Sale petit con



Nouvelle écrite par Ghislain GRENET dans le style Fantastique



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J’errai plus d’un an dans l’espace temps et combien de crises de nerfs pour tenter de refaire ce foutu compteur. C’est un astrophysicien qui me le refit ; un jeune d’une vingtaine d’année en 2080. Bien sûr il a voulu faire un voyage avec moi. Je dû me résoudre à l’emmener et c’est là que je fis la plus belle connerie de ma vie :
« Je suis impatient de partir me dit-il.
- Pas tant que moi lui dis-je, car je n’ai pas vu ma famille depuis un an et ils doivent être très inquiets. »
Je règle le compteur sur 2031 pour arriver pile poil à la bonne époque et hop, en voiture Simone.
Quel bonheur de me retrouver chez moi ! Une fois la porte ouverte, j’aère les lieux car ça sent le renfermé :
« C’est là que tu crèches ? Me demande-t-il en riant.
- Oui ! Qu’est qu’il y’a de si amusant que ça ?
- Ben putain, c’est crade.
- T’as qu’à rester un an sans aller chez toi et tu verras.
- Oh moi, ça ne risque rien, j’ai des robots pour tout nettoyer.
- Oui, c’est vrai que mOssieur est équipé futuriste, mais il faut que je dise à mOssieur que j’ai vu des époques encore plus intéressantes que mOssieur n’aura pas la chance de connaître.
- Allez ! Remballe pépère ; c’était pour déconner. » Me dit-il en me tapant sur l’épaule.
Après avoir fait quelques rangements et avoir été chercher mon courrier que je ne déballe pas vu la quantité phénoménale de factures en tout genre, je décide d’aller en ville faire quelques emplettes. Arrivé dans le garage il me dit :
« C’est ça ta bagnole ? Me dit-il en hurlant de rire.
- Ca va pas recommencer tes conneries.
- Non, mais j’ai vu la même dans un musée. »
S’approchant de plus près, il dit en changeant de couleur :
« Merde, je te jure que c’est celle là.
- Mais qu’est ce qu’elle a de si particulier ?
- Il paraît qu’après une course poursuite avec la police, les types sont rentrés dans un garage en défonçant la porte d’entrée et la police en arrivant n’a trouvé personne alors qu’il ni y’avait aucune autre sortie.
- Mouais ! Bon, c’est pas tout ça, mais il faut qu’on y aille. »
Nous montons dans la voiture et partons. Il regarde comme un gosse les magasins mais surtout les gens et fait toujours des réflexions qui m’agacent profondément du style :
« Dit donc, t’as vu la gueule qu’il a celui là ? Chez nous, on les pique comme les cabots… »
Ou encore :
« Quel magasin de merde. Chez nous, il y’a longtemps qu’on y’aurait foutu le feu… »

Ou bien :
« Il est fringué comment celui là ? Chez nous…
- Si tu fermes pas ta grande gueule, tu vas y retourner « chez nous. »
Je m’arrête devant un magasin et lui dis :
« Attends-moi là ; j’en ai pour deux minutes. »
Les bras encombrés par des paquets, je lui demande de m’ouvrir le coffre. A peine ai je monté dans ma voiture camionnette, qu’il ferme la porte et prend le volant :
« Laisse moi sortir de là hurle ai je, je ne veux pas que tu conduises. »
Il ne m’écoute pas et démarre.
Quel carnage dans les rues ! Il tue au moins 5 gosses et 3 personnes âgées. Devant un tel excès de violence, j’ai du mal à me contenir. Je réussis à l’agripper et à arrêter le moteur. Je monte à la place du passager et lui dit :
« T’es complètement cinglé, tu as vu tous les gens que tu as tué. »
Soudain des véhicules de police arrivent sirènes hurlantes :
« Passe-moi les commandes lui dis je, faut pas rester là. »
Et une course poursuite s’engage entre la police et nous. Arrivé devant chez moi, je défonce la porte du garage :
« Monte dans la machine ; vite. »
Je mets au hasard une date et partons immédiatement. C’est à partir de ce moment que ma vie bascule une nouvelle fois :
« Où est ce qu’on est ? » Me demande-t-il.
Regardant le compteur je lui dis :
« 1999 ! Mais c’est incroyable ; c’est le jour de la tempête. »
Quelle tempête ? »
A ce moment là, une bourrasque de vent renverse la machine :
« Faut se mettre à l’abri » dis-je.
Nous soulevons l’engin endommagé et le traînons dans une grange :
« Si t’avais pas fait le con dis je, on ne serait pas là à regarder cette saloperie de tempête.
- Oh ! Ca va. »
A ce moment là, une pensée arrive aussitôt dans ma tête :
« Mais le châtelain est là.
- Quel châtelain ?
Je lui raconte mon histoire et il me dit :
« Tu t’imagines, si tu te voyais en double. »
Je vois au loin le château et une idée folle lui traverse la tête :
« On va là bas ?
- Ca, c’est hors de question lui dis je ; je ne sais pas ce qui arriverait si je me voyais ?
- Fais comme tu veux, mais moi j’y vais. »
Une heure se passe et je suis pris soudain d’une migraine carabinée. J’entends arriver un camion. C’est lui :
« Qu’est ce qui t’as pris de piquer un camion ?
- Viens voir me dit-il ; j’ai une surprise pour toi. »
Il ouvre les portes arrières et… :
« T’as volé la machine ?
- Ouais !
- Mais comment as tu fait ?
- Je les ai assommés pendant qu’ils bricolaient. »
Je l’avais mon explication de ma soudaine migraine. Mais alors si j’avais été avec lui, qu’est qu’il me serait arrivé ?
Je récupère quelques pièces sur l’autre machine et au moment de partir, je le vois sortir comme un fou de la grange :
« Qu’est ce que tu fous là dedans ? On se barre ; merde. »
Lorsque quelques minutes après, nous nous arrêtons, il me dit :
« On ne risque pas de retrouver l’autre engin.
- Ah bon ! Et pourquoi ?
- J’ai foutu le feu à la grange.
- Quoi ! Mais t’es malade. Avec la pile atomique qui est à l’intérieur et le vent, ça va être un vrai carnage. »
Et il se met à rire comme un malade.
A chaque voyage : Son lot de conneries.
En 1789, il viole une manifestante. Heureusement qu’on est parti car des types armés de fourches nous couraient après. Mais la plus grosse frayeur fut lorsqu’un dinosaure à faillit m’écraser :
« Tu commences à me faire chier lui dis je, on ne peut aller nul part sans que tu fasses le con. »
Il faut que ça cesse cette vie de turpitudes et d’angoisses mêlées. Sans qu’il le voie, je programme une date dont il se souviendra tout le reste de sa maudite vie.
Arrivés à destination, je coupe le contact et mets le démarreur dans ma poche :
« Fumier, me dit-il, tu m’as ramené à ton époque. »
Je ne lui réponds pas ; me contentant de sourire d’un air malicieux :
« Fais pas le con ; merde, Donne moi une nouvelle chance. »
Je me lève calmement et vais de son côté. Il y’a un morceau de bois sur la route. Je le ramasse et « PAN » sur la tête.
Après l’avoir traîné vers un lieu isolé, je le ligote et par le moyen d’un téléphone, j’avertis la police :
« Salut petite merde et bonjours aux flics de ma part. »
Heureusement qu’il a un bâillon car ce qu’il tente de me dire ne doit pas être piqué des hannetons.
Qu’il est doux de respirer la tranquillité à une époque sans intérêt. Je décide de faire une pause dans mes voyages et jète mon dévolu sur 1965.
Je trouve un petit boulot à la campagne chez des cultivateurs en retraite qui ne me posent jamais de questions sur la drôle de machine qui est dans la grange :
« Dis gamin, t’as trait les vaches ?
- Oui monsieur Dupuis. »

Les mois s’égrènent paisiblement. C’est là, au cours d’un bal musette, que je connais Françoise. Qu’elle est jolie avec ses couettes et sa robe vichy !
6 mois après, c’est une demande de mariage. Comment faire pour lui dire la vérité ? Et mes papiers ; elle pourrait être mon arrière grand mère.
Non ! Tout ceci frise le ridicule :
« Je ne peux tout de même pas la jeter comme une vieille chaussette ? » Me dis-je.
C’est la nature qui me donne la réponse un soir d’orage :
« Gamin ! Viens vite. La foudre est tombée sur la grange. »
Je me précipite comme un fou et réussis tant bien que mal à sortir la machine :
« T’y tiens à ton tacot me dit le vieil homme.
- Comme à la prunelle de mes yeux ! »
Le lendemain, Françoise vient me voir. En voyant l’engin, je dois lui donner des explications. Elle me rit au nez mais quand je lui fais faire un court voyage, au retour, elle m’embrasse et me dit :
Mon amour, choisissons une année pour nous marier.
- Oui ! » Lui dis-je en buvant ses paroles.
Nous quittons avec un petit pincement au cœur nos deux gentils vieux et partons par une belle nuit étoilée vers de nouvelles aventures qui sont certes plus romantiques qu’avec l’autre fêlé qui doit en ce moment même croupir en prison.

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