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La névrose du papillon


Auteur : BAKKAR Amel

Style : Scènes de vie







Comme une partition musicale, l’homme compose sa vie.
Certains moments sont intenses et d’autres plus graves.
Ça, John l’avait bien compris.
Assis sur un banc, dans le square de Newport, il observe sans retenue cette magnifique muse qui est venu s’asseoir devant lui. Comme hypnotisé par cet ange charnel, sa curiosité l’anime. Timide, il lui est difficile de se lever et de créer un lien.

Elle, belle jeune femme ne l’a toujours pas remarquée. Elle n’a pas levé les yeux une seule fois. John réussit à percevoir son visage uniquement lorsqu’un bel homme passe devant elle. À ce moment là, elle admire discrètement les torses et fesses des beaux étrangers venus se trémousser pour lui plaire.

Il aurait bien aimé faire partie de cette tribu masculine. Il en a même révé. Mais voilà, tout petit, on le pointait du doigt parce qu’il portait une énorme tache de vin sur le visage. Marquée au fer rouge, elle le suit depuis sa naissance et ne veut plus se détacher de lui. Les regards d‘inconnus, similaires à ceux posés sur les objets de foire, sont devenus de plus en plus curieux avec l’âge. Avec le temps, la tache s’agrandit et son complexe s‘amplifit.

Pendant son enfance, il en a énormément souffert. À l’école, au travail, personne n’a ressenti l’envie ou le besoin de lire derrière son physique désavantagé : l’homme humain et entier qu’il était.
Des moqueries ? Il en a subi. À la maternelle, quand l’institutrice faisait l’appel et arrivait à la lettre L, tout le monde riait.
L’ironie du sort avait choisi un nom de famille difficile à porter, au point d‘en devenir humiliant. On l’appelle John LEBEAU.

Dans la rue, tous les regards horrifiés l’avaient catalogué sous la rubrique des laids parce que tout est basé sur la beauté et le paraître.




Malgré le fait qu’il soit tétanisé devant cette femme, il se prend en main et de tente le tout pour le tout. Il se lève. Il se dirige vers elle. Il ne sait pas encore comment l’aborder, comment la séduire. Il aimerait lui dire un mot tendre, avoir un geste amical ou mieux encore : se retrouver avec elle autour d’une table et partager un verre.

Plongée dans sa lecture, elle ne le voit pas. Suspendu dans l’inconnu, il décide alors de se lancer sans parachute :

- Euh….Bonjour, Madame, dit-il d’une voix effrayée

- Mademoiselle !, réponda t’elle d’un ton sec

Leurs regards étrangers s’observent. Il pense qu’il doit de réagir très vite, continuer à tenter d’échanger parce que sinon elle risque de le prendre pour un fou. Et elle pensera sans doute que cet abruti vient de gacher son meilleur moment : lire son roman photos.

- Voilà, Mademoiselle…cela fait vingt minutes que je vous observe et je vous trouve superbe. Vous me faites penser à un ange.

- Ça me fait une belle jambe ! T‘as vu la tête que tu as. J’ai autre chose à faire que de parler avec quelqu’un comme toi !

Ses mots reçus en plein cœur ravivent sa blessure de vivre isolé de tous, dans sa différence. Sa peur disparait pour installer une honte et une tristesse indéfinissable.
Elle, insensible, a déjà baissé la tête pour retourner à sa lecture favorite : « People Mondain : le magazine qui vous dit tout sur la vie des Stars ».

S’il avait vu le nom du magazine avant, il aurait tout de suite compris à qui il avait affaire. Il n’aurait pas pris le risque de l’aborder. Sa fierté l’empêche de s’effondrer en larmes.
Sa maman, aujourd’hui décédée, lui avait toujours répété qu’un homme doit rester fort quelque que soit la situation. Il est toujours resté égal à ce qu’on lui avait transmis.


À son enterrement, il n’avait pas versé une goutte de larme, pour rester fidèle à son éducation.

Il ne comprend pas pourquoi, sur cette terre, la plupart des hommes et des femmes se fient à l’apparence. S’il était riche et beau, elle comme tant d’autres aurait succombé à son charme.
Il aurait la chance d’être entouré de bimbos siliconées. Seulement le revers de la médaille, il n’en voulait pas. Qui voudrait de femmes vénales à ses côtés, à moins d’être maso ?!…
John espère un jour ne plus penser, ne plus souffrir, juste pouvoir vivre.

On est samedi. Alors, malgré ce qui vient de lui arriver, il essaye de profiter du week-end qui lui reste. Sans état d’âme, le coeur déchiré, il abandonne cet espoir féminin pour aller se réfugier dans une salle de cinéma. Il traverse le square tout en ravalant sa peine. Quant à elle, insensible, elle se noie dans la solitude qu’elle partage volontiers avec ce banc en attendant patiemment sa proie.

À l’affiche, un film : « voyage en solitaire » d’Enzo Wiene, un super réalisateur américain doué pour ces productions très terre-à-terre et philosophique. Il s’empresse d’acheter un billet pour se retrouver, comme quand il était enfant, devant le grand écran, pop-corn à la main.

Les réclames sont finies. Le film commence. Transporté par l’histoire du héros qui profite de la vie en voyageant et s’enrichit de relations humaines, il réussit à oublier sa pseudo-rencontre matinale.
Rien est hasard. L’acteur est désavantagé physiquement autant que lui. Comme si les anges de la coïncidence étaient venus le guider jusqu’à cette salle de cinéma.

À la fin de la pellicule, Il s’interroge. Au lieu de se lamenter sur son sort, il pourrait peut-être se changer les idées et voyager.
Il rencontrerait ainsi des gens de tous horizons et serait moins centré sur lui-même.
Un marchand de glaces s’est installé à la sortie de la salle. Un petit plaisir glacé est toujours appréciable. Il choisit sans hésiter un cornet chocolaté et le déguste tout en se relaxant les jambes, dans la rue.



Après après mûre réflexion, il décide de prendre rendez-vous lundi matin avec son chef de service pour discuter d’éventuels jours de congés à poser. Il lui doit bien ça !

John est quelqu’un de bien réglé. Ses habitudes lui permettent de ne pas perturber sa vie et d’être à l’abri des mauvaises surprises. Chaque week-end, il passe au Vidéo Night pour louer des films. Aujourd’hui, pour ne pas déroger à la règle, il s’y rend. Il prend sept dvd. Le vendeur lui sourit comme d’habitude et lui pose toujours la même question : « vous avez le temps de regarder tous ses films en un week-end ?! ». Et lui, pour ne pas changer, sourit timidement à M. Willot, paye la location et s’en va.

La routine s’installe. Il rentre chez lui, s’assied devant la télé, chips pizza au menu et dévore les derniers films de science fiction.


*


On est lundi. Le week est passé rapidement. Il est six heures. John n’a pas très bien dormi. La femme du square est venu hanter sa nuit pour le maudir. Après une bonne enguelade, elle a fini par lui brûler le visage. Heureusement que ce n’était qu’un horrible cauchemar…

Pour se remettre de ses émotions, il prépare son café, lit son journal, s’habille avant d’affronter le monde cruel du conformisme.

Il est 07H30. La quotidienneté l’oblige à prendre le bus, puis le train pour se rendre au travail. En arrivant, il s’empresse de pointer, de revêtir sa tenue d’ouvrier et d’aller rendre visite à Monsieur Magneti, le responsable du service production de gants hospitaliers.

Son chef a toujours été à l’écoute de ses employés.
La preuve en est : la porte de son bureau est toujours ouverte.

Toc, Toc, Toc

- Oui ?! Ah ! Entrez, M. LEBEAU. Vous êtes bien matinal, ce matin
- Bonjour, Monsieur Magneti
- Asseyez vous, je vous prie
- Merci, Monsieur
- Que me vaut votre visite ? ça va ?!
- Oui, Monsieur
- Ce n’est pas grave au moins ?
- Non, non. Je suis venu vous voir car j’ai une faveur à vous demander. Je ne sais pas par quel bout commencer
- Eh, bien, allez-y. Dites toujours. Je vous écoute.
- Voilà ! Je travaille ici depuis longtemps. Monsieur, comme vous le savez, je n’ai pas eu beaucoup de vacances…

Pendant une vingtaine de minutes, il lui justifie la raison de sa venue.

- Vous comprenez, Monsieur Magneti ? Dans ce monde psychotrope, je refuse de me faire psychanalyser. Je préfère faire ma propre thérapie en me reposant.
- Oui, oui, je comprends. Dans ce cas, comme vous êtes un de mes meilleurs employés, je ne peux que vous accorder votre mois de congés. Vous avez prévu une date pour votre départ en vacances ?! vous voulez partir quand ?
- Euh, je ne sais pas Monsieur. Samedi prochain, par exemple.
- Très bien. Je vous accorde votre mois. Ça me laisse le temps de vous trouver un remplaçant.
- Oh, Merci, Merci, Monsieur Je ne pensais pas que vous prendriez une décision aussi rapidement.
- Bon, allez ! Toujours est-il qu’il est temps d’aller travailler.
- Merci, Monsieur
- Ma secrétaire viendra vous faire signer un papier d’absence pour votre demande de congés cet après-midi. Bonne journée, Monsieur LEBEAU
- Merci, Monsieur.

À sa grande surprise, il accepta sans hésiter.
Effectivement, John faisait partie des meilleurs employés. Dès que la quantité de travail augmentait, il était l’un des plus dévoués, toujours disponible pour des heures supplémentaires sans rien attendre en retour.

Voilà. Il avait l’autorisation de se détendre au soleil pendant un mois. Comme un enfant à qui l’on avait offert un joli cadeau, il réserva ses billets sans attendre le soir même et passa la semaine à faire des achats. Jour après jour, il quittait plus tôt son travail pour aller acheter de quoi s’habiller : sweet-shirts, jeans, pantalons et autres tenues à la mode.
La vie ne lui avait pas fait de cadeau, alors c’était à lui de s’en faire.

Cette semaine, remplie de joies, passa plus vite que les autres habituellement monotones. Et samedi, à quatorze heures, il était déjà à l’aéroport.
Parfumé au Axe et bien rasé, il fit rapidement l’enregistrement des bagages pour aller s’installer sur un siège confortable qui le transporterait vers l’éden idyllique : Cannes.

Son rêve était d’ aller au pays de la gastronomie.
Il ne connaissait pas la France. Il n’avait jamais dépassé les plates-bandes des Etats-Unis. Quand il regardait la télé en plein festival de Cannes, cette ville le faisait rêver.

Pour s’occuper, il avait prévu de faire des mots croisés, observer les voyageurs qui se perdent, se retrouvent, se séduisent. Et, pour figer ces instants de vie, il écrirait toutes ses sensations à travers des notations sur un petit carnet bleu. Ça lui permettrait ainsi de se libérer de toutes ses incompréhensions et de toutes ses injustices, de ses angoisses et de ses envies refoulées.



L’avion est complet. Il est 15 heures, l’équipage a à peine le temps de présenter les conseils de sécurité que le commandant de bord annonce déjà le décollage.







Après un bon somme, il fut surpris de voir qu’il était déjà arrivé à Paris, le point de changement : l’escale avant d’arriver à bon port. Il restait maintenant la dernière ligne droite avant le rêve. Chaque passager avait son occupation pour remplir le vide. Pendant qu’il s’enfoncait dans son siège pour finir sa nuit, sa voisine finissait difficilement son rapport sur son ordinateur portable dont elle avait du mal à se détacher même pour aller faire pipi.

Quelques temps plus tard, une main féminine le réveilla pour lui proposer un plateau-repas typiquement français. Il se régala et hop replongea dans son sommeil semi profond.



*


- Mesdames et Messieurs, le commandant de bord et la Compagnie AmFrance Air Lines espèrent que vous avez fait bon voyage.L’avion va atterrir dans trois minutes. La température au sol est de 32 degrés. Il serait bon de quitter vos pulls pour vos tee-shirts et robes fleuries. L’équipage vous souhaite un agréable séjour en France et vous dit peut être à bientôt sur l’un de nos vols.


C’est la voix de l’hôtesse de l’air qui le réveilla.
À travers le hublot, il contemple savoureusement le paysage. C’est magnifique. L’avion atterrit. Dès l’ouverture des portes un panaché de bonnes odeurs et de verdures flamboyantes s’offre à lui. John traverse savoureusement ce décor et prend un taxi pour déposer ses valises à l’hôtel et se détendre.
Il a eu de la chance. Les taxis sont tous vides, chose exceptionnelle un jour d‘été à Cannes.

- Bonsoir, Monsieur.
- Bonsoir. Je vais à l’hôtel Plétoune. Vous connaissez ?
- Oui, Bien sûr Monsieur.

Le chauffeur connaissait bien Cannes. Ça faisait dix ans, qu’il travaillait là.
Pour se rendre à l’hôtel, il fallait environ trente minutes. Alors, pour passer le temps John lui posa des questions sur la ville, les bonnes habitudes à avoir, les bons restaurants, histoire d’avoir déjà les bons plans en main. À l’arrivée, il lui laissa généreusement un billet de 10 euros en pourboire, parce qu’il avait prit le temps de lui parler sans attacher d’importance particulière à son physique.

Il a un mois. Un mois pour passer du bon temps et profiter du soleil et de la cuisine française. Que demander de mieux ? Le portier de l’hôtel, voyant qu’il n’était pas du coin, lui conseilla d’aller dîner chez « Frangie », un bon restaurant Cannois situé près de la plage.

Sur la route, ca sent bon les fruits de mer, la langouste et le poisson frais. Il fait chaud à se désaltérer toutes les heures et cette chaleur devient presque insupportable.
Ce jour-là, il se rendit compte que ses 120 kilos qu’il portait l’empêcheraient s’il continuait de grossir de ne plus avancer librement.

Comme il n’avait pas idée des prix, il avait pris avec lui 8 000 euros pour passer de bonnes vacances.
La chaleur gênait son poids. Une idée lui trotta alors dans la tête. Pourquoi ne pas s’offrir une semaine en thalassothérapie ?! Demain, il prendrait le temps de regarder, de se renseigner, voir s’il existe un centre dans la région.


La plage est bleutée de galets. Il s’étonne du peu de baigneurs encore dans l’eau. La baignade a été rapide. L’eau est gelée à vous glacer le corps, même si vous avez une légère tendance à vous dilater avec plusieurs réserves de graisse.
Il est 19 heures. Il rentre rapidement se changer à l’hôtel puis s’en va se restaurer.

Sur la route, il prie le Divin d’entendre sa prière :

- «Dieu. Je vous en prie, faite que j’ai un peu de réconfort pendant les vacances même si cela reste éphémère. Faites que tout se passe pour le mieux. Amen».


Le voilà devant le restaurant familial très apprécié de tous. Tout le monde se connaît. Le serveur sait déjà qu’il n’est pas du coin.
Il a l’œil. Il lui dit que s’il venait régulièrement il se ferait rapidement des amis.

Gourmand à souhait, une envie irrésistible le prend de déguster des fruits de mer et de boire du vin rouge. Sans hésiter, il lui présente la carte, le conseille et finit par lui offrir ce plaisir gustatif. Le vin tendre et gouleyant le met très vite à l’aise. C’est un Grave de chez Fauchon. Aux Etats-unis, les vins sont fade, et le vin français est très apprécié pour son goût délicat.

À sa droite, deux tables plus loin, une femme d’une quarantaine d’année jette de temps en temps un regard curieux et séducteur. Il la devine, mais ne la voit pas, à moitié caché derrière son chapeau feutré. Mal à l'aise et intrigué, il se rassure en se réfugiant dans son carnet de notation qu’il vient de récupérer de sa poche arrière de jean.

Troublé, il se rassure en faisant vibrer ses pensées perdues pour les coucher sur ses feuilles blanches.
Quand il relève la tête, elle est entrain de commander un café tout en l’observant. John se rappelle sa mauvaise expérience, dans le square, et cette fois ci il ne fera rien.

Traumatisé, il ne bougera, ne réagiras pas. Pourtant, il trouve que ses yeux sont magnifiques. La parole de séduction le démange. Il aimerait se lever et rejouer la même scène. Mais, il a trop souffert des femmes, de sa sincérité où il n’a eu en retour qu’un refus. Jeté comme une veille chaussette, il refuse de revivre la même expérience.

Le serveur a subitement un sourire suspicieux. De ses mains fragiles, cette femme lui a glissé un mot à l’oreille puis lui a tendu un bout de papier. Un enfant récupère près de John un caramel mou que sa sœur a jeté par méchanceté. Ils ont des drôles de jeux les enfants à certain âge. Préoccupé par cette scène, il ne sait pas rendu compte que le serveur a prit le temps de déposer sous le cendrier le papier que cette inconnue lui a transmis.

Elle avait prit le soin d’écrire : « Je vous trouve trognon…Vous êtes seul ? si c’est le cas, faites un oui de la tête et je viendrais vous rejoindre ».

Cette femme mystérieuse ouvrait son cœur, et ce, avant même de le connaître. Tremblotant de peur, il leva la tête pour valider d’un signe qu’elle pouvait traverser le pont qui les séparait.





Une heure plus tard, assis au bord d’un rocher, l’un à côté de l’autre, ils contemplaient le coucher de soleil.
Diana, femme de caractère et naturelle à la fois, était un cadeau du ciel. À part sa mère, personne ne lui avait accordé autant de temps, autant d‘importance. Sentant qu’il n’était pas à l’aise, elle le rassura en lui racontant un morceau de sa vie passée.

Fille de voyageur, elle révait toute petite d’être la carlingue du navire de son père, Peter Palias, pour pouvoir être à ses côtés et profiter du paysage qu’il découvrait.
Aujourd’hui, cette petite fille a grandi et est devenue photographe. À son tour, elle est en osmose avec la faune, la flore et la puissance des vagues qui l’emportent dans un univers qui l’enrichit. En échange, elle fait vivre ses moments figés derrière la pellicule, capte le meilleur instant de la vie, le meilleur de chacun.

Pour elle, sa tache de vin est un signe d’authenticité. John est unique et le plus important pour lui serait de s’accepter tel que Dieu l’a créée. Comment rester insensible à ce qu’elle lui apprenait de la vie, de l’amour de l’autre, de la différence qui construit.

John est en touché. Elle a réveillé en lui sa sensibilité profonde.
Elle aussi était venue en vacances seule, de Valenciennes, une ville du Nord de la France. Ils étaient destinés à passer des journées à échanger, à rire, à pleurer des douleurs du passé. Leurs chemins se sont croisés au même stade. Tous les deux avaient besoin de sang neuf, de changement, de quelqu’un avec qui tout partager.

Leur rencontre innatendue était plus belle qu’un joyau. Nuits et jours, elle rêvait sans limite d’être avec un Américain et lui, avec une femme entreprenante qui l’accepte tel qu’il était.

La dernière semaine de vacances, Diana lui programma un menu différent tous les jours. Elle s’était proposée en tant que coach particulier. L’an dernier, elle avait bien réussi à perdre 20 kg en suivant un régime draconien, alors il pouvait lui aussi y arriver.

Elle lui apportait l’assurance qui lui manquait. Il lui offrait ce qu’une femme cherche toute sa vie : la sincérité et la vérité d’un homme.
Les jours passent à une allure. À peine le temps de se découvrir que la fin des vacances approche. C’est bientôt la rentrée pour tous. Les rues, les magasins se vident petit à petit. Elle aimerait le suivre et tenter une vie possible avec lui. Surpris, il accepte sans hésiter.

*


Dans l’avion, main dans la main, ils attendent le décollage.
John remercie là-haut les anges et Dieu qui ont pris le temps d’écouter sa prière. Une promesse se tient : Il vivra ce qu’il a à vivre dans l’honnêteté la plus pure.

L’hôtesse de l’air vérifie un à un les ceintures de sécurité. Fatiguée, Diana s’endort sur l’épaule de John.
L’avion décolle. Leur Vie commence.







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