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Et si c'était lui


Auteur : CHERVONAZ Daniel alias JAGODA Daniel

Style : Anticipation







Il y avait déjà un an que le tsunami ravageur avait rasé toutes les côtes du Pacifique, Amérique, Asie, Australie et même en Inde, enfonçant ses vagues aussi loin qu’il ait pu dans l’arrière-pays, des millions de morts et disparus, énormes dégâts aux biens, à la faune, à la flore.
Mais ce n’était encore rien, si l’on peut dire, en rapport avec ce qui se préparait. En lieu et place d’un grand fond abyssal du Pacifique, venait de surgir une petite île.
Certes, sa dimension était modeste, bien qu’ayant été détectée par tous les satellites civils et militaires, ainsi que par les pilotes des grandes compagnies aériennes, et en particulier, de Singapore et de Qantas.
Cette île n’était que le sommet de l’iceberg. Notion malvenue pour un sol fumant, brûlant, éclatant, rougeoyant de nuit comme de jour.
Les satellites scientifiques avaient noté une élévation du niveau de l’océan de plusieurs centaines de mètres. Cela avait déclenché une alarme civile et militaire mondiale. Cette énorme élévation faisait craindre une erreur majeure des indications d’une métrologie qui se voulait de la précision de l’Angström. Les services secrets et les militaires évoquaient une possibilité de brouillage des données par des états préparant des opérations d’envergure par attaque nucléaire.
Jamais les « grandes oreilles » des pays de l’Ouest et de l’Est n’avaient échangé ces montagnes d’informations vraies et fausses et ne s’étaient autant excitées.
Jamais les « oreillettes » locales du service « Echelon » en Europe et des équivalents d’Afrique et d’Asie n’avaient eu une telle effervescence.
Dans la presse people, au début, l’apparition de l’île nouvelle ne faisait que quelques lignes en bas d’une colonne incomplète de dernière page et n’était même pas citée dans les webzines. Mais l’effervescence dantesque du phénomène géologique le mit bientôt en première page de tous les média et son évolution était suivie non pas de jour en jour, mais d’heure en heure, avec des flash, intercurrents, si une nuée atteignait 25000 mètres d’altitude.
On parlait du Déluge, du Krakatoa, du Pinatubo, mais avec des coefficients multiplicateurs de plus en plus élevés, le giga étant dépassé, et de loin.
Les jetstreams d’altitude disséminaient en quelques heures dans toute la stratosphère les poussières et sur toute la surface du globe, l’intensité de la lumière solaire baissait, les températures s’effondraient, y compris dans les zones tropicales.
Les satellites exerçant dans le spectre visible ne servaient plus à rien. Restaient les infrarouges, les rayons X, les ultrasons et les infrasons.
La panique envahissait les populations.
Les prêcheurs de toutes obédiences s’en donnaient à cœur joie, et les gogos suivaient comme toujours. Les menteurs avaient toujours leur cohorte de naïfs et d’imbéciles.
Ceux qui, en temps habituel, faisaient suivre vingt fois les chaînes maléfiques de Saint Antoine ou autre saint évoqués dans leur courrier ou courriel jubilaient.
L’Apocalypse était en vue. Raz de marée, tsunamis, volcans, pluies, coulées de lave, de boues de neige, inondations, records de froids, de vents, désorganisation de tous les services civils, policiers, militaires.
Même les voyous ne faisaient plus de razzia sur la hi-fi, mais sur les conserves de haricots.
Et oui ! C’est cela, lorsque vous disiez « c’est la fin des haricots », sans vous en rendre compte de la portée de ses quelques mots !
Et l’île… ce n’en était plus une, mais presque un continent.
Quelques grandes puissances se réunirent en un sommet, civil/militaire et scientifique afin de faire un bilan de cet extraordinaire phénomène.
Où en était-il, comment allait-il évoluer, quelles en seraient les conséquences à court et à long terme.
Quels éléments de précaution de sauvegarde faire pour les populations, pour les ressources en eau, en aliments, végétaux et d’origine animale ? Quel type de communication fiable fallait-il envisager ? Quels types de systèmes de navigation garder ? Toutes les ondes électromagnétiques étaient perturbées ; le Nord magnétique verrait d’un jour à l’autre de 1 à 20° !
Ils envisagèrent l’envoi d’expéditions comme au XVème siècle vers cette terra incognita. Expéditions par air, par mer, par drones. Il y eut de très nombreux volontaires tant parmi les travailleurs de base que parmi les scientifiques les plus titrés.
Il y eut une avalanche de données de base, mais personne n’arrivait à faire une synthèse, un modèle ne serait-ce que mathématique du phénomène.
Clou du spectacle médiatique : l’atterrissage d’une équipe à l’endroit d’où l’île était appararue.
C’était comme lorsque Armstrong avait aluné et que la Terre entière en restait bouche bée. Le sol de cette zone centrale culminait à 12000 mètres d’altitude. Le sol s’y était refroidi après 5 mois d’évolution.
Ils découvrirent les éléments habituels de vulcanologie avec une particularité.
Le correspondant de presse Simon Rosenblum, à la fois journaliste scientifique, volcanologue et anthropologue, rapporta, après scanérisation par des nuées de drones d’environ 400 km2, l’existence d’un site porteur « d’objets géométriques ».
De suite, les menteurs pseudo-religieux ressortirent leur notion d’enfer souterrain profond. Ah, ces descentes aux Enfers (car, bien entendu, il y en a pour chaque menteur avec ou sans vierges !), ce qu’elles firent comme écho dans les presses.
Cependant, même en essayant de calmer son esprit, la découverte d’  « élements géométriques » au sommet d’une montagne néoformée en quelques mois, culminant à 12000 mètres au-dessus du niveau actuel de la mer et provenant d’une profondeur initiale de 30 à 4000 mètres sous le niveau de la mer avait de quoi exciter le plus zen des esprits zen.
Des drones ciblés rapportèrent des images de parallélépipèdes rectangles de 15 mètres sur 5 mètres environ, assez réguliers, même si les débris, cendres et bombes volcaniques alentour ne permettaient pas leur analyse fine.
Des équivalents des modules lunaires ou martiens furent envoyés sur les lieux et rapportèrent des images d’une sorte de tombe sarcophage. Les sondages sonographiques firent envisager la présence de masses de plusieurs centaines de tonnes avec présence, à l’intérieur d’une chambre.
Que contenait-elle ?
Après mesures de la résistance du sol dans cette zone, de la température du sol, de l’absence de gaz toxiques, une exploration humaine fut programmée.
Mais, du fait de l’altitude de plus de 12000 mètres, des mauvaises conditions locales et des risques, l’expédition fut confiée aux services des aérospatiales.
Ils furent transportés en avions-fusées car les hélicoptères ne pouvaient voler à ces altitudes du fait de la raréfaction de l’oxygène et de l’air.
Les explorateurs volontaires furent stupéfaits par leurs découvertes.
Un sarcophage immense constitué d’un matériau inconnu ; composite de Nickel, de basalte et de cristaux inconnus avec molécules de carbone fut trouvé. Il aurait été poli d’une façon technologiquement impeccable. Comme si une machine à la fois monstrueuse et d’une extrême précision avait été utilisée.
L’étude sur place montrait qu’en son centre, se trouvait un espace de 12 mètres sur 4 de haut et de 4 mètres de large ayant un contenu qui ne pouvait pas encore être précisé.
Quel « trésor » avait ainsi été enfoui à 20 km sans la croûte terrestre ? « Qui » avait pu avoir la volonté et la technologie pour ce faire ?
Avec difficulté, ces premiers explorateurs rapporteraient des micro-fragments du sarcophage à des fins d’analyse.
L’effervescence s’amplifiait dans les milieux scientifiques du monde entier.
Les chercheurs déploraient de ne pas pouvoir encore disposer de tous les moyens pour ces études.
Mais après cette catastrophe géologique, il fallait d’abord rétablir la production des énergies civiles, militaires et scientifiques pour activer les machines des laboratoires.
Les conférences internationales conclurent qu’il était impossible de transporter le sarcophage dans une quelconque capitale et qu’il faudrait tenter de l’ouvrir sur place. La méthode à utiliser serait un système de traction par gigantesques ventouses. Cette solution fut retenue du fait de la surface parfaitement lisse de ces métallo-lithes. Les premiers résultats de la datation du matériau fut de 5 milliards d’années !
Beaucoup de scientifiques, de journalistes, de journaux humoristiques se moquèrent de tels résultats qui étaient presque antérieurs ou tout au plus contemporains de la formation de la planète Terre !
Mais, au fil des semaines, les autres laboratoires auxquels des fragments du sarcophage avaient été confiés confirmèrent cette datation.
Les hypothèses les plus folles virent le jour. Comment une structure témoignant d’une technologie si évoluée avait-elle pu être fabriquée, étudiée, enfouie si profondément presque 5 milliards d’années avait l’apparition de la vie du Terre.
« Qui » aurait pu faire un tel prodige ? Les avions-fusées gigantesques, transportant des modules usinés permirent de monter près du site ALPHA un combinat technologique unique au monde.
Le nom ALPHA fut choisi car il représentait le point initial de la Terre, et cette première lettre de l’alphabet représentait le début d’un « génie intelligent ».
Après des semaines d’efforts, d’inventions techniques, l’ouverture du sarcophage eut lieu.
De multiples précautions furent prises afin de prévoir les risques biologiques toxiques, physiques d’irradiation à l’ouverture du phénomène.
L’ancienneté de la datation, la technologie utilisée, bien plus avancée que ce que l’on connaissait jusque-là faisaient évoquer des civilisations extra-terrestres et même extérieures au système solaire.
A l’heure prévue de l’ouverture du sarcophage, le monde entier retenait sa respiration dans l’attente des informations, des premières images de l’événement. Et l’on découvrit une masse complexe que d’aucuns nommèrent de suite de le « Golem ».
Une masse que l’on assembla par anthropomorphisme avec une tête malgré ses formes polyédriques complexes, un « corps » et de multiples « membres ». Des prélèvements furent faits pour les analyser.
Tous les premiers résultats furent des assimilations à des tissus animaux ou humains.
La « charpente » du Golem ressemblait à un tissu osseux, mais exceptionnellement dense, résistant quoique flexible et reprenant sa position initiale après tentative de flexion. Les autres tissus pouvaient correspondre à une « peau » de surface sous laquelle se trouvaient des textures de réception d’informations, de relais mécaniques, d’effecteurs… un vrai Golem.
Mais chacun de ses composants était jusqu’alors inconnu sur Terre. Il s’agissait de composites metallo-minéro-organiques !
Il est bien entendu qu’une datation des « restes » de ce sujet fut faite. Et quelle ne fut pas la surprise du monde de voir qu’il s’agissait d’un personnage ayant vécu il y a plus de cinq milliards d’années !
La conjonction de date entre la formation de la Terre-planète et de l’inconnu fit penser à certaines qu’il était peut-être le concepteur, l’artisan de la Terre.
Personne encore n’avait osé prononcer le nom de « Dieu » !
On envoya sur l’île-continent ALPHA des engins monstrueux comme ceux que l’on voit dans les ruines à ciel ouvert ou lors de la construction des grands ouvrages comme les grands barrages fluviaux.
Les engins éventrèrent l’île-continent ALPHA à la recherche de « vie », de technologie, de présence d’« intelligence », mais rien.
Pas la moindre autre trace malgré une recherche qui allait des engins sus-cités au pinceau et au microscope des archéologues.
Après un an d’études, de recherches par des équipes internationales pluri-techniques, il fut décidé de faire une conférence de consensus étant donné le caractère absolument extraordinaire et unique de cette découverte.
Toutes les disciplines étaient réunies avec les meilleurs spécialistes mondiaux : ingénieurs, mathématiciens, anthropologues, géologues, paléontologues, archéologues, etc. et l’on y adjoint aussi des savants religieux de toutes obédiences.
Leurs travaux durèrent un an. Ils publièrent un ouvrage récapitulatif exhaustif de 35 000 pages. Chaque fait avait été vérifié, analysé, critiqué, expliqué, accepté.
La conclusion en était stupéfiante. L’Inconnu ne pouvait être que le concepteur ayant généré la planète Terre, appelé communément « Dieu », il y 5 milliards d’années.
L’absence totale, certaine, de toute autre trace autre de cette date prouve qu’il s’est bien agi d’un individu unique.
La perfection technologique de son sarcophage qui était enfoui à 25 km sous le niveau des mers fait penser qu’en sa toute puissance, il s’était lui-même enfoui de la sorte.
Mais la conclusion consensuelle, y compris des savants religieux, fut de dire que Dieu était mort, il y a 5 milliards d’années !







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