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Une randonnée bien préparée


Auteur : Peter de Paris

Style : Aventure




Cette randonnée officieuse était en fait un repérage. Nous devions trouver quelles villes reliées entres elles pour notre activité de l’été 2013 ( qui deviendra la randovélo Nantes / Saumur — Saumur / Nantes ). Ce tracé a eu lieu du 1er au 8 mai 2013. Il y avait trois participants de base Flavien, Ivan et moi, nous devions aussi rencontrer un couple d’amis sur la route ( Sylvain et Aurélia partis tranquillement quelques jours plus tôt ) pour manger un bout avec eux. Ivan venait de Chambéry, Flavien et moi de Paris, et pour des raisons de prix de billets de train nous décidons de nous retrouver à Nantes à 16 h 00, d’aller jusqu’à Saint-Nazaire par l’Eurovélo 6, cela faisait une cinquantaine de km ( un bon échauffement pour la suite du trajet ), puis, à partir du 2 mai, prendre la direction de Nevers ; mais bien des péripéties nous attendent sur ce trajet :-) .


Mercredi 1er mai 2013 : Nantes / Saint-Nazaire

Notre train partait vers 12 h 30, je file chez Flavien. Nous prenons ses affaires et filons en direction de la gare Montparnasse. Sur la route je ne sais pas trop comment il s’est débrouillé mais Flavien s’est cogné le genou sur une bite en béton et s’est fait super mal ( cet incident aura une conséquence le lendemain ). Après avoir failli être renversé par un autocar au bout de la rue de Rennes, nous finissons par arriver à la gare. Nous empruntons le quai vers notre wagon lorsqu’un contrôleur dit à Flavien que s’il n’avait pas de housse, le vélo resterait sur le quai… Heureusement, je suis là :-) Nous avons pu rentrer les deux vélos dans la mienne :-) Ivan nous appelle peu avant notre départ pour nous dire qu’il pleut des cordes à Nantes, nous espérons que ça va se calmer. Le voyage se passe bien, à notre arrivée il ne pleut presque plus nous appelons Ivan en lui expliquant que nous nous avons pris le mauvais train au final, nous lui disons que nous sommes descendus à Angers, nous rejoignons Nantes par l’Eurovélo 6 il n’y en aurait pas pour longtemps… Que c’est drôle d’entendre un gamin chouiner… « Mais, vous êtes vraiment que des grosses merdes…. » « Je suis là depuis 11 h 00…. » Je n’ai qu’une chose à dire : Armstrong peut aller se rhabiller car nous avons fait Angers / Nantes en 5 minutes et avec des sacs sur le dos :-)

Ivan était chargé comme une bourrique, ça tombait bien, nous, on avait presque rien ramené…

Il est 17 h 00, on commence à suivre la piste cyclable, faisons quelques km puis je ne sais pas trop comment ni pourquoi nous ne la retrouvons plus, car piste cyclable est un bien grand mot, il s’agit surtout (entre Saint-Nazaire et Nantes) d’un tracé cyclable…. Je sors alors ma carte magique nous ne sommes pas très loin, mais, un petit truc attire mon regard… Le ferry du Pellerin ( nous le savions déjà mais, ce que nous n’avions pas prévu c’est qu’on était le 1er mai ) Nous reprenons donc la route puis prenons la bonne direction A l’entrée du village où nous devions prendre ce ferry une personne âgée à sa fenêtre hurlait aux voitures et aux vélos passant par là avec son superbe accent « Y a pas de bac » …. Nous apprenons que le seul jour de l’année où ce bateau ne fonctionne pas c’est le 1er mai. Un peu démotivé de cette nouvelle, nous demandons donc à quelqu’un comment faire pour se rendre à Saint-Nazaire. Un peu étonnée, cette femme nous répondit qu’il fallait passer par « Saint-Étienne-de-Montluc » ( non, ce n’est pas une blague c’est vraiment le nom de cette ville. J’entends d’ici vos réflexions, et je vous réponds que c’est mal de se moquer :-D ) Nous prenons donc la direction indiquée et là, là, c’est le drame… nous aurions pu traverser la Loire à la nage au Pellerin, on aurait sans doute été moins mouillés que sous cette pluie torrentiel, qui en plus d’être intense était de coté… Il est 19 h 00 et nous commençons à douter de la suite de notre première étape Nous décidons alors de nous arrêter pour regarder la carte ( qui mourut noyée ce jour là d’ailleurs ) et de suivre un chemin nous emmenant sur une route assez large menant à Saint-Nazaire. La pluie ralentit jusqu’à cesser au bout de quelques minutes. Sur la route je vois dans une maison un peu de lumière et une porte ouverte avec une silhouette d’homme sur le pas de la porte. Par acquis de conscience je demande à l’habitant si la route était la bonne. Nous avons eu la chance de rencontrer la caricature parfaire du campagnard… Accent, dégaine, regard… Après une petite explication rapide de sa vie :-) il nous dit avec sa grâce naturelle, « oh ben vous continuez sur 15 km là vous tomber sul el flevue, et puis là vous suivez lè Louaaare , vous arriverez à Snazaire ». Nous décidons donc de suivre ce chemin si bien vendu par notre ami. Malgré qu’il ne pleuve plus, l’état de nos vêtement et la peur qu’il repleuve, nous fait opter pour l’option hôtel plutôt que de se rendre dans le camping de St Brévin-les-Pins comme il était prévu, J’appelle notre sauveur Manu pour qu’il nous dégote une adresse d’hôtel. Une fois réservé nous nous sentons tout de même plus sereins. Avoir une bonne nuit dans un lit bien chaud pour partir sur de bonnes bases. Nous arrivons effectivement au bord de la « Louaaare ». Nous rentrons en suite sur une sorte de zone industrielle portuaire ( à 15 km de Saint-Nazaire c’est étrange :-) ) Nous parcourons quelques bornes, je n’ai pas souvent vu d’aussi grosses structures et malgré que la nuit soit tombée, les lances flammes de la raffinerie de « total » nous éclairent, je n’avais jamais vu cela avant, c’est intéressant. Nous sortons de la zone et là, le sort doit s’en doute s’acharner contre nous… Que se passe t il ? Eh bien, une belle voie rapide :-) Nous regardons notre carte ( plutôt ce qu’il en reste ) et deux options s’offrent à nous : 1 ) Prendre la voie rapide sur 2 km, 2) faire un retour arrière de 30 km pour reprendre une autre route…. Après un rapide calcul , la voie rapide sur 2 km nous sembla la meilleure solution. Sur cet axe nous étions soutenus par les klaxons des camions qui devaient sans doute nous encourager :-) La sortie que nous devions prendre était indiquée à 500 mètres lorsque je sentis soudain comme un ralentissement. Cette fameuse sensation de recevoir tous les chocs de la route et de pédaler sans presque avancer… Pas de doute, j’ai l’arrière à plat. Super… Bon, pas grave on va pas s’arrêter sur la voie rapide ! Une fois sortie nous voyons de suite au loin le panneau lumineux de notre hôtel. Je décide donc de finir l’étape le pneu crevé ( c’est bizarre ça me rappelle des souvenirs « Paris / Chambéry étape Dijon / Bourg-en-Bresse » ) On se demande si on aura quelque chose à manger, car sur la route bien évidemment nous n’avons rien trouvé d’ouvert. Le Mc DO est allumé, Ivan et Flavien s’arrêtent pour prendre un petit quelque chose quant à moi je vais à l’hôtel pour payer et réparer ma crevaison. À peine arrivé dans la chambre je reçois un appel d’Ivan me disant « Peter, y a mon porte bagage qui s’est cassé la gueule »… Journée de merde… Je le rejoins à pied le restaurant est à 150 mètres du formule 1. Effectivement son porte bagage est à la renverse, une de ses fixations a lâché, après un petit fou rire nerveux m’arrive alors une peur rétroactive, que serait il arrivé si cela s’était passé sur la voie rapide ? C’est là que je me rappelle que les cyclistes confirmés, ont certes acquis des réflexes de sécurité, mais ne sont pas à l’abri d’une panne mécanique. J’espère que la réponse à la question que je me suis posé ne trouvera jamais de réponse. Flavien, n’est pas là, le Fastfood ne servait plus qu’au Mc Drive, il a donc été dans une pizzeria juste à coté. Avec Ivan nous rentrons à l’hôtel, lui sur le vélo moi avec le porte bagage dans les mains.

Arrivés dans la chambre nous attendons Flavien comme le loup attendait l’agneau dans les fables de La fontaine. Je fus un peu déçu de la taille des pizzas qu’il nous a ramenées :-( Mais bon… Après ce gavage, j’hésite à réparer mon pneu, mais décide de remettre ça a demain matin, une petite douche et au dodo…


Jeudi 2 mai 2013 : Saint-Nazaire / Nantes

Debout 08 h 00 pour moi, je vais au petit déj, le mini repas de la veille au soir m’a clairement laissé sur ma faim après avoir été dévaliser le buffet. Je retourne dans la chambre vers 08 h 45 Ivan et Flavien se lèvent partent manger, pendant ce temps je m’occupe de réparer ma machine. Enfin, j’essaie… Pourquoi j’essaie, est-ce mes capacités à changer une chambre à air qui sont à revoir ?… Non, mon pneu est fendu en deux sur 50 cm… Pas de doute, pas le choix, je dois changer le pneu. Je vais voir la femme de l’accueil pour lui demander si un magasin de sport se trouve à proximité. Il semblerait que oui, il y a Intersport, à 800 mètres, il est 09 h 00 je prends le vélo de Flavien et file jusque là-bas. Le magasin est là, bien entendu, il n’ouvre qu’à 10 h 00. Je regarde en direction d’un centre commercial qui lui semble ouvert. Effectivement, la chance semble revenir doucement, mais ne crions pas victoire trop vite. Vendent-ils des pneus ??? Oui !! Alléluia, je rentre à l’hôtel pour changer ce maudit bout gomme. Flavien se demande si ça ne vaudrait pas le coup d’aller à Intersport pour faire réparer le porte bagage d’Ivan plutôt que de le bricoler comme nous comptions le faire. Remarques pertinentes, nous allons prendre un peu de retard, mais au final ça nous évitera peut être de nous arrêter pour rebricoler, et puis au moins on aura l’esprit tranquille. Le temps qu’il fasse l’aller retour il est 12 h 00 lorsque nous partons. S’en suit alors un tour de manège somptueux autour de Saint-Nazaire, Nous tentons de trouver le pont, mais personne ne nous indique la même chose, Nous appelons Sylvain pour voir si lui sait comment faire. Nous ne connaissons pas suffisamment la ville, les indications qu’il nous donne ne nous sont pas utiles… Il est 14 h 30 lorsque nous empruntons la bonne route. Je vois le pont au loin, je me dis qu’il s’agit d’un véritable chef d’oeuvre architecturale, il semble tout droit sorti d’un épisode de star trek. La forme qu’il a est simplement « pas de mot »…

Nous prenons la petite voie cyclable sur le coté du pont, si ça n’est pas la piste cyclable la plus dangereuse du monde on en est pas loin. Ivan et moi arrivons de l’autre coté de l’estuaire. Nous nous retournons, Flavien n’est pas là… ! Des centaines de questions trottent dans ma tête… Que lui est il arrivé ? S’est il fait renversé ? A t il crevé ? 3 minutes après alors que je m’apprêtais à prendre la piste à contre-sens je l’aperçois au loin ouf ! Il a été un peu semé sur le pont, rien de bien grave. Nous voilà face au premier panneau indiquant la première partie de l’Eurovélo 6 « La Loire à vélo ». Nous suivons la piste lorsque Flavien nous dit « C’est bizarre, on est sur l’Eurovélo 6 et il pleut pas ! » En effet c’était bizarre, mais rassurez vous, ce répit ne va pas durer longtemps. Nous arrivons à un croisement, et là nous nous rendons compte que nous sommes vraiment de simples bêtes de sommes. Il y avait deux panonceaux, le 1er indiquait « La Loire à vélo Tracé temporaire à gauche », l’autre, « Piste cyclable (pas temporaire) à droite » mais qui dit piste cyclable ne signifie pas nécessairement Eurovélo 6. Nous prenons alors le chemin nous semblant le plus adapté ( donc nécessairement le mauvais )… Nous faisons 5 km et nous arrivons auprès d’une espèce de canal longé à gauche par un petit chemin de terre qui lui même était longé d’une petite butte. Nous passons donc sur cette petite route qui au fur et à mesure que nous avançons se transforme en chemin sauvage, puis en marécage, une des phrases d’Ivan : « Si ça se trouve on se fait chier ici alors que de l’autre coté (derrière la butte), y a du goudron » Pas faux, mais après vérification le marécage à un semblant d’autoroute en rapport avec la vision indescriptible que j’ai à ce moment là. Au bout d’un ou deux km, nous passons près d’un petit pont passant au dessus du canal, n’étant clairement pas sur la bonne route, nous prenons la décision de couper à travers champs pour rejoindre une départementale située à 200 ou 300 mètres. Nous arrivons à avancer sur nos vélos, malgré que ça ne soit pas très agréable, nous n’avons pas trop de difficultés. Puis arrivons sur une partie complètement inondée digne des marécages de Camargue ! Et bien entendu avec nos vélos impossible de rouler dans une boue aussi épaisse. Je fus le premier à poser le pied par terre. Ivan quant à lui, ne fait pas les choses à moitié, se sont les deux pieds qui découvrent le milieu aquatique. Flavien fut le troisième, mais lui le posa dans un trou d’une trentaine de cm et avait de l’eau boueuse jusqu’au genou. Avez-vous déjà vu le diable vous regarder en face ? Je vous assure que ça n’est rien en rapport au regard qu’avait ce pauvre Flavien lorsque son pied toucha le sol et se rendit alors compte qu’il s’agissait non pas du sol, mais d’un trou.

Je crains malheureusement que ce fut le déclic qui décida alors de la fin de son voyage à nos cotés.

Arrivés sur la route, nous allons vers la direction qui nous semble la bonne (cette fois-ci nous avons eu raison de suivre notre fameux instinct, comme quoi les choses changent). Arrive un rond point indiquant Nantes 50 km. Nous nous arrêtons alors quelques minutes pour consulter un des morceaux de notre carte. Eh bien, il s’agit d’un des cotés partagé de l’Eurovélo 6 que nous allons prendre. Avant de repartir Flavien nous dit alors qu’il reprend le train à Nantes pour Paris. Il en a marre et de plus il a mal au genou suite à la collision d’hier sur le chemin de la gare Montparnasse. Préparant une course de 100 km il préfère arrêter les frais là. La route fut longue et assez silencieuse, Ivan et moi étions déçus de voir partir notre camarade, même si au fond nous le comprenions un peu. À 30 km de Nantes nous nous arrêtons pour boire un coup. Flavien nous tend alors sa bouteille mais, nous avions déjà bu et donc n’avions plus soif, il dit alors en renversant le contenu, « oh comme ça je serai plus léger »:-?

Rigolo non ! Nous arrivons au Pellerin, la ville du fameux ferry que nous n’avons pas pu prendre la veille. Il y avait quelques marches à descendre avant d’arriver au quai d’embarquement, Flavien et moi arrivons assez facilement à arriver au bas de cet escalier. Ivan, avec son vélo ultra chargé, ben, il se démerde :-) J’ai fait semblant d’aller l’aider une fois arrivé en bas. :-)

Nous rentrons sur ce bac fluvial, le voyage sur la Loire est sympa, elle est encore très large sur ce point du fleuve très près de l’estuaire. Nous reprenons donc la piste où nous l’avions quittée 24 heures plus tôt, le voyage jusqu’à Nantes se passe sans véritable tracas, vu que nous connaissions le chemin. Nous déposons Flavien à la gare avec un petit pincement au cœur il faut bien le reconnaître. Le prochain train partait 25 minutes plus tard, il restait des places, avec Ivan nous avons un secret espoir que Flavien se retourne vers nous en disant, en fait je reste là ! Mais, la sortie du ticket SNCF de la borne automatique anéantissait nos dernières espérances.

Sortis de la gare nous avançons vers l’Eurovélo 6. On se dit que l’on va essayer de trouver un coin où poser notre tente à une dizaine de km de Nantes. Arrive la sortie de la ville, où nous nous retrouvons sur une piste cyclable digne de mes plus beaux rêves, de la verdure partout autour de nous, du goudron fraichement posé, Flavien vient de partir, ça se sent, la chance revient vers nous. :-)

Après un repas bien mérité nous partons nous couchés, certes pas bien propre, mais que voulez-vous, le camping sauvage a ses inconvénients :-)


Vendredi 3 mai 2013 : Nantes / La daguenière

Le réveil n’a pas encore sonné ; se sont les oiseaux qui nous ont réveillés. Il est 07 h 00, nous nous levons, remballons, et commençons notre petit déj. Le paysage, est vraiment radieux, je ne sais pas encore comment sera le reste de la piste, mais je dois avouer, que cette portion est simplement, le paradis du cyclo. Je m’aperçois alors que nous avons deux tentes 2 personnes, puisque à la base, nous devions être 3, bon, c’est un petit surplus qui n’est pas dramatique, sans compter, que Flavien nous avait proposé de la prendre avec lui, nous n’avions qu’a sauter sur l’occase…On appelle Sylvain, ils ont dormi à Saint-Florent à une cinquantaine de km de là où nous sommes. On pense les rejoindre pour midi. Il est 08 h 00 sac sur le dos et en avant. La piste se change assez rapidement, mais reste vraiment très agréable, nous avons à notre gauche une voie de chemin de fer elle même longée par (ce qu’on pense être) une ancienne carrière, à notre droite la Loire, la piste est un peu moins bien goudronnée que celle à coté de laquelle nous avons passé la nuit, mais reste de très bonne qualité.

Nous faisons quelques arrêts photos, puis arrivons dans un petit village d’où le nom m’a échappé, là, plus de panneau Eurovélo… Bon, il y a des cyclos partout, nous retrouvons assez rapidement la bonne route. Nous prenons alors une suite de petits chemins partagés, puis arrive un mini carrefour, perdu au milieu de la cambrousse. Il est 11 h 15, plus de panneau Eurovélo, et là, les cyclos, ben y en a plus. Nous décidons de suivre la route principale, nous la parcourons sur 5 / 10 km avant de nous rendre compte qu’il ne s’agissait certainement pas de l’Eurovélo 6. Il me revient alors le souvenir d’un croisement, 5 km avant le mini carrefour, où il n’y avait aucune indication particulière, serait-il possible, qu’il ait fallu bifurquer ici ? N’étant de toute façon pas sur la bonne route, nous n’avons pas vraiment d’autres options, le second chemin sur le petit carrefour n’emmène à priori que sur une propriété privée. Nous repartons dans l’autre sens puis arrivons à ce petit croisement, où effectivement il y avait un panneau « Eurovélo » pour les cyclos allant vers Nantes. Deux solutions, soit notre panonceau a été frauduleusement enlevée, soit lors de la pose, les ouvriers se sont dit, « boh, pas la peine de le mettre là, c’est évident, que faut passer par ici » J’espère que la première option est la bonne. Il est 13 h 00, nous arrivons à St Florent, nos amis avaient déjà parcourus quelques km, nous les appelons, ils commençaient à s’impatienter, et surtout, ils ont faim :-) Nous reprenons la piste qui cette fois-ci suit les quais qui nous emmènent sur une départementale assez roulante ; nous avons pu nous défouler en appuyant à fond sur les pédales sur une dizaine de km. Nous arrivons dans la ville (dont j’ai perdu le nom) où nous attendaient Sylvain et Aurélia qui commençaient leur déjeuner aux bords de la Loire. N’ayant pas de pain, je demande où se trouve la boulangerie, en ayant acheté un petit bout en arrivant Sylvain m’indique le lieu, j’arrive devant une boutique, fermée entre 12 h 00 et 15 h 00 :’-( Bref, is not grave, nous ferons sans. Je reviens vers mes compagnons. Nous avons pu discuter un peu de tout et de rien, rigoler un bon coup sur nos péripéties à répétition. Le repas terminé, nous allons nous installer sur la terrasse d’un café pour boire un petit coup avant de repartir. Nous faisons la route à 4 pendant quelques heures. Nos deux amis devant se rendre chez quelqu’un à une dizaine de km de l’Eurovélo 6, nous nous séparons aux alentours de 15 h 30 et repartons Ivan et moi vers Angers. Il est 17 h 30 lorsque nous voyons un panneau nous indiquant de contourner le fleuve, il semblerait que nous ne passions pas par la préfecture du Maine et Loire, l’Eurovélo 6 bifurquant soudainement vers le sud. Nous suivons les indications qui, nous amène sur une piste cyclable inondée (la première d’une longue série :-( ), due à la cru de la Loire.

L’eau n’est pas très profonde, je peux passer en roulant, Ivan quant à lui préfère enlever ses chaussures et chaussettes et me dit alors une phrase qui aujourd’hui encore me fait rire « Eurovélo 6 mon cul, ils auraient du l’appeler Europédalo 6 ». Une fois rechaussés, nous avançons sur quelques km pour arriver sur une ville qui se nomme « Les ponts de Cé » commune constituée d’une série de petites îles, une légende dit que la ville aurait du s’appeler « Les ponts de César » en hommage au premier conquérant ayant construit des ponts reliant ces ilots, mais que l’on ne sait pas pourquoi le « SAR » n’auraient pas été écrits, légende urbaine ou réalité ? Nous décidons de nous arrêter là pour manger un morceau, nous trouvons sans mal une boulangerie, qui nous indique gentiment une petite épicerie en nous disant qu’il faut nous dépêcher car elle ferme bientôt. Nous trouvons la boutique qui n’était guère garnie. Nous pouvons trouver des pâtes, un peu de viande mais pas de confiture pour le lendemain. Nous demandons gentiment cette denrée à l’épicier qui nous regarde avec un air soupçonneux, zieute derrière lui et nous dit d’une petite voix « Si vous voulez j’ai de la confiture Abricot, mais, c’est fait maison. Euh, non pas abricot, Pêche abricot » De quoi avait il peur ? Bonne question ; j’espère ne pas avoir enrichi un dealer de confiture. Bref nous acceptons son offre, que nous aurions du refuser, car arrivés à la caisse la fille de l’épicier nous dit « Ah, vous avez acheté la marmelade d’orange » … ! Oui, oui, de la marmelade d’orange… L’épicier nous regarde tout penaud en nous disant, « euh, oui, euh, c’est ça de l’orange » Ne nous laissons pas emporté par la colère…C’est peut être bon (Vous aurez la réponse demain matin) Nous nous installons pour diner sur une aire de pique nique en face de cette épicerie. Lors de son départ l’épicier situé à une cinquantaine de mètres nous hurle « Alors elle est bonne la marmelade ? » « Oui très merci répondons nous en coeur» Puis Ivan me dit « Mais, il est con ce mec, il est 19 h 00 ». Le repas terminé nous repartons en quête d’un coin où planter notre tente, nous passons plusieurs villes où nous ne trouvons absolument rien de valable ; soit trop près de la route soit trop éloigné de l’Eurovélo 6. Nous arrivons finalement sur la ville de Daguennière où nous trouvons devant un entrepôt abandonné une place parfaite. Nous plantons la tente et allons nous pieuter, il est 20 h 15. Nous avons eu la bonne idée de laisser par terre un petit peu de nourriture (fruits…) et les deux heures qui ont suivis ont été un défilé d’animaux sauvages auprès de notre tente. Nous sortions à chaque fois pour les chasser mais faisant déjà nuit et ces aliments se mariant parfaitement avec l’herbes nous entourant, nous ne savions pas ce qui attirait ces bestioles. Nous prenons donc la lampe frontale et découvrons alors l’objectif de tous ces pauvres bêtes affamées :-) Bizarrement, ils n’ont pas touchés à la marmelade.


Samedi 4 mai 2013 : La daguenière / Savonnière

Il est 07 h 00, nous sommes déjà debout, cette nuit il a beaucoup plut, la toile de tente est trempée, nous la laissons sécher au soleil le temps de prendre notre petit déj. Le fameux test de la marmelade arrive à grand pas. Nous prenons un morceau de pain et étalons dessus cette onctueuse texture emmenons cela à notre bouche… Lorsque mes papilles gustatives ont détecté cette mixture, elles m’ont automatiquement transférées ( via sans doute des hormones d’urgence ) un ordre de recracher de suite cette potion radioactive. Je ne sais pas si quelqu’un qui n’est pas affamé peut manger cela avec plaisir. ( Quelques mois plus tard on demandera à Ivan, mais, où peut on étaler cela pour que ça soit meilleur, et il répondra « Sur le goudron » avis que je partage :-) )

Bref, pas de confiote ce matin, nous ne sommes plus très loin de Saumur, nous prenons la route vers 09 h 00, et pour le coup avons tout notre temps, nous n’avions plus de rendez-vous, Sylvain et Aurélia étant derrière nous, nous n’étions plus pressés. Nous arrivons à un croisement nous indiquant Saumur par deux chemins Par la route 6 km, par la piste cyclable 9 km, bien entendu nous empruntons l’Eurovélo, mais pas longtemps. La cru a complètement inondée le passage, tant pis nous passerons par la route, elle n’est pas très passante, de plus nous recroisons un des panonceaux de la Loire à vélo au bout de quelques km. Nous arrivons dès lors sur la partie la plus montante de ce parcours, passons par les « banlieues » Saumuroises qui sont des petits bourgs de campagnes bien verdoyants. Pour arriver enfin sur la ville de Saumur qui est réellement magnifique tant au niveau architecturale que des paysages. Nous nous arrêtons pour nous acheter deux trois babioles à manger ainsi qu’à l’office de tourisme pour prendre une carte de la portion Eurovélo 6 où nous sommes. Après ces deux arrêts nous continuons donc à suivre notre chemin qui nous emporte dans une montée sinueuse, avec de chaque cotés de cette petite route, des remparts, c’est superbe. Nous arrivons en haut de ce petit monticule :-) … Et, encore une fois plus de panneau Eurovélo. Bon, ben on va redescendre :-) Comme la veille un des panneaux Eurovélo indiquait la direction pour les cyclos venant du sens opposé au notre, que donc nous n’avons pu voir. Bon, ça n’est pas grave, que peut-on y faire ? On continue, nous voyons alors deux indications, Direction Rigny-Ussé par les berges ou par les collines. Bien sûr nous avons choisis les collines, mais par obligation :-), nous avions tout d’abord pris l’option facile, les berges ; nous avancions sur quelques km, puis arrivés au bord du fleuve :-) Demi-tour, la route est inondée. Pas le choix, on va passer par l’autre coté. Nous voilà reparti vers ces buttes qui nous étaient à priori destinées. Cependant, nos efforts furent 1000 fois récompensés, je ne sais pas comment est la piste sur la Loire, mais cela m’étonnerai qu’elle soit aussi belle, et qu’elle offre un paysage aussi magnifique. Nous grimpons jusqu’à arriver sur une aire de pique nique avec vue sur le château de Saumur et sur la Loire. Manu déprimant un peu tout seul à Paris nous lui dédicaçons un film alors qu’il est au téléphone avec Ivan, pour lui montrer un peu le bonheur que nous vivons en ce moment.

Nous mangeons les quelques provisions que nous avons, et décidons pour ce soir ( histoire que l’on ne nous sente pas arriver à plusieurs km ) de s’arrêter dans un camping, prendre une bonne douche. Le seul à une distance suffisamment honorable est celui de Savonnière, cela sera notre étape. Nous continuons donc notre périple. Sous le soleil, nous suivons le fleuve sur quelques km puis bifurquons en direction des terres ; Nous sommes dans le terroir, ça c’est clair :-) . Tout se passe bien, lorsque, nous avons une vision, qui nous fit écarquiller les yeux, vu la région. Nous arrivons sur une descente « attention » à 20 %. Après l’avoir descendu, nous nous disons tout naturellement, bon, allé, on se la monte celle-là… Eh oui, je sais, la connerie, on l’a, ou on l’a pas :-) ( Nous avons du faire un petit film devant le panneau indiquant le pourcentage de la côte :-) ) Après cette petite épreuve, nous redescendons. Comme le premier jour près de St Nazaire nous avons le choix entre un panneau Loire à vélo temporaire ou bien Piste cyclable et encore une fois nous nous trompons de direction, et partons pour un petit tour de manège de deux heures :-( Pour nous retrouver alors en face du panneau qui indiquait côte à 20 % et nous rendre compte au bas de celle-ci que nous avions vraiment un œil bien peu aiguisé.

Bon, ça n’est pas extrêmement grave, il est 17 h 00, nous prenons désormais la bonne route. Nous n’avons plus vraiment de problèmes sur cette étape, nous arrivons sur la ville de destination et le destin nous joue encore un petit tour de cochon, il est 19 h 00 lorsque nous arrivons devant le camping, la piste est nickel, mais, nickel, et, à croire que c’est un fait exprès, 5 mètres après l’entrée, la piste est complètement inondée… Histoire qu’on balise bien jusqu’à demain en se disant, mais par où allons nous passer ? La femme qui s’occupe du camping est très gentille, nous avons droit à l’emplacement situé à coté des douches :-). Une fois lavé je me sentis soudain revivre. Nous nous préparons notre petite tambouille, il est 21 h 00 lorsque nous rentrons sous la tente.


Dimanche 5 mai 2013 : Savonnière / « Entre chailles et St-Gervais-la-Forêt »

Comme d’hab. debout à 07 h 00, Ivan, a réussi à trouver pour dormir le seul caillou du camping, et bien entendu, plutôt que de me dire « Peter on bouge la tente, je suis sur une pierre », Eh ben il n’a rien dit… :-( Bon, allé, on boit le café, on prend un petit déj on remballe et en avant, on repart. Nous ne sommes pas très sûrs de nous, que nous réserve cette journée, allons nous trouver un chemin en sortant du camping. Heureusement, le fleuve n’est en cru que sur une cinquantaine de mètres, la piste ressortie de sous l’eau et suivons la Loire jusqu’à Tours, ville dont je ne ferai pas la critique… Nous allons en direction d’un centre commercial pour acheter quelques denrées, croyez moi si vous le voulez, mais, il était fermés le Dimanche, je vous rappelle la ville où nous étions, il s’agit de Tours, dans l’Indre et Loire. Bon, on n’a plus rien à grailler, on espère qu’un petit truc est ouvert. Nous finissons par trouver une supérette où il faut montrer sa black card pour rentrer :-) Nous avons acheté du coup la nourriture pour le midi le soir et le lendemain matin… Nous avons du laisser un de nos bras pour pouvoir sortir :-) Bon, on avait qu’à prévoir. Nous reprenons la route, jusqu’à retourner les sur les bords de la Loire, ou, nous avons du ruser pour éviter le coté inondé. On est passé par une espèce de sentier que même Indiana Jones se serait refuser à prendre.

Nous voilà sortis de la partie inondée (pour le moment), malheureusement, tous les 6 ~ 7 km nous avons droit à une petite partie de patauge dans la Loire :-)

Nous espérions arriver à Blois ce soir là mais, tous ces arrêts pour contourner ou passer le fleuve nous retarda énormément, nous nous arrêterons donc à une dizaine de km de St Gervais La forêt sur un énorme champ. Une bonne journée, qui nous rempli la tête de souvenirs. Nous ne nous sommes pas perdu aujourd’hui, mais, à croire que je ne sais quel dieu nous en veut, car, même sans s’égarer nous nous sommes retardés.


Lundi 6 mai 2013 : « Entre Chailles et St-Gervais-la-Forêt » / Gien

Nous nous levons et remballons la tente, avant de prendre le petit déj. Nous reprenons la route, et savons désormais que nous allons trouver d’autres portions inondées et sommes donc psychologiquement prêts. Nous arrivons à Blois très vite, il y a une brocante géante ainsi qu’un petit marché alimentaire sur le tracé de l’Eurovélo. Cela nous retarde nécessairement un petit peu, mais donne un petit charme à notre parcours. Ivan en profite pour acheter quelques cartes postales. Et moi un peu de charcuterie sur un des stands. Il est 10 h 45, et il nous reste 80 km jusqu’à Orléans. Nous passons par des coins sympathiques, mais, je ne sais pas si c’est parce que toutes les berges de la Loire se ressemble, ou tout simplement si ce coin là est moins joli que celui entre Nantes et Saumur, mais, nous avons moins de plaisir qu’au début de notre parcours à admirer le paysage. On se dit alors, je ne sais pas trop pourquoi qu’il serait bon de ce faire un Flunch, histoire de dévaliser le buffet à volonté mais, le seul que nous aurions pu croiser nous aurait fait faire un détour de plus de 10 km, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un parc, à une dizaine de km de Blois. Je ne sais pas pourquoi, mais cette fois ci, en repartant, Ivan et moi avons droit à un coup de barre monstrueux, c’est la seule fois que ça nous l’a fait… Bref, nous avançons à tâtons sur 25 km, on s’arrête boire un petit verre sur une terrasse de café à Beaugency, à 25 km de d’Orléans, il est 16 h 00. Une fois reparti nous retrouvons une pêche monstrueuse et traversons ces quelques km vers la préfecture du Loiret en un rien de temps, il n’est même pas 17 h 30 lorsque nous arrivons, et décidons ce soir de dormir dans un camping pour se laver, car nous arriverons le lendemain chez un ami qui viendra nous chercher à Nevers. Le camping le plus proche que nous pouvons trouver se situe à Gien. Il nous restera 103 km à faire le lendemain. Je ne sais pas comment nous avons fait, mais, nous n’avons pas vu Chambord, c’est pourtant pas une loge de gardienne, nous sommes nécessairement passé à coté… Ce n’est qu’un détail, c’est sans doute du à la fatigue accumulée. C’est alors qu’on se dit « nous ne nous perdons plus » « notre route n’est plus inondée ». Que va t il nous arriver jusqu’à Gien… Ben, pas grand chose, le chemin est tranquille, la préparation psychologique de la veille à contourner des routes inondées aura été vaine, ( c’est sans doute pour mieux nous perturber le lendemain ) car hormis le chute d’Ivan où heureusement, il y eu plus de peur que de mal, aucun contretemps lors de cette journée. Lorsque nous arrivons à Gien nous achetons deux trois trucs à manger pour le soir et le lendemain matin puis allons au camping, où nous nous installons, après s’être douchés, allons nous endormir avec un petit slogan publicitaire de notre cher ami Ivan « On est passé du Formule 1 au camping sauvage et de la voie rapide au marécage ». Merci à lui :-)

Comme tous les jours nous petit-déjeunons et remballons, Ivan, se sentant une âme de poète après sa trouvaille de la veille ressortis une phrase « 103 km pour un Flunch, ça ferait un bon titre de film ».

Il ne faut jamais dire à un sale gamin que ce qu’il a fait (ou dit) est bien car après il recommence, mais en perdant un peu de qualité à chaque fois… :-) Pourquoi cette création artistique, c’est très simple, pour se faire péter le bide ce soir nous décidons de jeûner ce midi. Car nous avons eu l’ami de Nevers au téléphone, il nous fit savoir que près de chez lui dans l’Allier, il y avait un Flunch… Ça va être l’orgie. Nous repartons, et arrivons sur une partie très peu entretenue de la piste cyclable qui est faite de chemins de terre. Après cette aventurée sur cette portion assez chaotique, nous avons de nouveau droit à une inondation. Par chance, la piste longe un terrain où est posée une caravane, nous demandons l’autorisation à l’habitant de passer par son champ pour éviter de faire un détour monstrueux. On sort de cette partie accidentée de la route pour se retrouver sur la ville de Briare qui est superbe, elle a même un canal assez rigolo, qui est en hauteur.

Ivan a droit à sa crevaison avant la sortie de la ville. Nous sortons des quais de la Loire pour se retrouver dans un coin où de nouveau les panneaux de l’Eurovélo 6 sont difficilement trouvables, et demandons donc à des habitants le chemin à emprunter. Nous, bonne poire, écoutons les conseils d’une famille passant par là (à vélo) qui nous indique une route, qui n’est pas la bonne. Celle-ci nous ramena 10 km en arrière, c’est lorsque nous croisons un cyclo qui lui connaissait son affaire, qu’il nous a été possible de savoir vers où se trouvait la bonne direction, celle ( soit dit en passant ) où nous étions avant de demander à ces chères personnes, le chemin de Nevers :-( Après une vingtaine de km nous croisons un panneau nous disant que la route inondée et de ce fait qu’elle est interdite. Une habitante nous dit que la Loire est sortie de son lit et que si nous continuons nous ne pourrons pas passer, pour rejoindre Nevers, le plus simple désormais est de suivre la Nationale 7, qui se trouve à 500 mètres de là. Il nous reste 50 km à faire, nous en avons bien profité, et de toute manière nous n’avons pas vraiment le choix. Nous voilà donc sur la route de Nice :-) Nous passons la ville de Sully-sur-Loire où nous nous rendons effectivement compte qu’il était impossible de passer par là ; pourquoi ? Nous longeons un stade, et de ce stade nous n’apercevons qu’une seule chose, le haut des cages de but du terrain de football. Nous imaginons donc l’état actuel notre petite véloroute 6 :-) Nous passons par Cosnes-sur-Loire où nous devons quitter la Nationale celle-ci devenant voie rapide, nous demandons à un camionneur sortant d’une usine notre chemin, il sortit sa carte et nous montra comment faire, ça a l’air simple, nous devons suivre une rue jusqu’à arriver sur un rond point ; sur ce rond point deux sorties, une pour l’autoroute et une autre qui longe cette autoroute jusqu’à Nevers. Nous parcourons les quelques km nous séparant de ce sens giratoire, où effectivement nous trouvons cette petite route que nous empruntons jusqu’à Pougues les eaux, mais, après cette ville, nous devons la quitter, car elle se transformait en voie rapide. C’est après quelques dédales, que nous nous sommes retrouvés nez à nez avec un chemin de terre laissant loin derrière nous les pistes goudronnées nous ayant servis jusque là. Ce terrain faisait à tout casser 1 km, nous avons du mettre une demi heure à le passer tellement celui-ci était impraticable. À la sortie de cette épreuve nous sommes tout de même récompensés car nous voyons le premier panneau nous indiquant Nevers. Nous sommes enfin presque arrivés. Après avoir passé une espèce de 2 fois 2 voies en forme de lacets Auvergnats munie d’une piste cyclable ( où j’ai d’ailleurs failli me crouter ), nous arrivons sur un axe nous emmenant directement à notre ville d’arrivée, et, chose qui n’arrive normalement jamais, j’ai crevé en face d’un centre commercial comprenant un Décathlon… J’en ai profité pour changer quelques pièces usées de mon vélo.

Nous appelons Antoine pour qu’il vienne nous chercher, il habite à 60 km de là donc le temps qu’il arrive nous flânons dans les magasins pour éviter de rester sur le parking, car, sur ce parking il y avait un Flunch, et nous avions tellement faim qu’il ne valait mieux pas tenter nos yeux, ceux-ci en lien directs avec notre estomac et nos papilles. Une heure et demie après notre ami arriva, nous rangeons les vélos dans son coffre puis prenons la direction de chez lui. L’heure de voyage fut une véritable torture physique, nous avions tellement mal menés nos muscles que le fait d’avoir les genoux pliés nous tirait sur les insertions tendineuses et aucune position ne calmait la douleur. Cela nous fait bizarre d’avancer à 100 km/h. Nous arrivons chez Antoine et sa femme vers 19 h 30, nous n’attendons qu’une chose, que l’on parte au Flunch de Moulins, qui normalement (selon les informations reçus d’Antoine) devait fermer à 23 h 00. Après une petite douche, nous partons de chez nos amis vers 20 h 00 et arrivons sur le parking du restaurant à 20 h 30 lorsque nous voyons le petit écriteau, nous servons jusqu’à 21 h 00 :-( Faisons vite… il ne nous reste que peu de temps pour nous remplir la panse. Je prends une grillade, et pour ceux qui n’ont jamais été manger là-bas, voilà comment ça se passe, on commande à la caisse et allons demander au stand correspondant notre plat. Moi bien sur mangeant ma viande bien cuite, ce fut un véritable calvaire psychologique, d’attendre que mon morceaux de bœuf cuise, avant d’aller me servir au buffet car en plus d’avoir les crocs Ivan et moi étions en face des légumes, les minutes n’étaient pas des heures mais des années ; une fois mon steak cuit, je regardais par prudence si ma barbe n’avait pas trop poussée. Nous avons littéralement dévalisé ce pauvre restaurant ; au moins ce jour là ils n’auront pas eu de pertes. La sortie fut dur, l’énorme coup de barre qui s’en suit fut véritablement terrible, je me forçais à ne pas m’endormir dans la voiture, ma tête ne tenait plus droite, mes yeux se fermait tout seul et ce n’est que lorsque le poids de ma caboche tirait sur mon coup que je rouvrais les yeux subitement. Nous arrivons alors devant la maison, chacun de mes mouvements me demandait un effort titanesque. Je vois au ralentit, je comprends maintenant quand on me dit que les chiens voient 7 fois moins vite que nous. Arrivé devant le lit qui m’était destiné, j’ai tout de même eu la force de me déchausser avant de m’endormir comme un gros bébé.


PS : Nous avons réussi à refourguer la marmelade à Antoine le lendemain matin, il trouvait ça bon… On dit que tous les goûts sont la nature… Si ça c’est pas une preuve.





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