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Platon


Auteur : CHERVONAZ Daniel alias JAGODA Daniel

Style : Anticipation







La jeune élève d’une classe d’ingénieur regardait la surface du lac Chambon dans l’INDRE et elle essayait d’apercevoir l’image inversée des rochers, de la pente abrupte d’en face, le ciel, les nuages.
Mais le vent tourbillonnant dans cette zone lui montrait une image qui ressemblait plus à celle d’un poste de télévision mal réglé ou de canal+ lorsqu’on n’a pas le décodeur, qu’a la beauté sauvage du paysage.
Les bourrasques provoquaient des risées à la surface et d’autres bourrasques, en sens inverse les arrêtaient en laissant dans certaines zones une surface presque parfaitement plane.
N’a pas la tournure d’esprit d’un ingénieur qui veut ! Et, dans l’esprit de la belle aux longs cheveux blonds germa immédiatement et pris corps la possibilité d’arrêter n’importe quelle onde de cette manière.
En effet pensa-t-elle , et si les ondes électro-magnétiques pouvaient être stoppées comme le vent le fait !
Le souffle physique du vent est susceptible d’arrêter totalement uen activité ondulatoire.
Bien sur existent les phénomènes d’interférences bien connus de toutes les personnes s’occupant de radio, des chanteurs du show-biz, mais il s’agit d’un phénomène pointu, isolé qui n’arrête pas l’onde à proprement parler.
Elle se souvint que son instituteur lui disait toujours : »on n’additionne pas des carottes, des ânes, des choux-fleurs ».
Mais sur le plan pratique, un souffle de vent, c’est-à-dire des particules physiques, arrête bien une onde d’autre chose,c’est-à-dire des molécules d’eau et donc, pourquoi des éléments physiques particuliers ne pourraient-ils pas bloquer des ondes électro-magnétiques qui se dispersent dans l’atmosphère pratiquement de la même manière que les vagues à la surface de l’eau ?
Le bouillonnement était tel, dans les circuits neuronaux du cerveau d’Elsa que cela se manifestait par des signes extérieurs de richesse intellectuelle ( comme l’aurait exprimé mon inspecteur des impôts) , sous forme de pincement intermittent des lèvres, de plissement malicieux des commissures externes des paupières qui s’accompagnait d’un balayage rapide, précis de l’ensemble de l’environnement, comme si elle voyait les différents objets qui étaient devant elle et les possibilités qui existaient sur un plan géographique.
D’autant plus que la fée électricité était présente à l’horizon par ses grands squelettes dégingandés qui supportent les câbles électriques qui distribuent le courant provenant du barrage d’Éguzon.
L’agitation s’accentuait et diffusait, non seulement au niveau de la face, mais au niveau des mains qui s’entrelaçaient, qui semblaient chercher les éléments du montage à faire, les jambes qui se croisaient et se décroisaient et, n’y tenant plus, elle se leva, quitta le doux paysage charmeur qu’elle admirait quelques minutes plus tôt pour se précipiter dans sa vieille Renault 4 pour faire vrombir le moteur et partir au travers des virages, des creux de vallées et des lignes de crêtes, vers son domicile castelroussin.
Les virages de Baraize furent pris avec quelques difficultés ce qui la ramena à la réalité de la route qui défilait de façon très automatique, la voiture n’étant pilotée que par les yeux, les mains, les pieds et le subconscient de cette jeune chercheuse.
Elle sorti de son sac une liasse de papier brouillon qu’elle étala surle siège avant droit et prit un crayon de la main droite en pestant contre ces constructeurs de voitures imprévoyants qui, malgré le nombre de gauchers existants, continuent à placer le volant et les pédales à gauche . Ce qui oblige les gauchers, lorsqu’ils veulent écrire en conduisant ( oh ! gendarme , saute quelques lignes), ce qui n’est pas particulièrement recommandé, de faire un effort supplémentaire en écrivant de la main droite !
Ah ! décidément, beaucoup de choses seraient à repenser dans cette petite civilisation !
Arrivée saine et sauve dans sa salle de travail, elle trouva une petite place sur sa vaste table couverte de partitions de musique, de langages informatiques, de précis mathématiques divers et, dédaignant les ustensiles d’écriture de prestige de type Montblanc, Shaeffer et autres Musts, à l’aide d’une simple mine de graphite ( tout un symbole physique) de son crayon, des signes de toutes sortes resmplirent les pages blanches de cellulose appelées « papier ».
Aux calculs succédaient les schémas de montages. Et plus les pages tournaient , plus les choses semblaient devenir simples, et plus les signes cabalistiques devenaient rares sur le papier.
Souvenez-vous, lecteurs, des 4 petites pages sur le relativité d’Einstein et de son e=mc2 !
Peu à peu son visage s’éclairait , rayonnait ,souriait, enfin elle leva ses grands yeux , regarda la pièce ou elle se trouvait.
Le chauffage d’appoint qui était devenu son chauffage principal avec sa rallonge à enrouleur de dix mètres et, dans sa tête , en quelques instants elle avait probablement calculé la déperdition calorique dans le fil ; les 2 vieux tubes néons qui éclairaient si mal, les papiers collés aux murs : précis de mathématique de Bronstein à acheter ; étagères ou se mélaient Kafka, Hermann Hesse, Buzzatti, Aimatov, Pa Kin, Jagoda et autres auteurs divers.
Elle regarda sa montre, se leva et couru dans cette petite rue du vieux Chateauroux ou se trouvait un revendeur de pièces détachées d’électronique. Elle réussi à modifier ses besoins en fonction des possibilités des matériels qui étaient à sa disposition dans le magasin. Elle fut un peu attristée par le montant de la facture de quelques centaines d’euros qui réduisait bigrement son maigre budget d’étudiante.
De retour chez elle, elle retrouva un vieux fer à souder de deux cent malheureux watts à panne de cuivre dont son père s’était servi il y a une bonne trentaine d’années. Elle se mit, avec toute la patience qu’il faut avec ce type de matériel, pour attendre une chauffe suffisante, à faire apparaître quelques gouttes de soudure du fil d’étain pour figer les connexions nécessaires.
Je n’ose dire que l’appareil prit forme. C’était plutôt une succession informe qui correspondait plus à quelque absurdité d’un artiste contemporain qu’à un mobile de Calder qui semble, au regard , bien classique !
Cependant le montage avait un certain charme, les différents éléments banaux, résistances, condensateurs, transistors, plaques de montage et circuits ayant des traits colorés agrémentés de boules brillantes ou de ces labyrinthes qui peuvent faire penser à Minos.
Elle trouva une prise électrique comportant un redresseur avec différentes possibilités de tensions pour les petits appareils type calculettes, ce qui lui servit pour impulser l’énergie à son montage.
Et je lui demandais « de quoi s’agit-il ? ».
Après un instant de réflexion elle me dit « c’est un PLATON » !
Et pourquoi PLATON dis-je. He bien parce que , comme le vent qui APLATI la surface de l’eau en effaçant certaines vagues, ce circuit est destiné à rendre plates, nulles les ondes électro-magnétiques émises par les différents émetteurs hertziens actuellement connus !
Allons pour PLATON !
Elle me dit : « tu vas dans la pièce à coté, tu allumes la radio, la télé et tu me diras ce qui se passe ».
Mais il s’agit de fréquences totalement différentes ;
- aucune importance dit-elle. Il n’y a aucun réglage particulier à faire ; est-ce que le vent s’occupe de la hauteur des vagues, de leur aspect rapproché ou pas lorsqu’il les aplani ?
- D’accord , j’y vais .
- Elle cria « tu es prêt ? Fais bien attention »
- Et j’observais une courte interruption du son de la radio locale d’utilité publique que j’avais branchée ainsi que de l’image et du son de la télévision. De nouveau elel crai « ALORS ? »
- Je répondis « cela s’est arrêté pendant deux secondes «
- « Super !!! s’écria-t-elle en sautant de joie.
- Bon, je recommence, tu changes de canal, tu prends un autre poste une autre station et tu me dis de nouveau ce qui se passe !
- De nouveau, une interruption, mais cette fois ci pendant dix secondes .
- Attends, je recommence encore
- Et une nouvelle interruption d’une minute.
- « hourra, j’ai gagné ! Maintenant il me reste à savoir qu’elle est la puissance d’un aussi petit système.
- Fais voir comment ça marche demandais-je.
- Elle me dit , mais c’est tout simple, j’ai pris un petit potentiomètre d’appareil radio ancien banal, tu fermes le circuit et tu augmente la puissance, et c’est tout !
- Je mis en marche, j’éteignis plusieurs fois avec des durées variables, j’augmentais au maximum la puissance possible du petit potentiomètre et laissais le circuit fermé.
- Attends, j’ai une idée, je vais téléphoner à une station radio locale .
- Avec quelques difficultés car le numéro était sans cesse occupé , je réussis enfin à parler à la standardiste en lui disant : » j’ai un problème, je reçois très mal votre station, que se passe-t-il ? avez vous des problèmes techniques ?
- Elle me répondit « je suis submergée d’appels, tout le monde me signale des difficultés ».
- OUAOUHH ! ça marche.
- Bon attends dit-elle , j’ai acheté des composants un peu plus puissants, on va pouvoir passer des milliwatts à quelques watts !
- Aye aye aye , cela va faire mal
- Un quart d’heure plus tard , le système était en place et fonctionnait.
- Black out total …sur Toutes les gammmes de radios et tous les canaux de télévisions !
- Elle sorti à l’extérieur dela maison et, comme elle habitait dans la rue ou se trouvait la station de radio locale , elle vit une animation inhabituelle sur le trottoir et des personnes étaient aussi au milieu de la rue scrutant le toit du local ou se trouvait l’antenne émettrice de la station . Ils arrêtaient les automobilistes manifestemetn pour leur poser des questions quant-à la réception de leurs auto-radios.
- Elsa ferma la porte de la maison et s’approcha de la station de radio locale et constata leur désarrois car les émissions ne passaient pas ; la réception des différents télévisions étaient réduites à un scintillement d’écran qui représentait l’équivalent d’un beau ciel constellé d’étoiles en été.
- La standardistes était toujours submergée d’appels locaux , masi par contre il était impossible d’appeler Paris car les transmissions se faisaient par faisceaux hertziens.
- On vit passer dans la rue différentes voitures de police, gyrophares et avertisseurs sonores en marche et une camionnette de gendarmerie arriva.
- Elsa parti négligemment chez elle de façon à ne pas pouvoir être repérée. Comme le font les pyromanes qui viennent assister et aider les pompiers à éteindre le feu qu’ils ont eux mêmes allumé.
- Ce n’était plus un désarrois dans la ville et dans le département mais une véritable panique.
- En effet le montage mis en route dans cette petite maison réduisait à zéro les ondes électro-magnétiques dans un rayon de 60 kilomètres .
- Les ré-émetteurs locaux de radios de télévision ne réémettaient plus rien. La base militaire navale secrète de Rosnay ne captait plus rien et ne pouvait plus rien émettre vers les sous-marins nucléaires porteurs de missiles ;
- Silence aussi dans les gendarmeries, les postes de police, la préfecture.
- A 21h45, je lui dis « maintenant on arrête ce petit jeu ».
- Elsa me dit fermement NON, ils risquent de penser que cet élément est fortuit alors que, si on le fait durer jusqu’à 22 heures précises, ils auront la notion que cette interruption avait une origine volontaire.
- Et, à 22 heures, le circuit PLATON fut ouvert et les ondes passèrent. Les radios et télévisions hurlèrent car les gens avaient augmenté la puissance en pensant à un mauvais fonctionnement de leurs récepteurs.
- « Mais tu sais Elsa, c’est complètement dingue ton truc, est-ce que tu imagines quelques uns de tes appareils sur des satellites géo-stationnaires à 300 km et qui , mis en route, bloqueraient toutes les possibilités de transmissions hertziennes !
- « ne t’en fais pas , j’essaierais de réfléchir , dans les prochains jours pour trouver la parade. PLATON ne peut pas être invincible « .
- Bon, écoutes, je prends le train de 20 h 01 demain soir pour Paris, tu es gentil, tu n’y touches absolument pas , tu ne t’en sers pas
- D’accord, que comptes tu faire ?
- Tu sais pour acheter les différents composants, j’ai dépensé une bonne partie de mon budget et je pense que cette découverte doit me permettre de la rentabiliser de façon assez importante.
- AYE AYE madame James Bond, tu t’embarques dans des systèmes bien complexes.
- Oui effectivement , donc tu mets ce montage à l’abri quelque part. Dès que je vais commencer à contacter les espions de tous bords, ils vont essayer de trouver l’appareil ou les papiers donc à planquer de façon simple et efficace et, bien entendu surtout à garder chez moi.
- Bon, bisous, salut mon petit papa…je ne sais pas dans quoi on s’embarque mais tu vas voir, on va bien s’amuser.
- Salut Elsa.

Dans les jours qui suivirent ce phénomène dont on parla discrètement dans les médias, on vit arriver à Chateauroux de nombreux américains dont la 7 ème flotte avait fait escale à Marseille et qui, comme par hasard, malgré leur très jeune âge pour la plupart venaient voir la zone ou se trouvait autrefois une vaste zone de camp américain ; se renseignant en ville sur les circonstances du déroulement du petit problème électro-magnétique.
Puis des cars amenant des touristes russes , hongrois, tchèques venant en pèlerinage vers la maison de George Sand ou étaient passés bien entendu les CHOPIN, Delacroix et autres artistes prestigieux qui soudain justifiaient un important intérêt.
Il y eut des touristes japonais, chinois venant avec leurs appareils d’enregistrement, parfois très sophistiqués, visiter le centre de cette France profonde .
La partie la plus dure commençait alors pour Elsa.







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