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La belle et la bête


Auteur : DELSERT Isabeau

Style : Conte




Un homme vivait isolé dans une magnifique demeure en bois de couleur blanche et grise.
Il se prénommait Elias, il était grand aux cheveux noirs, de grands yeux verts et une barbe mal rasée.
La moitié de son visage avait été brûlée lors d'un accident de voiture quinze ans plus tôt. Depuis, Elias avait fait le choix de l'isolement. Il travaillait à domicile.
Internet lui permettait de ne pas être coupé du monde, mais il limitait ses rapports aux autres, faisant peu de courses sauf sur le net. En effet il ne supportait pas le regard des autres sur ses brûlures.
Hélia travaillait dans un cabinet de chasseurs d'héritiers. Son métier consistait à faire des recherches généalogiques pour retrouver des héritiers d'un héritage en attente. Elle était rémunérée pour chaque acte notarié conclu. Elle habitait dans une grande ville, elle aimait l'effervescence de celle-ci. Hélia était trentenaire, d'un physique assez mince, elle avait de longs cheveux châtain ondulés, des yeux marron foncé, son teint était assez clair ce qui faisait ressortir ses grands yeux.
Un jour de février enneigé, Hélia arriva au cabinet pour prendre un dossier et filer à deux heures de là. Bien évidemment, c'était sans compter le mauvais temps. Hélia se trouva donc coincée au cabinet. Afin de tromper l'ennui, elle procéda au classement de dossiers qui ne trouvaient plus d'héritiers.
L'un d'eux attira son attention et Hélia décida de s’asseoir pour lire ce dossier, car elle savait qu'elle avait la journée à occuper.
Il s'agissait de l'héritage de Charlotte Gillot. Elle avait grandi dans une petite ville, puis avait rencontré un Australien et était partie vivre en Australie. Elle n'avait jamais eu d'enfant et n'avait fait aucun testament. S'agissant d'un héritage australien le cabinet avait pensé que la recherche d'un héritier coûterait plus chère que la commission sur héritage.
Pourtant Hélia décida de rechercher à partir du livret de famille sur le lieu de naissance de Charlotte. Elle avait peu d'éléments à sa disposition à part ce document et quelques photos envoyées par le notaire australien au cabinet lors de la demande initiale de recherche d'héritiers.
Elle chercha sur internet le nom de la ville de naissance de Charlotte, Phalempin.
Quelques maisons entourées de grands terrains et peu de commerces. C'est une ville calme et chaleureuse. Hélia surfa sur le net et trouva un article sur les belles demeures de la Belle Époque. Elle reconnut la maison d'enfance de Charlotte.
Désormais il faudrait savoir si de la famille de Charlotte vivait encore dans ce village.
Hélia téléphona à la mairie et à partir du nom de jeune fille, elle espéra obtenir des informations sur les parents de Charlotte. Elle pensait devoir remonter aux frères et sœurs des parents de Charlotte, lorsqu'en lisant l'article sur les belles demeures, elle découvrit que celle de Phalempin appartenait encore à un particulier contrairement aux autres qui avaient été rachetées pour les ouvrir au public. Cette demeure était restée dans la même famille depuis cent ans. Hélia avait donc la certitude d'y trouver un héritier puisque Charlotte était née il y avait soixante-cinq ans.
Suite à un grand nombre d'appels au propriétaire de cette grande maison, restant malheureusement sans réponse, Hélia décida de se rendre physiquement dans cette petite ville. Elle était persuadée de pouvoir s'entretenir avec cette personne dans la soirée et rentrerait le lendemain pour passer du temps avec ses copines afin de planifier le week-end de fête pour avoir décroché un nouvel héritier.
Elle trouva la maison à 3 km du centre, au cœur de la forêt au bord d'un magnifique lac. Elle se présenta devant la porte et sonna à plusieurs reprises. Puis elle se mit à frapper à la porte. Elle vit devant la maison un véhicule et entendit des bruits de chaises et de pas dans la maison. Elle décida de parler au travers de la porte et de signifier l'importance de l'affaire qui l'amenait ici. Elle fut surprise de n'avoir aucune réponse s'agissant pourtant d'une bonne nouvelle pour ce propriétaire.
Étant d'un tempérament tenace elle dit à voix haute :
- J'ignore les raisons qui vous poussent à ne pas me répondre, mais sachez que je ne partirai pas sans que vous ne m'ayez entendu.
- Allez-vous-en !!! Je me fiche de ce foutu héritage dont vous me rebattez les oreilles ! Partez
- À demain, Mr Landres.
Hélia avait la ferme intention de passer tous les jours s'il le fallait, tant qu'Elias ne prendrait pas le temps de l'écouter. Ce petit jeu dura dix jours. Le propriétaire de l'hôtel, qui assistait à ce petit manège depuis plus d'une semaine, était impressionné par la ténacité de cette jeune femme. Il décida de lui livrer une info qu'il pensait utile pour convaincre Elias d'écouter. Il le faisait pour aider son ami qu'il savait en situation délicate.
- Mademoiselle je peux vous dire un mot au sujet de Mr Landres ? Il m'a parlé de vos visites matinales. Il les attend avec impatience.
- Ah bon ?
- Je plaisante, bien-sûr! Je pense qu'il devrait vous écouter au sujet de cet héritage. Il adore cette maison de famille, mais il a peu de chance de la garder encore longtemps.
- Ah bon ? Pour quelle raison ?
- Il a des dettes et la banque n'attend que ça, saisir cette maison que les services de l'état souhaitent récupérer dans le cadre de la sauvegarde des demeures « Belle Époque ». L'objectif de l'état est louable, mais celui des banques est de se faire du fric. Du coup, au lieu de soutenir les demandes de prêts, on préfère laisser creuser les dettes et faire payer des frais qui l'enfoncent tous les jours un peu plus. Enfin... Comme vous voyez, je n'ai aucun respect pour ce métier de voleur.
- Je pense que pour finir de le convaincre, dites-lui qu'il aurait l'opportunité de sauver sa maison.
Hélia fit sa visite matinale à la maison familiale de Charlotte. Elle arriva devant la porte d'entrée et commença par sonner, personne ne répondit puis elle insista. Elias finit par ouvrir la porte, énervé d'avoir tous les matins une jeune femme qui sonnait à sa porte.
- Pourquoi insistez-vous autant ? Je n'en veux pas de cet héritage, je vous l'ai déjà dit !
Sur le coup Hélia fut surprise de voir une partie de son visage brûlé, elle fit un petit bond et Elias fut agacé, encore une personne qui ne se rendait pas compte à quel point cela le blessait, mais cela ne la gênait pas du tout.
- Écoutez-moi monsieur Landres, je sais que vous avez des soucis pour garder la maison, et que la banque veut la récupérer. C'est l'héritage d'une certaine Charlotte, la connaissiez-vous ?
- Oui, c'était ma tante, bon allez entrez, c'est par ici.
En entrant dans la maison, Hélia ne put qu'admirer la magnifique demeure conservée dans le style Art déco. Elle n'eut pas le temps d'en contempler davantage, car Elias n'avait qu'une seule envie, se débarrasser d'elle au plus vite.
- J'aimerais savoir ce que vous ne comprenez pas dans la phrase : laissez-moi tranquille ! ?
- Il est inutile d'être grossier, Mr Landres ! Soyons clairs, vous venez signer les actes notariés vous permettant d'obtenir l'héritage de votre tante, vous sauvez cette magnifique demeure à laquelle vous tenez et moi je touche ma commission avec laquelle je peux mener mes projets. Puis-je compter sur votre collaboration ?
Elias était surpris de cet aplomb et en même temps, la beauté d'Hélia le subjuguait. Elle le regardait droit dans les yeux et elle n'eut pas l'air effrayée par son visage. Ça le déstabilisait d'autant plus.
Il s'entendit alors lui répondre avec étonnement :
- Qu'attendez-vous de moi ?
- Nous pourrions nous rendre au cabinet et signer votre héritage. En deux jours, aller-retour, et c'est réglé.
- Malheureusement, je ne sors pas d'ici. Vous êtes donc venue pour rien.
- Je comprends, mais je peux vous aider à vous préparer à affronter le monde.
- Pardon ? Elias s'agaça de cette attitude arrogante.
- Oui, votre ami proprio de l'hôtel m'a expliqué vos difficultés
- Non, mais je rêve, de quoi se mêle-t-il ? Il va m'entendre…
Elle s'approcha de lui pour le regarder face à face pour lui montrer que son apparence ne comptait pas et qu'il fallait affronter ses peurs.
- Croyez-moi, je peux vous aider ! Je resterai le temps qu'il faut pour vous persuader que c'est possible. Un aller et retour et votre maison est sauvée. Sauf si vous préférez que l'histoire de votre famille et vos souvenirs sombrent dans l'oubli.
Elias était agacé, mais il savait qu'elle représentait l'espoir qu'il n'attendait plus.
- Comment pensez-vous me préparer à sortir du village pour me rendre dans une grande ville, alors que je n'y mets plus les pieds depuis plus de quinze ans ?
- Donnons-nous un mois de travaux pratiques, tous les jours un défi et une victoire pour le soir.
Hélia tendit la main comme pour sceller un pacte.Elias assez stupéfait tendit sa main à son tour et ce pacte fut scellé.
Un mois s'écoula et beaucoup de choses avaient changé. Elias et Hélia s'étaient découverts dans ce travail de préparation afin de se rendre en ville. Jour après jour chacun put dévoiler à l'autre ses forces et ses faiblesses, chacun avait des blessures qu'ils souhaitaient oublier ou masquer. Et pourtant, l'attirance fut tellement forte que les peurs, les blessures et le passé volèrent en éclat pour laisser la place à un amour sincère et profond. Tout était simple entre eux, l'un et l'autre se comprenaient si bien. Désormais la vraie difficulté était qu'ils ne pouvaient plus rester seuls plus d'une heure sans l'autre.
Un matin, Elias se trouvait dans le bureau et Helia déambulait dans cette vaste maison. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas encore exploré les dépendances. Elles étaient remplies de meubles anciens, d'objets en tout genre et de livres. Elle se dit que c'était le paradis des antiquaires, elle trouva même un gramophone qu'elle mit en route pour le plaisir d'écouter. Elle découvrit une malle, elle était remplie de livres écrits manuellement. En y regardant un peu de plus près, il s'agissait de journaux intimes, sur la première page, le prénom de Charlotte y était inscrit. C'était la tante d'Elias, elle parcourut quelques lignes de ces journaux, elle lit ainsi l'enfance et l'adolescence de Charlotte. Dans ces lectures en diagonale, elle comprit que Charlotte à seize ans avait eu un amoureux et que le fruit de cet amour, incompris par les parents de Charlotte, avait donné naissance à un petit garçon. Hélia fut étonnée puisqu'elle n'avait trouvé aucun héritier. Même si l'enfant était décédé, il aurait dû apparaître sur le livret de famille. Sa curiosité l’amena à s'installer pour en lire davantage dans le fauteuil du père de Charlotte. C'était un fauteuil bergère d'époque Art déco avec en bruit de fond un disque de Mistinguett, chanteuse des années 30. C'est ainsi qu'après quelques journaux intimes, elle découvrit avec stupeur que cet enfant n'était pas décédé, il avait été confié à la sœur de Charlotte de vingt-et-un ans, mariée et sans enfant. Les parents de Charlotte étaient une famille aisée et bien connue, ils avaient voulu éviter le scandale d'une jeune fille mère et dont le père s'était enfui du village lorsqu'il avait découvert la grossesse de Charlotte. Le mariage de régularisation était donc impossible. Autre stratégie, faire adopter cet enfant qui resterait ainsi dans la famille. Pour Charlotte cette décision était insupportable après l'accouchement et la douleur de regarder son enfant élevé par sa sœur et son beau-frère, elle sentit qu'elle ne pourrait pas supporter cela toute une vie. Elle décida de quitter la Ville, pour ne jamais revenir, là où son histoire était la plus douloureuse. Elle avait glissé une lettre adressée à son fils, sur l'enveloppe le nom d'Elias était inscrit.
- Ah non ! ce n'est pas possible ! Pourquoi j'ai fouiné encore une fois…
Après une longue réflexion, Hélia décida de cacher le secret de Charlotte.
S'il venait à apprendre que sa vraie mère était Charlotte et qu'elle l'avait abandonné à sa sœur sans jamais prendre aucune nouvelle, Elias souffrirait de découvrir que sa vie entière était un mensonge. Il ne s'en remettrait pas, surtout après le traumatisme qu'il avait déjà subi.En effet, si elle lui disait tout, il pourrait refuser l'héritage et devrait vendre la maison. Quant à elle, perdre la commission après autant de temps investi, elle était sûre que le cabinet ne la garderait pas.
- C'est décidé, je ne dirai rien. Il n'y a rien à gagner à connaître cette vérité oubliée.
Elle entendit Elias. Elle referma la malle en gardant cette lettre et s'enfuit de cet endroit.                Le grand jour de la signature arriva. Ce ne fut pas si difficile pour Elias, car la femme qu'il aimait était à ses côtés, et ça, ce fut sa plus grande force. Malheureusement, la foule de la ville mit les nerfs d'Elias à rude épreuve. Il visualisa chaque étape comme Hélia lui avait appris. D'abord le départ, puis le trajet jusque la ville, enfin l'arrivée dans cette ville en pleine effervescence. Marcher parmi la foule fut le plus difficile, il devait se persuader que personne ne regardait son visage, mais il savait qu'il y avait toujours des personnes idiotes pour se stopper net face à lui. Il avait mis un grand chapeau qui lui permettait en baissant la tête de limiter les croisements de regards.
Finalement, mission réussie et l'héritage fut clôturé malgré les tonnes de questions qu'Elias avait sur cette tante inconnue, même si sa mère lui en avait beaucoup parlé dans son enfance. Elle lui avait raconté tous les jeux d'enfants qu'elles avaient aimés partager ensemble. Sa mère lui disait qu'il avait un côté espiègle un peu comme cette tante durant son enfance. Il avait du mal à comprendre pourquoi à aucun moment de sa vie elle n'avait eu l'envie de revenir dans la maison de son enfance. Néanmoins, il savait mieux que personne que certaines blessures poussaient les gens parfois à renoncer au passé. C'est pour cette raison qu'il n'avait jamais cherché à savoir plus sur sa famille que ce qu'on voulait bien lui en dire. Il s'agissait pour lui de respecter les choix familiaux.
Après le dîner, c'était l'heure de prendre sa chambre d'hôtel avant de rentrer le lendemain. Pour Elias une nouvelle vie allait démarrer et de retour à la maison il avait la ferme intention de demander à Hélia de rester auprès de lui et de construire ensemble une nouvelle vie. Il se sentait prêt à cette nouvelle aventure dont il se pensait définitivement privé. Hélia le regarda avec fierté.
- Demain nous rentrons, tu as été fort ! Je sais les efforts que cela t'a demandés et tu as réussi.
Elias l'enlaça et l'embrassa tendrement.
- Sans toi, rien de tout cela n'aurait été possible. J'ai une surprise pour toi demain à notre retour, il te faudra patienter. Et il l'embrassa longuement
- Je reviens tout de suite, prépare-toi à te coucher.
Elias le savait, il était éperdument amoureux. Il ne pensait plus aimer à nouveau.
Il retira toutes les fringues posées négligemment sur le lit quand une enveloppe tomba d'une poche. Il ramassa pour la poser sur le bureau, mais il fut attiré par son prénom inscrit sur cette lettre jaunie. Il pensa qu'elle venait des documents de l'héritage.
Comme cette lettre lui était adressée, il l'ouvrit sans aucune hésitation.
« Elias est le prénom que j'ai choisi pour toi, car c'est tout ce qu'on m'a autorisé à choisir te concernant. À seize ans, je ne suis pas capable de m'occuper d'un enfant me répète-t-on ! Et pourtant lors de ta naissance, tu m'as regardé avec tes yeux noirs et dans ma tête j'entendais ta voix me dire « maman ». J'étais sure à cet instant que j'aurais pu être ta mère et m'occuper de toi. J'avais tout l'amour nécessaire, le reste pour moi était négligeable. Je t'écris cette lettre aujourd'hui, car ce soir je pars et je ne reviendrai jamais. Je ne peux supporter l'idée que tu sois prêt de moi et que tu ne voies en moi qu'une simple tante. Je sais que cela pourrait me détruire. Je prends donc cette décision de survie pour moi et en même temps je sais parfaitement que tu ne manqueras pas d'amour. J'ai besoin de te laisser cette lettre que j’espère tu liras un jour pour t'expliquer qui je suis et tout ce qui s'est passé jusqu'à ce jour. J’espère avoir ton pardon après et peut-être décideras-tu de me retrouver. »
Il y avait cinq feuillets comme celui-ci. Elias assis sur le lit ne réalisait pas ce qu'il venait de découvrir.
Il regarda la veste de laquelle il était tombé, puis se rendit compte que c'était celle d'Hélia qui au même moment sortit de la salle de bain.
Hélia le regarda en souriant et vit son visage décomposé. Elle vit dans ses mains la lettre qu'elle avait trouvée dans les dépendances la veille. Elle aurait dû la détruire, mais elle n'avait pas réussi.
- Je vais t'expliquer Elias, j'ai trouvé cette lettre seulement hier dans les journaux intimes de ta tante
- Tu me l'as caché ? Mais pourquoi ? Je ne comprends rien… pourquoi me mentir ?
- Je pensais que cette vérité serait trop difficile pour toi après tout ce que tu as vécu ! Tu aurais pu refuser de sauver l'histoire de ta famille pour de mauvaises raisons.
- Et tu as cru que tu avais le droit de décider à ma place ? Cet héritage n'était pas ton problème ! Sauf si tu pensais perdre ta commission ! Comment as-tu pu penser que tu avais le droit de décider de ma vie et de me dissimuler la vérité que ma famille voulait me faire parvenir en plus ?
Elias se sentait dévasté, complètement anéanti, sa vie ne repose que sur des mensonges et son rêve d'un amour sincère vient de s'envoler à jamais.
- Tu m'as trahi jamais je ne pourrai pardonner cet acte. Elias commença à rassembler ses affaires
- Je t'en prie, laisse-moi t'expliquer mes raisons, je ne voulais pas te blesser ! Je t'aime
- Jamais l'amour ne conduit à la trahison. Ne cherche plus à me revoir.
Hélia le poursuivit, mais en vain. Elle s'effondra en pleurs sur le sol. Sans doute avait-elle gardé cette lettre pour qu'elle lui parvienne malgré tout.
Hélia se sentit tout à coup aspirée par un trou noir. En reprenant conscience, elle était assise à la table de la salle des archives du cabinet. Par la fenêtre elle voit la tempête de neige à l'extérieur. Devant elle se trouve le dossier non résolu de Charlotte.
Elle mit quelques minutes à reprendre ses esprits et comprendre qu'elle était dans la salle des archives cette journée de tempête où elle avait voulu faire du classement.
- J'ai rêvé cette belle histoire ? J'ai pourtant le sentiment que cette histoire était vraie ou sera vraie ! Je n'ai qu'une seule solution pour en être sûre, me rendre à Phalempin. Afin de savoir si j'avais raison de croire en ce rêve assez curieux.
Elle sonna, sonna, sonna. Et elle dit :
- Mr Landres je sais que vous n'aimez pas recevoir de visites à cause de vos cicatrices, mais sachez que je vous amène des nouvelles de votre famille et en l’occurrence de votre tante Charlotte.
Après un long silence, la porte s'ouvrit et Elias apparut.
Hélia le reconnut. Elle avait une seconde chance. Elle avait voulu décider de ce qu'il devait ou non ressentir, mais chacun a le droit à la vérité et à choisir sa destinée. Il pourra faire le choix d'accepter ce lourd passé ou lui tourner le dos et tout redémarrer sans se sentir prisonnier de son histoire familiale. Peu importe son choix, il sera libérateur et elle sera là pour le soutenir. C'est tout ce qu'il souhaitait, et désormais elle l'avait compris.
- Monsieur Elias Landres, puis-je entrer ?





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