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Flamme du désert


Auteur : FILBLUZ

Style : Fable




Une terre était laissée à elle-même sans aucun ver pour la cultiver.

À force de solitude, elle perdit le sens des familiarités et se dit qu’elle serait amie du soleil et du vent seuls.

Elle se mit à flétrir rapidement ; sa surface se morcela et devint de plus en plus pâle, son sol fertile se changea en poussière, puis en sable sec.
Elle revêtit le manteau des intouchables, n’acceptant que quelques arbustes sombres aux branches tranchantes.

Le soleil dardait ses rayons qu’elle laissait pénétrer au fond d’elle-même.
Le vent également sollicité, assenait sa surface des coups destinés au sort des mécréants.
Elle devint une terre brûlante et entra dans un mutisme total.

Or loin de là, un ver qui avait quitté le jardin pour faire des études et qui s’était perdu dans ses livres, décida de ramener cette terre ardente à la raison.

On sait que les vers, naturellement enclins à la terre, n’abandonnent pas celle qui les a bercés, et ce ver en particulier était d’un curieux disposé aux voyages.

Il traversa terres et eaux, monts et vallées, et arriva enfin auprès d’elle ; dix ans s’étaient écroulées.

Quand il la vit valser si chaleureusement avec vents et soleil, il éprouva un vif frisson d’effroi, mais il dit, s’adressant à la brûlante : Je dois remettre un message à la terre, sauriez-vous où je peux la trouver ?

Étonnée, la terre voulut répondre mais ne sachant plus comment articuler les sons, elle fut sans mot.

Le ver posa de nouveau sa question, sans réponse, et tournant le dos il partit.

Il venait et repartait jusqu’au jour où elle dit enfin : Oui c’est moi !
Il dit qu’elle ne correspondait pas du tout à la description de celle à qui il devait remettre le message, et tournant le dos il partit.

Une année entière passa durant laquelle la terre s’irrita contre le vent qui soufflait trop fort pour entendre le ver parler, et aussi contre le soleil qui l’empêchait de voir son visage et lui demanda de faire un peu d’ombre ; elle reprenait petit à petit ses couleurs.

Je n’ai jamais douté de votre bonne foi, dit le messager en prenant la lettre de son ami arbre, écrite avant son départ du jardin, il commença à lire.





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