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Oh, s'il te plait, Papi


Auteur : CHERVONAZ Daniel alias JAGODA Daniel

Style : Conte







- Oh, s’il te plait, Papi, invente moi une histoire
- D’accord, mais comme cela, tout de go ce n’est pas aisé
- mais si, elles sont si bien
- merci, mais est-ce que tu as au moins une idée, une envie ?
- non, elles sont toutes si bien, celle du petit Pierrot qui grimpe sur la lumière des spots, au théâtre, celle de Pulcinella qui, elle, s’accroche seulement sur la «poursuite» au théâtre, ou encore celle du petit lisseur du lac ou bien celle de l’hippopotame et de la mouche ou bien………
- tu es certain, Tom, qu’elles sont bien de moi, ces histoires ?
- oh ! j’en suis certain, elles sont tellement extra-ordinaires, curieuses, poétiques, jolies, agréables à entendre, suffisamment attrayantes pour que, dès les premiers mots, on attende vite la suite et l’on a besoin de rester attentif jusqu’à la fin !
- mais dis-moi, pourquoi fais-tu tant de compliments ?
- oh, s’il te plait, invente-moi une histoire !
- toi, tu te prends pour le « petit prince » !
…tu vois, Tom, la feuille est blanche mais je peux la noircir comme cela « mlqsdkfjlkjfqmsdjfl »
- oh non ! une VRAIE histoire
- Bon. Il était une fois deux enfants dans une capsule spatiale en route vers la planète MARS.
- Papi, pourquoi des enfants ? D’habitude ce sont des adultes, des techniciens, des ingénieurs comme Jamie !
- Oui, mais le propulseur de la capsule était puissant mais lent et le voyage durait trois ans et demi !
Alors, ils ont préféré, pour la première fois dans l’histoire des vols spatiaux habités, envoyer des enfants de dix à douze ans qui seraient des ados à leur arrivée. Et puis, après des études longues avec séjours sur des radeaux ou des bateaux ou dans des cavernes, ils se sont aperçus qu’après plus de six mois ensemble les adultes avaient d’importants troubles du caractère et du comportement, qu’ils se bagarraient d’où le choix d’enfants.
Les études des années 2000 ont montré que les enfants pouvaient rester DOUZE heures devant la télévision puis ensuite des heures avec des jeux vidéos. D’où l’idée de les envoyer devant des écrans pendant plusieurs années !...le temps d’un voyage spatial.
- NON, arrête, pas cela, c’est trop triste !
- Comment trop triste, il ne s’est encore rien passé !
- Mais si, ce n’est pas une histoire, c’est la vérité que tu racontes. A l’école, des enfants disent vraiment que, dès qu’ils sont rentrés à la maison, ils restent devant la TV ou avec des jeux vidéos.
- Et alors, qu’en penses-tu ?
- Eh bien cela donne un frisson de mort !
- Oh, te voilà bien sérieux, Tom.
- Mais c’est vrai. Lorsque je fais mes devoirs, que je m’exerce à la musique, que j’apprends des choses nouvelles, j’ai l’impression de VIVRE chaque minute, chaque instant. Mais quand je suis resté devant la TV avec une série de bagarres, de coups de feux, c’est vrai, j’ai regardé, j’ai été attiré …mais ensuite j’ai une impression de VIDE, comme si on m’avait VOLÉ mon temps, ma vie. J’ai l’impression d’avoir PERDU à jamais cette heure passée.
Bien sûr, cela me donne envie de vivre, de croquer boulimiquement les heures suivantes, de tout écouter, de tout apprendre, de faire des jeux, du dessin, de la peinture, de faire une expérience de physique, de chimie…..
- dis donc, Tom, je te trouve bien philosophe pour une petit garçon de sept ans ! Et tu emploies des mots savants, rares, tu réfléchis souvent comme cela ?
- tu sais, Papi, des fois, quand je suis face à la TV, sur le canapé, avec la petite couverture sur moi, la tête un peu penchée, le pouce dans la bouche, je ne somnole pas toujours, JE PENSE.
- Cela m’inquiète parce que tout ce que tu viens de dire est si profond, si intense que je ne me sens pas capable d’inventer une histoire de ce niveau de réflexion !
- Mais Papi, ce que j’attends de tes histoires c’est un peu de folie, de féérie, des choses auxquelles on n’a jamais pensé
- Donne-moi un exemple Tom.
- Tu sais comme l’histoire des enfants dans le Combi, au milieu de l’orage et qui avaient enfermé une portion d’arc-en-ciel dans un cartable
- Mais ce n’est presque pas une «histoire» mais c’est du vrai. Il s’agissait de continuer ce que nous venions de vivre. Un énorme orage d’été en limite de forêt, suivi d’un merveilleux et lumineux arc-en-ciel qui suivait et le fait d’en capturer une partie faisait partie des souhaits, des envies que cela entraînait
- Ou alors Papi, l’histoire des nains des Bindets.
- Tu as une sacrée mémoire car cela fait au moins 4 ans que je l’avais débutée : C’était encore en forêt, dans une zone que j’avais trouvée bizarre. En effet, au milieu de cette forêt de chênes, près du lac des biches, se trouve une vaste dépression du terrain, arrondie, de 400 mètres de diamètre environ, isolée, avec de la bruyère, des ajoncs et un petit taillis. Cette zone m’évoquait la possibilité, malgré sa petite taille, d’une chute de météorite. Rien, aucun travail humain n’aurait pu faire, en ce lieu, une telle dépression de 5 à 10 mètres de profondeur. Et, un jour de septembre, j’avais été attiré par un bruit insolite, particulier, inhabituel dans ce lieu calme. De suite, j’ai pensé à des personnages extra-terrestres qui se seraient réunis dans cette agora.
Et quelle ne fut pas ma surprise de voir une très importante colonie de grues qui s’y était rassemblées comme une étape dans leur longue et impressionnante migration terrestre. Et elles communiquaient entre elles pour se donner des indications sur leur grand périple.
Comme j’aurais voulu savoir parler le langage grue !
Le soleil se couchait, mais cela n’arrêtait pas leur assourdissant bavardage.
Cela contrastait avec le silence qui s’instaurait le soir dans cette zone. Dès le coucher du soleil, les oiseaux habituels se taisaient et un grand silence étendait ses ailes sur cette forêt.
La lune apparu avec une petite brume et sa lumière qui passait en faisceaux entre les nuages me fit penser qu’une colonie de petits nains des Bindets se mettaient à grimper le long de ces faisceaux de lumière lunaire et leur silhouette se détachait sur le ciel qui devenait sombre de part et d’autre des colonnes de lumière.
Mais les nuages voguaient dans l’espace et éteignaient certaines colonnes de lumière. Cela entraînait brusquement la chute des petits nains des Bindets qui s’étaient mis à l’assaut de ces colonnes lunaires.
C’était un mélange de situation réelle, calme, douce, apaisante et d’irréel fantastique….mais si proche de la réalité !
Ni vrai, ni rêve mais un entrelacement d’état réalistico-onirique dans lequel on se sent bien…
Une dose de bonheur, de bonheur.







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