nouvelles persos
nouvelles persos


Partagez cette nouvelle sur Facebook


La course dans le temps


Auteur : GRENET Ghislain

Style : Fantastique




Cela fait un an que nous sommes mariés. Un jour que je bricole dans mon garage, Françoise me dit :
« Chéri, que comptes tu faire de cette machine ? »
Elle est remisée dans un coin et me prend énormément de place :
« Je ne sais pas ma chérie ; peut être vais-je la démonter. »
Profitant que j’ai le dos tourné, elle monte sur l’engin et commence à tripoter les boutons. Me retournant brusquement je lui dis :
« Touche à rien ! »
Le moteur se met soudainement à démarrer. Je ne fais ni une ni deux et saute sur le siège passager. Le compteur semble fou et nous voici propulsés dans un espace temps inconnu. Enfin la machine s’arrête :
« Mais bordel, qu’est ce qui t’a pris de toucher au démarreur ?
- Excuse-moi mon chéri, je ne l’ai pas fait exprès.
- Peut être, mais maintenant il va bien falloir trouver le moyen de repartir. »

Je regarde le compteur et vois de marqué : « PERIODE INCONNUE »
« Mais qu’est ce qu’il raconte celui là ? » Dis-je en regardant ma femme.
A peine ai-je dit cela que j’entends quelqu’un :
« Qui êtes-vous ? »
Je me retourne et vois un être difforme affublé d’une tenue inconnue à ce jour. Il s’approche de mon engin et dit :
« Qu’est ce que c’est que cette saloperie ?
- Dis donc espèce de dégénéré, dit ma femme, on t’a pas invité à faire des commentaires sur… »
Elle n’a pas le temps de finir sa phrase que ce bestiau saisit la machine et la balance d’une force inouïe dans un précipice. Fou de rage, je lui dis :
« Espèce d’enc…, qu’est ce qui t’a pris de faire ça ? »
Il nous regarde avec des yeux injectés de sang et nous dit :
« Espèce de sales petites merdes, vous savez à qui vous parlez ?
- Ca, on s’en tape machin, nous ce qu’on veut c’est quitter ton pays à la con. »
Il se met à rire et me dit :
« Là, vous vous foutez le doigt dans l’œil tous les deux car ici vous êtes sur Tritanius et personne n’a jamais réussi à s’en évader ».
Je suis sidéré par ce que j’entends. Je n’ai pas le temps de réfléchir que d’autres bestiaux encore plus hideux arrivent et nous entraînent vers une destination inconnue dans un chariot en bois tiré par des animaux étranges.
Toute la journée est nécessaire pour arriver à destination. Nous traversons des contrées où des gens de type humains en haillons nous regardent comme des bêtes curieuses :
« Dégagez de là bande de rats ! » Hurle notre agresseur.
Nous arrivons enfin à notre point de chute ; et quelle chute ! Des animaux de toutes sortes sont en train de vaquer à leurs occupations dans une sorte de château qui est dans un état repoussant. Des chiens à têtes de porcs se disputent des restes humains sous les yeux goguenards de tous ces monstres :
« Le casse-croûte est arrivé à ce que je vois » dit un grand animal à notre tyran.
Notre geôlier regarde le monstre puis s’agenouille devant lui et lui dit :
« Majesté, ces humains sont entrés en fraude sur notre territoire ; c’est pour cela que je vous les ai ramené.
- Mets-les avec les autres, comme c’est de la viande fraîche, on peut la garder plus longtemps. »
Nous sommes emmenés manu militari dans une salle remplie de nos semblables.
Quelle infection lorsque nous entrons là dedans. Des excréments côtoient la nourriture faite d’une sorte de bouillie noirâtre que les gens se disputent comme des chiens. Soudain, un des leurs s’approche de nous et nous demande :
« D’où venez-vous ?
- D’un espace temporel inconnu pour vous ».
Il nous regarde de la tête aux pieds et nous dit :
« Nous n’avons que des hardes pour nous tenir au chaud ; donnez-nous vos habits.
- Quoi ! Tu rigoles, ça, tu peux toujours courir ».
A ce moment là, il fait signe à des hommes et la curée se fait sous les cris horrifiés de ma femme.
En 30 secondes, nous sommes dépouillés de tous nos vêtements sous les quolibets d’une foule survoltée. Un bestiau entendant ça arrive et hurle :
« Qu’est ce qu'il se passe là dedans ? »
Un vieil homme s’approche de lui et lui dit :
« Gardien, c’est Exénobis et ses hommes qui viennent de dépouiller les nouveaux. »
Voyant cela, il s’approche de nous et nous dit :
« Vous allez voir sa majesté immédiatement et on va bien voir qui commande ici ».
Sur ces belles paroles, il appelle d’autres gardes et c’est nus comme des vers que nous arrivons devant le trône de ce monstre :
« Pourquoi me ramènes-tu ces deux là Xékis ?
- Ils sont des fomenteurs d’émeute.
- Qu’est ce que tu me racontes ?
- Et bien voilà : La coutume veut que lorsque quelqu’un arrive à l’enclos, il se doit d’offrir une part de ses biens propres aux plus nécessiteux et ces deux là ont rechigné à le faire.
- Dis donc Truc, dis-je énervé, ils nous ont piqué toutes nos fringues et tu voudrais que nous ne soyons pas en colère ? »
Voyant cela, sa « majesté » nous dit :
« Espèce de petits trous du cul, vous ne croyez tout de même pas que vous allez changer les lois de mon duché ? Emmenez-moi ça au cachot ! »
Quel cauchemar lorsque nous arrivons là dedans ! Une odeur pestilentielle nous prend à la gorge. Une fois la porte de la cellule fermée, un de nos geôliers nous dit :
« Vous allez être aux premières loges pour assister au festin de ce soir ».
Qu’est ce qu’il voulait bien dire avec ce sous-entendu ?

Le soir venu, des monstres viennent avec des torches et illuminent toute la salle. Des êtres hideux arrivent ainsi que tout le « gratin » avec 3 hommes, 3 femmes et 3 enfants nus et enchaînés. Sur un signe de la main, « sa majesté » nous fait sortir et nous suivons cet étrange cortège. De lourdes portes noires s’ouvrent pour laisser entrevoir un lieu cauchemardesque. Des os de corps mutilés jonchent le sol recouvert de sang caillé. Au fond de cette immense salle, il y’a une grande table avec dessus des couverts qui semblent être en or. Juste derrière, il y’a une table en bois sur laquelle est accrochées des chaînes. Un vieux monstre s’approche du « souverain » et lui dit :
« Majesté, pouvez vous me faire une faveur ?
- Demande mon ami ; si je puis la satisfaire.
- Et bien voilà. Du fait de mon grand âge et que je n’ai presque plus de dents, pourrais je avoir du petit d’hommes car c’est plus tendre à mâcher ».
Le monstre le regarde en riant et lui dit :
« Mais tu sais, si j’ai ramené des gosses, c’est bien dans ce but. Tiens, pour te montrer ma grande bonté, je vais en faire découper un pour toi ».
Le vieux baise la patte de ce bestiau et un gamin est conduit puis allongé sur la table. Une fois qu’il est sanglé, le monstre fait signe à tous les vieux de venir et leur dit :
« Choisissez le morceau que vous voulez et le boucher va se faire un immense plaisir de le découper pour vous ».
Ce sont des yeux avides qui contemplent cette petite proie tremblante de froid et de peur.
Après que le choix est fait, le bourreau prend un petit couteau et commence à dépouiller le gosse qui hurle de douleur. Voyant cela, ma femme s’évanouie. En tentant de la ranimer je dis à l’un de ces monstres :
« Pourquoi ne le tuez-vous pas au lieu de le faire souffrir comme ça ? »
Il me regarde d’un œil étonné et me dit :
« Mais si on le tue, la viande va être froide et comme on ne peut pas manger de la viande cuite car nous serions empoisonnés, comment veux tu que l’on fasse autrement ? »
Je suis sur le cul d’entendre une telle réponse. Le plus affolant dans ce cauchemar c’est que tout le monde semble d’accord avec lui ; y compris les futurs « cannibalisés ».
On peut voir dès à présent les côtes du gosse à vif. D’un coup de hachoir, un bras puis le deuxième. Une sorte de médecin regarde de près et donne la liste des morceaux à débiter.
Enfin l’enfant tombe dans le coma et aussitôt c’est la curée. Les vieux se précipitent sur leurs « commandes » puis vont manger sur la table.
Toute la nuit, ils font ripaille. Sa « majesté » a droit au met de choix qui est le cerveau servi dans le propre crâne du supplicier. Il y’a du sang partout. Les viscères, la peau et les os de tous ces corps sont jetés aux chiens à têtes de porcs.
C’est tôt dans la matinée que nous sommes reconduis dans notre geôle.
Lorsque nous nous réveillons ma femme et moi, quelle n’est pas notre surprise de voir que nous sommes revenus à notre point de départ. Nous sommes vêtus de haillons et ma machine est à côté de nous :
« Qu’est ce qui s’est passé mon chéri ? Me demande ma femme. On a rêvé où quoi ?
- Ca m’étonnerait car vu les habits qu’on a, on a dû vivre ce cauchemar
- Comment sommes-nous arrivés là ? Me demande ma femme.
- J’en sais rien et puis je m’en fous, le principal c’est qu’on se barre d’ici ».
Nous ne faisons ni une ni deux et sautons dans notre engin. Je lance le moteur et enfin nous partons. 5 mn après, je décide de stopper la machine. Je regarde le compteur. A la vue de ce que nous lisons ma femme et moi, nous sommes horrifiés. Je tente de redémarrer mais le moteur n’a aucune réaction. Je regarde le paysage en quête d’un indice quelconque et nous entendons une voix nous dire :
« Qu’est ce que vous faites sur mes terres ? »
Nous nous retournons et…





nouvelles persos lecture aleatoire
lecture aléatoire




Multipanda - B'Resto Buro - Infoquizz - Refina - Solution Piscines - Solutions Banque - Yaca-Sudoku -