suis rentré à la caserne en fin de journée. J’ai parfaitement rempli ma mission. Ce matin, j’en ai eu douze, sans complications et sans perte, tous touché en plein cœur ! Pas une fois je n’ai raté ma cible. Il faut dire que cet emplacement, en hauteur et avec une vue plongeante, est particulièrement bien situé. Je te remercie de me l’avoir indiqué. Cela me change de mes planques habituelles que je dois quitter sans cesse pour survoler mes objectifs. Ce bout de toit est parfait, j’y suis presque invisible. Je les aie en point de mire sans qu’ils puissent sans douter. Ils sont pris par surprise, sans soupçonner un instant que je suis en train de rôder et de les guetter. Je les frappe dans un éclair, ils n’ont pas le temps de voir venir, d’anticiper. Je suis sur eux comme un coup de tonnerre, un coup d’éclat, semblable à un coup de foudre.

—………………………………..

— Les plus beaux depuis ce matin ? Je pense que c’est les deux mecs qui étaient assis sur le banc. Un seul tir bien cadré, les deux ensembles, foudroyés. Bon c’est sûr, ce n’étaient pas des cibles mobiles ; mais à cette distance, reconnais que c’est un bon coup ? Non ? »

—………………

— Tu es toujours sceptique ; mais si à chaque fois que j’atteignais mon objectif je devais tracer une entaille sur la face de mon arme, il n’y resterait plus de place depuis longtemps, tu serais sympa de le reconnaitre ! Depuis le temps que je suis en chasse, que je les traque, et que je suis, tu en conviendras, le meilleur des snipers de la division, il faudrait que tu admettes enfin la qualité de mon travail !
Tiens par exemple, la dernière fois tu m’avais envoyé en planque dans le métro. Ce n’est pas facile de tirer sans dégâts collatéraux dans les couloirs et les tunnels, tu sais que tu ne peux pas y faire bosser n’importes qui. J’en ai eu quinze ce jour-là ! Je n’ai raté qu’une fois ma cible, une petite blonde à lunettes. C’est j’en conviens, dommage pour son ami, il va trainer sa blessure solitaire sans doute durant toute son existence, mais la rame est arrivée juste à l’instant où j’allais tirer sur elle.

- ……………………………………

- D’accord ce n’est pas une excuse, j’aurais pu prévoir. Mais admets que dans la foule c’est tout de même moins facile de les dégommer que lorsqu’ils sont tranquilles, en train d’observer la mer ou de se regarder les yeux dans les yeux !

—………………………….

— Et le coup d’avant, alors que j’avais cassé la corde de l’arc. Les flèches je les ai lancées à la main, comme des javelots. Cette nuit-là, j’en ai tout de même touché huit, et pas uniquement des jeunes fragiles au cœur pur ; j’ai aussi frappé un couple de retraités en balade la main dans la main, et un soldat particulièrement mal accompagné.
Des projectiles ce jour là, je n’en ai perdu que trois. Ils sont tombés sur le sol. Mais si le matériel était un peu mieux entretenu, cela ne serait pas arrivé. J’ai l’impression de trimballer mon arsenal et mon paquetage depuis la nuit des temps. Ne trouves-tu pas qu’à une époque où nos cibles déambulent avec des iPod et des téléphones portables, il serait temps de se moderniser ? J’ai beau avoir le diplôme de tireur d’élite et de travailler dans ta section depuis le début de cette mission, j’ai parfois l’air d’être un chérubin avec mon arquebuse et mes flèches. Faites l’amour et pas la guerre d’accord, mais quand même, nous pourrions avoir du matériel automatique !

—……………………………………..

— Ho, je te dispense de tes commentaires. Bien sûr que tu es le taulier et que c’est toi qui décides. Mais c’est un peu facile ! Dans les livres et les revues d’informations, c’est toujours de toi que parlent tous les gens. Excuse-moi si nous ne sommes pas des personnages médiatiques ! Nous ne pouvons pas tous avoir une belle gueule d’amour et savoir comme toi l’utiliser pour faire le beau dans les chansons, les poèmes et les tableaux. Je te rappelle que pendant le temps où tu joues la starlette, c’est nous les angelots qui nous tapons tout le boulot. Tu pourrais le reconnaître ! Nous ne pouvons pas tous être comme toi des chefs, des people, avoir un physique de chérubins, posséder des ailes, et nous appeler Cupidon ! ».

image1

Lecture aléatoire

Envie de flâner au fil des pages et de découvrir des récits, des histoires et des personnages au hasard, c'est par ici.



Merci à nos partenaires

Les partenaires qui soutiennent Nouvelles-Persos nous permettent d'y consacrer du temps, et donc de gérer le site dans l'intérêt des auteurs et des lecteurs.
Merci à eux.

Actualités

Mises en ligne, news, infos...


Statistiques

Nouvelle-Persos

Une nouvelle est une oeuvre littéraire proche du roman, mais qui s'en distingue par sa brièveté, le petit nombre de personnages, la concentration et l'intensité de l'action, le caractère insolite des évènements contés.