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Les livres


Auteur : NICOLAYEV Nicolas

Style : Conte







Toujours accompagné de son melon et de son ombre, Nicolas Nicolayev remontait ce jour-là, le boulevard Lumumba. L'avenue, métallisée de soleil, était déserte, et les buildings anonymes et clos, disposés tout au long, faisaient comme un décor désaffecté de cinéma. Humant l'air suspendu et l'odeur tiède des fossés, Nicolas Nikolayev allait devant lui, heureux d'être seul, et pourtant, de ce fait même, légèrement inquiet. Une petite vieille, venant à sa rencontre, raviva son malaise. Elle agitait la tête en avançant, et semblait se parler à elle-même. Elle croisa Nicolas sans le voir et il l'entendit marmonner :"C'est lui ! C'est lui !" comme si elle confiait un renseignement de grande valeur à la personne qui l'accompagnait. « Mais personne ne l'accompagne !" constata Nicolas Nicolayev, sur le qui-vive. Il haussa les épaules...Mais à quelques pas de là, lorsqu'il laissa tomber une pièce d'argent dans la sébile d'un aveugle qui mendiait sous l,'ombre d'un manguier, celui-ci, immobile jusque là, s'agita soudain et, d'une voix monocorde, récita : " C'est lui, c'est lui ! " Nicolas qui s'éloignait déjà, revint sur ses pas.
- Vous voulez dire : "Merci ?", mon pauvre, s'informa-t-il, très prudemment.
- Merci, merci, fit l'aveugle, agitant sa sébile.
Mais à peine Nicolas avait-il repris sa marche, qu'il l'entendit distinctement répéter : "C'est lui ! C'est lui. ! », Et cela eut pour effet, cette fois, de l'intriguer sérieusement.
Non loin de là , comme il parvenait à la hauteur d' un prêtre qui avançait à petit pas, l'index collé au feuillet déteint d'un bréviaire,il l' entendit , psalmodier: "C'est lui! C'est lui !".
-Mais de qui s'agit-il donc ? intervint Nicolas, posant la main sur le bras du prêtre.
- De qui voulez-vous qu'il s'agisse, mon fils ? répondit le prêtre.
Nicolas hésita...
- Vous pensez vraiment... que "lui" ne peut être quelqu'un d'autre ?
- Où voulez-vous en venir, vous ? sourcilla l'abbé. Mais se ravisant, après avoir examiné furtivement les environs, il chuchota à l'oreille de Nicolas :" Je suis avec vous, de tout coeur, mon fils, même si je dois m'en cacher. Je voudrais…", mais averti par un bruit, insolite, il n'acheva pas pensée, se signa, et prit une voie de traverse.
Nicolas Nikolayev en était à se convaincre qu'il était la victime d'une hallucination lorsqu'une voix, qui ne venait de nulle part et sortait de partout, gronda dans l'espace "C'est lui ! C'est lui !"rugissait-t-elle, rebondissant en écho sur les façades aveugles des buildings,agitant les mille branches des manguiers qui longeaient l'avenue, pour exploser enfin, en gerbes d'artifice, dans le ciel bleu d'acier. Fouillant l'espace autour de lui, afin de repérer le porteur de voix, Nicolas Nicolayev n'aperçut rien qui vaille, ni derrière, ni devant, ni sous ses talons, ni sous son ombre. Tout était désert autour de lui et, à perte de vue, l'avenue semblait inhabitée.
Soudain, comme dans une action concertée, ou sous la poussée d'un coup de vent violent, les fenêtres, dans les murs, jusque là hermétiquement fermées, s'ouvrirent à grands battants, et munis d'un porte-voix, tous les résidents, se penchant par les fenêtres, se mirent à brailler d'une seule voix : « C'est lui ! C'est lui ! » Et sur ce, aussi brusquement qu'elles s'étaient ouvertes, les portes et fenêtres se refermèrent en claquant.
Emporté par une peur inconsidérée, d'autant que le phénomène était inexplicable, Nicolas Nicolayev s'encourut sur les champs, suivi péniblement par son ombre qui souffrait depuis peu d'une tendinopathie d'insertion au talon d'Achille. Dans sa course affolée, il traversa une cour d'école, sauta sur une occasion, emprunta un passage clouté qu'il remit aussitôt à son propriétaire, tourna trois fois sur lui-même pour semer ses poursuivants en se semant lui-même, et déboucha enfin dans une ruelle en cul-de-sac. Cernée, de part et d'autre, de hautes murailles de carton pâte, clôturée sur l'avant d'une palissade de madriers roussis, elle sentait mauvais la ruelle, le vinaigre et le navet bouilli. Essoufflé, Nicolas Nikolayev se laissa tomber à l'ombre d'un mur dans laquelle son ombre se perdit, et le melon sur les yeux, brûla un cigarette, en suivant des yeux les ronds de fumée .qu'il expirait.
Les voix menaçantes s'étaient tues. Le corpus du silence, à la lisière d'un soleil mat, offrait à toute invasion bruyante et intempestive, le défi d'un mur épais et inexpugnable. Visité par l'atmosphère ambiante, Nicolas Nicolayev voyait dans la vibration des ondes lumineuses qui lançaient des éclairs, des plages punaisées de coquillages, des prairies en dos d'âne, blondes mamelles éventées par la brise. Des parachutistes cotonneux voguaient d'un pissenlit à l'autre, des poissons à moustaches se rasaient dans les roseaux, des yeux fleurissaient à tous les épis d'un champ de blé. Il sortit un carnet et prit note de ces images originales qui défilaient dans son esprit, que son ombre, qui s'était blottie entre ses jambes, semblait contempler en ronronnant de plaisir.
"C'est lui ! C'est lui ! Des hurlements aigus, comme lancées par des rabatteurs en période de chasse, lui firent lâcher son crayon. Il ne les avait pas vu venir. Ils occupaient, en un groupe compact et houleux le fond de la ruelle. Ballet saisi par la pellicule, ils s'agitaient dans le soleil, tout en le désignant, d'un doigt accusateur, les bras tendus dans sa direction. Ils montraient les dents, ,à la fois sardoniques et arrogants,comme ces adolescents désoeuvrés ,organisés en bande, toujours prêts à en découdre au moindre prétexte.,capables de toutes les vilénies.
L'un d'eux se détacha du groupe et marcha vers Nicolas. I1 était nu comme un oeil de verre fumé et portait, dans sa main ouverte par devant lui, une boule rouge donnant sur l'orange. Il avait les cheveux crépus et une croix de cuivre se balançait sur sa poitrine. A mi-chemin, il stoppa, lança un œil complice vers la troupe, qui s'était immobilisée dans l'attente, aurait-t- on dit, de la mise en action d'un scénario répété à l'avance, souleva la balle au-dessus de sa tête, la fit miroiter dans la lumière, puis la fit rouler délicatement, dans la direction de Nicolas qui la regardait venir à lui sans réaliser ce que cela signifiait. Ce n'était qu'une simple balle en caoutchouc, semblait-t-il, mais il constata, à son grand étonnement, qu'elle avait le pouvoir magique d'entraîner dans son mouvement, toute la bande derrière elle. Lorsque la balle lui heurta le pieds, il se trouva, en même temps, encerclé par un troupeau endiablé, poussant des glapissements sauvages. " C'est lui ! C'est lui ! " hurlaient-ils, le pressant contre le mur et le souillant de crachats. Débraillés, portant pour tout signe distinctif, une lourde croix de cuivre qui leur pendait sur la poitrine, ils s'efforçaient d'effrayer leur victime par toutes sortes de grimaces aussi simiesques l'une que l'autre. Certains montraient la langue, se retournaient les oreilles; d'autres, d'un index s'écrasaient le nez, et s'étiraient, en même temps, la peau sous les yeux, avec les autres doigts, se donnant ainsi un air repoussant et dangereux. Un des plus grands se roulait par terre, et se masturbant d'une main tandis qu'il se fouillait le nez de l'autre, poussait des halètements vicieux.
''Paix ! "ordonna leur chef. Il se distinguait des autres par le nombre invraisemblable de bagues et de bracelets de toutes formes et d'origine diverses qu'il portait aux chevilles, aux doigts et aux poignets .A son commandement, la racaille se figea sur place. Le chef fit un pas en avant et défia Nicolas de tout son haut, avant de lui cracher au visage. C'était le signal d'autorisation d'agression directe. Nicolas n'eut pas le temps d'esquisser un geste qu'il se retrouva, ceinturé par derrière, et jeté au sol, le nez dans la poussière. +
Un coup de pied, le retourna."Lève-toi, mauviette !" lui lança-t-on sur un ton goguenard. Il s'essuya, du revers du bras, la bouche maculée de poussière, leva la tête et découvrit, sous un angle tronqué, le chef qui, un index dans chaque oreille, le narguait. Il avait une hernie comme second sexe sur le ventre qu'il se mit à caresser, en salivant dégoûtamment. Les jambes flageolantes, Nicolas Nikolayev se remit sur ses pieds, encerclé par la meute aux aguets.
- Passe-moi ton revolver, fit le chef à l'adresse d'un petit déluré qui jouait à « Pan ! Pan ! T'es mort !"
Il fit le geste d'armer son joujou et le braqua sur les tempes de sa victime. Les bras au ciel, les galopins, dans un ensemble parfait, crièrent : « Nous voulons le retour à la loi naturelle... » Le chef appuya sur la gâchette…Un filet de gaz vert gicla du revolver, répandant une odeur de soufre. Un écran de fumée s'interposa entre opérants et opérés. Profitant de la situation, Nicolas Nikolayev bondit vers la palissade, qui clôturait la ruelle, s'agrippa au faîte des madriers, se détendit, fit un tonneau, cisailla, d'un jeu vif des jambes, le soleil éberlué, et disparût de ; l'autre côté.
- Sus à l'intellectuel ! jura le chef de bande qui, déjà aux trousses de sa victime, était venu s'écraser contre les madriers suivi par la meute qui, pas plus que lui, n'eut le temps de freiner.
Tandis qu'aux cris de rage impuissante de la meute, succédait un inquiétant silence, de l'autre côté, Nicolas Nikolayev tentait de s'orienter. C'était dans l'enclos ,semble-t-il déserté depuis belle lurette, un entassement désordonné de feuillets imprimés et délavés, de livres éventrés, de cartonnages pourris, de pots d'encre défoncés. Tout était de la couleur grise râpeuse du ciment pris dans la poussière et la pluie, telle la peau d'une galère immergée, galeuse de coraux et de sable. Au fond, un hangar à étages, ouvert à tous les vents, surplombait un canal de dérivation, fleurant les mauvaises odeurs des déjections de la ville. Enjambant les matériaux épars, Nicolas Nikolayev se dirigea vers l'entrepôt.
"Musée du livre" pouvait-on lire, sur l'enseigne clouée au fronton du hangar. A l'intérieur, des écriteaux branlants et poussiéreux renseignaient sur les objets exposés : "Papier à la fiente de pigeon" - Papyrus, spécialité égyptienne" - "Première presse à bras" ...précédaient une collection de livres de tous genres, brochés, cartonnés, reliés, livres blancs, livres rouges, livres noirs, atlas, almanachs, annuaires, catalogues, guides, indicateurs, traités, qui s'entassaient là en tas bien distincts, classés par ordre chronologique. Certains bouquins étaient exposés sous vitrine tels, par exemple, la première édition du livre rouge de Mao, la maîtresse d'O, et "Terres étrangères " de José Tairhumène. D'autres livres étaient exposés, pêle-mêle, comme à la braderie. Beaucoup enfin faisaient office de pavement, de tapisserie ou de plafond, pour la plupart oeuvres absolument ignorées ou imposées par l'Académie, et rejetées depuis lors par le temps, presque toutes datant de la fin du siècle et particulièrement d'auteurs français.
Nicolas Nikolayev en déchiffrait les titres et en relevait les auteurs, lorsqu'un cri vainqueur retentit, derrière lui, sur les palissades La meute avait surmonté l'obstacle et se regroupait avant de reprendre la poursuite. Il se jeta sous une table à brocher, mais le chef de la bande, perché sur un poteau électrique suivait ses mouvements et téléguidait ses comparses.
"A la reliure !" hurla-t-il, les mains en porte voix, et les voyous, d'un même élan, se précipitèrent vers le hangar.
Une échelle montait dans les combles. Nicolas l'emprunta, pour déboucher dans un fantastique amoncellement de dictionnaires géants et d'encyclopédies. Dressés en faisceaux ou entrouverts et reposant sur la tranche de leur couverture cartonnée montée de fer et de cuivre, d'ébène ou d'ivoire, les livres offraient sous leur toit ou entre leurs pages monumentales d'interminables cachettes. Avant que la meute n'atteigne la plate-forme, Nicolas s'était glissé entre les pages d'un guide de voyage
-Tous à l'étage !", ordonna le chef du haut de son perchoir." Cinq sur la gauche ! Cinq sur la droite ! Et tous les autres, sus à la bête !"
Il lança un sifflement modulé, et les rabatteurs se lancèrent dans la chasse, bousculant les livres, déchirant les feuillets, martelant les couvertures de cuir à grand bruit. De temps à autre, un nouveau coup de sifflet plus perçant les faisait taire... L'ouïe aux aguets, ils épiaient alors quelque mouvement étranger aux combles et repartaient ensuite dans un plus grand tapage.
Armés de gommes, de filets, de crayons rouge ou bleu à la pointe effilée comme une pointe de lance, la meute passa au peigne fin les labyrinthes, se divisant par petites équipes, entre toutes les voies de fuite qui se multipliaient sur leur passage. Sautant d'une cachette à l'autre, selon la direction des bruits et l'orientation de la chasse, Nicolas Nikolayev parvenait à leur échapper.
La chasse se prolongea avec des lenteurs étudiées et des palpitations vaines jusqu'à ce que le soleil s'écrase dans le canal, éclaboussant dans sa chute les berges et l'entrepôt. Une lame d'eau boueuse reflua dans les combles, fauchant plusieurs piles de livres dont les oeuvres complètes de Malherbes. Puis, la trame de la nuit s'épaississant, les chuchotements se perdirent dans les estampes.
A bout de souffle, Nicolas Nikolayev aboutit, à l'extrémité nord de la plate-forme pour tomber en arrêt devant un livre cyclopéen, aux feuillets faisant quatre mètres de hauteur sur deux de large, les lettres atteignant certainement 20 centimètres de hauteur Elles étaient frappées en relief et recouvertes d'un produit qui les rendait phosphorescentes. Quant au livre lui-même, il était animé par un mouvement perpétuel de telle sorte que les pages tournaient d'elles-mêmes. Elles tournaient très vite comme le générique d'un vieux film, et s'il était possible de saisir au vol les premiers mots, ceux-ci retirés de leur contexte, n'avaient aucun sens. Nicolas Nikolayev cacha mal son impatience. Il avait l'impression que chaque mot ainsi surpris le conduisait à quelque révélation, mais jamais révélée puisque les mots se perdaient dans les mots de la page suivante.
Une équipe de chasseurs surgit à cet instant et l'obligea à abandonner sa quête. Il se blottit derrière le grand livre tandis que les chasseurs se mettaient à l'affût pas loin de là.
Il les entendit chuchoter :
- Si on l'attrape, qu'est-ce qu'on en fait ?
- Si c'est un scribouillard, on l'enfourche; un philosophe, on lui fend la tête à coups de hache et on le saigne sur place.
- Et si c'est lui ?
- Ah ! Si ça pouvait être lui, le poète ! On te le prend au filet, on te ferme la ruelle aux deux bouts et on te l'y lache.
- Une flèche dans l'oeil droit, siffla l'un.
- Une flèche dans l'oeil gauche, renchérit un autre.
- Une flèche dans chaque oreille et puis dans le groin, et puis dans les pattes et puis dans les mamelles et puis dans la langue, hi ! Hi ! Hi ! ricanèrent-ils en choeur.
Toujours perché sur son poteau, le chef tenta de ranimer l'ardeur des chasseurs dont on n'entendait plus les mouvements. Transis par la nuit tombante, ceux-ci soufflaient dans leurs mains, pour les réchauffer et tiraient la jambe.
- Oh, ha ! Ohé ! cria-t-il. Vous dormez ou quoi ?
- Oh,ho ! Ohé ! firent des voix en écho.
Et il y eut un bref remue-ménage, aussitôt étouffé.
- Dites les gars ! cria un chasseur, et sa voix rebondit de faisceaux en faisceaux, de piles de livres en pile de livres, on n'y voit plus rien, si on rentrait ?
- On rentre, on rentre ! C'est plus la peine ! acquiescèrent plusieurs voix. Et l'un après l'autre, on les entendit débusquer. Les chasseurs à l'affût, à quelques pas de Nicolas, s'éloignèrent à leur tour. Et il n'y eut bientôt plus, dans les combles, que le chef de la bande qui, perché sur la plus grande encyclopédie, recouvrait de son ombre fantomatique les dents des faisceaux.
- On n'a pas fini avec toi, va ! grogna-t-il, en se laissant glisser sur la plateforme pour suivre les déserteurs.
Debout, en équilibre sur la palissade, les mains en cornet, il avertit Nicolas :"On t'attend dans la ruelle, hé poète ! Ne te réjouis pas trop !". Puis il sauta dans la ruelle et disparut au regard de Nicolas qui, accroupi derrière son grand livre, suivait ses mouvements. Assuré d'être enfin seul, il flamba une allumette afin d'y voir un peu plus clair et de se repérer dans cette cambuse encombrée d'obstacles, et n'offrant aucun repère directionnel. Il s'aventura donc au jugé, heurtant un livre ici et là, se perdant dans les pages.et dans les couloirs d'accès ménagés entre les rayons de livres. I1 tourna en rond dans l'histoire de la littérature pendant ce qui lui sembla être une éternité, et lorsqu'il déboucha par miracle sur la corniche, a quelques pas de l'échelle, il poussa un soupir de soulagement et se moucha pour se dégager de toute cette poussière amalgamée par les siècles.
Là-bas, dans la ruelle, il faisait nuit d'encre. Il n'y avait pas d'éclairage public, mais des rectangles jaunes projetaient sur les murailles des lueurs diffuses. Des ombres traversaient les panneaux lumineux comme des ombres chinoises. Il s'attarda prudemment sur son observatoire, épiant les bruits dans la ruelle et ne pouvant se détacher des livres et de leur odeur. Il revenait sur ses pas pour les caresser, en humer le parfum désuet, en reconnaître, sous ses doigts, le velours granulé. Mais la nuit s'épaissit encore et les rectangles jaunes, dans les murailles, s'obscurcirent dans les rideaux. Il prit enfin sa décision. Le temps de débosseler son melon et de s'épousseter, il se laissa glisser de l'échelle et, tâtonnant, gagna la palissade.
Lorsqu'il la sauta de l'autre côté,il sombra dans la nuit, et toute forme disparut sur le monde, même son ombre.







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