Balade océane



Nouvelle écrite par Eloïse dans le style Romantique



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Deux rayons malicieux avaient échappé à l’astre matinal pour venir, par les persiennes entrouvertes, taquiner mon réveil. Agacée, je me levais pour chasser les importuns. Envolé le sommeil, à travers l’interstice où se glissaient les mutins un coin d’azur avait happé mon regard.

Quelques petits nuages cotonneux et joufflus se prélassaient au soleil levant. Un couple de mouettes lascives se laissait aller passives au souffle d’un vent léger dont je percevais les senteurs marines.
Je n’avais plus qu’un désir, saisir à brassées ce bonheur du point du jour. Je sortis à la hâte pour savourer avec ferveur les délices d’un paradis tant attendu .....
Eblouie par la clarté, les yeux mi-clos, je me laissais glisser sur le sol, mes sens en éveil guidant ma découverte. C’est le vent qui, chargé d’embruns subtilisés à l’océan si proche et gorgé du parfum des grands pins frôlés sur son passage, vint le premier à ma rencontre.
Le soleil s’arrondissait, dardant ses rayons de miel sur mon corps qui s’alanguissait sous sa chaude caresse. Mes yeux, s’habituant à la lumière vive, découvrirent, par une trouée dans la pinède qui s’étendait face à moi, une haute dune blonde cachant jalousement l’Océan.

A quelques pas de moi, un sentier sinueux s’avançait vers la forêt et poursuivait sa course vers la colline de sable doré. Un irrépressible besoin de le revoir me poussa, sans plus attendre, à m’engager sur le petit chemin hérissé de plantes sauvages.
Sous mes pieds nus, la douce chaleur du sol sablonneux céda la place, dès mon entrée dans la futaie, à la fraîcheur craquante des aiguilles de pins. Le clair-obscur succéda au grand soleil. Un frisson de plaisir me traversa le corps.
Je progressais à pas lents, humant avec volupté l’air gorgé de parfums capiteux. Des frôlements furtifs me faisaient tourner la tête, des appels mélodieux traversaient l’espace sans pouvoir en identifier les auteurs .... Une vie secrète, discrète, palpitait et après tous ces longs mois de morne grisaille dans la ville sombre et triste, je me sentais vivre à nouveau.
J’avais atteint la dune que je me mis à gravir furieusement, reprise par mon impatience de le retrouver. Le souffle court, rompu par l’effort, je parvins au sommet. Brisée de fatigue et de joie, je tombais à genoux sur le sable chaud.
Il était là, somptueux, scintillant en camaïeu sous le soleil. Le cœur battant je le contemplais éperdue.
Une bourrasque d’air humide et salé me colla au corps le vêtement de nuit trop léger que, dans ma hâte, je n’avais pas pris le temps de changer. Sans plus y prêter attention, retrouvant les réflexes de mon enfance, je me jetais sur le sol pour débouler jusqu'à la plage. Le rire que je croyais à jamais oublié jaillit en cascade de ma gorge. Echevelée, la chemise enroulée autour de la taille, je terminais ma course folle le nez dans l’écume des vagues qui venaient bruyamment se briser sur la grève.
Mon arrivée fut saluée par une violente gerbe d’eau salée qui me plaqua au sol. Ce signe, telle l’invite d’un amant trop longtemps délaissé, attisa mon désir et je courus me jeter dans les flots.

Les vagues étaient belles, puissantes et me ramenèrent plusieurs fois au rivage comme jalouses de notre étreinte. Je luttais avec vigueur, heureuse de cette joute, même inégale, que je devais mener pour pouvoir goûter au plaisir ineffable de ces retrouvailles.

Quand un violent rouleau eut raison de mes dernières forces et me coucha sur le sable, je demeurais allongée, épuisée mais comblée, à savourer la douce langueur qui irradiait tout mon être. Comme après une longue nuit d’amour, assouvie, je m’endormis .... A mon réveil, fatigué par nos ébats, il s’était retiré au loin. Le soleil, haut dans un ciel d’outremer, brûlait la plage. Je m’étirais longuement tel un chat au sortir de sa rêverie, rajustais mon vêtement froissé et ... Sautais du bus, ouf ! ... j’avais failli manquer mon arrêt. Mais, ce soir, je poursuivrai mon aventure .........................

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