Un sombre cauchemar



Nouvelle écrite par Danièle FOURNIER dans le style Scènes de vie



Vous aimez cette nouvelle ? Partagez-là !
image3

Un de nos partenaires

MULTI PANDA
Création de sites internet
Site vitrine ou site sur mesure

Le vent souffle en rafales. Les feuilles des arbres jonchent le sol. Les branches se plient et cassent. Des arbres s’abattent sur les toits des maisons. La pluie déverse des trombes d’eau. Le tonnerre gronde. La foudre ne cesse de tomber ici ou là, allumant des feux que la pluie éteint. C’est un véritable déluge. Est-ce que je fais un cauchemar ou bien est-ce la fin du monde ? Je me serre contre mon mari qui continue de dormir. Alors, s’il n’entend rien, c’est qu’un cauchemar vient me torturer…

« Ce n’est plus le déluge de Noé, c’est celui avant lui ». Qui m’a chuchoté cette phrase ? Pourquoi ? Que veut-elle dire ? Les persiennes cognent. Les portes claquent. Je voudrais me lever pour tout calfeutrer, mais je suis paralysée de terreur dans mon lit. Je n’arrive même pas à réveiller mon mari. Mes yeux restent fermés ; il me suffirait de les ouvrir pour me rendre compte que tout est calme, normal. Mais telle une momie, je reste sans bouger pour aller jusqu’au bout de mon cauchemar. Des éclairs n’arrêtent pas de zébrer le ciel qui est d’un noir d’encre. Je sais qu’il fait nuit, mais tout de même ! La lune s’est cachée.

Mes lèvres s’ouvrent et se ferment sans qu’aucun son ne sorte. J’aimerais entendre le timbre de ma voix pour me rassurer, demander à Dame Nature d’arrêter cette tourmente, cette dévastation. Les rues se sont transformées en torrents. Comment puis-je le savoir puisque je suis toujours dans mon lit, tremblante ? Vraiment, cette nuit n’est pas pareille aux autres. Que faire ? Allons bon, à présent une panne d’électricité. Tous les réverbères sont éteints. Moi qui ai peur du noir… Il faut que je prenne sur moi, que je me raisonne. Je n’ai qu’à étendre ma main et allumer la lampe de chevet ; je saurais si chez moi, la lumière est toujours là. Mais moi comme une sotte, paralysée par la peur, je ne bouge pas. La pluie tombe de plus en plus forte. Je m’étonne de n’entendre aucun bruit de voitures ou de motos. Que ce cauchemar cesse ! Que tout redevienne normal…

De douces caresses sur mon bras « le petit déjeuner est prêt, ma chérie ». Je mets du temps pour émerger, j’ouvre enfin les yeux et j’aperçois mon mari qui, comme tous les matins, me réveille pour déjeuner. Alors, je craque… Je ris et je pleure en même temps. Mon mari me regarde, inquiet. Je finis par me calmer et d’une voix interrogative, je lui dis : « Y-a-t-il eu un déluge avant celui de Noé » ? C’est à son tour d’avoir peur, il me prend dans ses bras, me berce comme un enfant : « Tu as dû faire un drôle de cauchemar. Tu n’as pas arrêté de gesticuler et de geindre ».

J’éclate de rire, moi qui croyais ne pas pouvoir bouger le petit doigt…

« Allons déjeuner, je te raconterai. Tu aurais pu me réveiller, ça m’aurait évité cette nuit de ténèbres ». Et de mauvaise foi, j’ajoute : « Vraiment, ce n’est pas gentil ».

image1

Lecture aléatoire

Envie de flâner au fil des pages et de découvrir des récits, des histoires et des personnages au hasard, c'est par ici.



Merci à nos partenaires

Les partenaires qui soutiennent Nouvelles-Persos nous permettent d'y consacrer du temps, et donc de gérer le site dans l'intérêt des auteurs et des lecteurs.
Merci à eux.

Actualités

Mises en ligne, news, infos...


Statistiques

Nouvelle-Persos

Une nouvelle est une oeuvre littéraire proche du roman, mais qui s'en distingue par sa brièveté, le petit nombre de personnages, la concentration et l'intensité de l'action, le caractère insolite des évènements contés.