Mon histoire avec Laura



Nouvelle écrite par Jack ATAL dans le style Scènes de vie



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C’était une belle fille aux cheveux blonds, elle tapinait Boulevard Murat.

J’étais jeune célibataire, je pensais à faire carrière devenir directeur et pourquoi pas PDG ?

Je roulais à faible allure, elle s’approcha de la portière et me fis un signe et un sourire, je haussais les épaules et accélérais pensant ne jamais la revoir

Les jours suivants, je n'arrivais pas à l’oublier, je repris le chemin du Boulevard Murat espérant la retrouver, sans résultat.

Les jours passèrent, l’oubli venait lentement mais son visage restait gravé en moi.

Un jour, je décidais d'y aller. Je mis ma voiture en stationnement et me mis à parcourir à pied le secteur où je pensais l'avoir aperçue.

Les minutes passèrent, le sang me montait au visage, enfin je la vis sortir d'un immeuble haussmannien, habillée d'une robe noire, collants noirs chaussures vernis plutôt plats, j'avançais vers elle, nos regards se croisèrent, elle me dit ; « tu veux venir ? », mon sang me montait à la tête, machinalement j'acquiesçais et je la suivais.

« C'est l'appartement d'une amie, elle me le prête de temps en temps pour me dépanner »

J’écoutais distraitement, je me déshabillais fébrilement, « tu sais, me dit-elle, je suis encore pucelle » Assez étonné, je l'écoutais « si tu veux mon pucelage, il va falloir me payer très cher »

« On laissera ça pour une autre fois » répondis je.

Elle me fit coucher dans le lit non sans m'avoir montré ses seins plutôt minuscules « tu les trouves bien ? me dit-elle, je vais bientôt me faire opérer ».

Elle monta sur moi pour se laisser pénétrer me montrant son dos et sa merveilleuse chevelure blonde, je n'ai réalisé que bien plus tard qu'ainsi je l'avais sodomisée.

Elle se rhabilla, je notais son numéro de téléphone (fixe le portable n’existait pas encore) me disant « si tu veux me revoir, je vais souvent rue du Colisée près du métro Franklin Roosevelt » sinon téléphone-moi »

Les semaines passèrent, j'avais du travail ce qui m'empêchait de penser à autre chose, j'habitais un petit meublé près du Trocadéro à quelques minutes à pied des Champs-Elysées, il m'arrivait de dîner dans un self, ou au drugstore ; parfois j’utilisais ma voiture et je stationnais dans les rues avoisinantes.

Ce soir-là par chance, je trouvais une place rue de Ponthieu, je me dirigeai vers le drugstore  et mes pas poussés par la curiosité se dirigèrent rue du Colisée, je l'aperçus assise au comptoir d'un bar discutant avec un serveur, elle portait toujours une robe noire  qui faisait ressortir la blondeur et la beauté de ses cheveux, je m'approchais et elle me reconnut : « Laura ,je voulais te dire,, » mais elle  m'interrompit : « pas maintenant ,j’attends un ami ,oh c'est juste pour dîner ,tu veux qu'on se voit en fin de soirée... oh tu sais ,je peux venir chez toi » ,l'idée me plut ,je lui indiquai mon adresse et le numéro de mon appartement.

J’étais excité, plus question de dîner, aller au cinéma ? Non il valait mieux rentrer, je repris ma voiture et je rentrai chez moi ; que faire ? Je mis la musique, des cassettes enregistrées sur les hit-parades, j’écoutais Joan Baez, Here’s to you Nicolas 'n Bart, Joe Dassin, Nicoletta et Johnny Halliday « Oh toi ma jolie Sarah …...et tout passe et tout casse … »

Mon cœur battait, mes mains étaient moites ,11h du soir toujours rien ,3h pour un dîner ? Ça doit être un lapin, elle ne viendra pas, je décidai d'en finir et me mit au lit me promettant de me lever tôt pour aller au travail : je commençai à m'assoupir retournant mille et une fois la situation dans ma tête et j’entendis qu'on frappait à la porte.

Je ne tardais pas à reprendre mes esprits ; « je n’attendais plus », pour toute réponse elle fit glisser sa robe et je sentais ses cheveux effleurer mon ventre puis mon sexe, elle entreprit une fellation puis elle glissa entièrement sur moi me laissant voir son dos et sa chevelure blonde ...

Quelques instants, elle s'installa dans la minuscule salle de bain et j'entendis l'eau couler....

Elle se rhabilla : « tu peux me faire un chèque, ça ne sera pas toutes les fois, mais actuellement je suis dans le besoin, j’aimerais pouvoir compter sur toi » .je m’exécutais, elle ajouta « il est tard, je me sens pas rassurée le soir dans le métro, il faudrait que je trouve un taxi à moins que tu puisses me raccompagner avec ta voiture, c'est pas loin c'est une rue près du métro Convention »

Je n'avais pas envie de la quitter je lui proposais « oh tu peux rester ici, c’est un grand lit »

« Non me dit-elle, pas encore, une autre fois mais si ça te dérange je trouverai bien un taxi »

« Pas du tout répondis je, je m'habille et on y va »

Nous marchâmes quelques pas, il faisait frais, je retrouvais ma voiture stationnée dans le quartier ; nous roulâmes vers le Trocadéro puis le pont de l'Alma et vers l’École militaire et je finis par trouver la rue où elle habitait, un immeuble haussmannien, un dernier baiser, « tu me téléphones quand tu veux » et je faisais le chemin du retour.

Je retrouvais la place de stationnement, remontais chez moi, mis le réveil et m'endormis d'un sommeil profond.

Les mois passèrent, nous nous voyions régulièrement, elle faisait partie de ma vie avec toujours avec le même rituel, je finissais par savoir que sa famille était à Nice, qu'elle allait la visiter en avion, qu'elle admirait Leni Riefensthal qu'elle fréquentait des personnages du tout Paris qui lui faisaient de beaux chèques, elle se mit à m'appeler « Mimine » ce que je trouvais déplacé.

Elle passait beaucoup de temps aux soins de son corps, elle allait chez le coiffeur et se vaporisait ensuite avec de la laque pour que cela tienne, elle s’épilait régulièrement les jambes, les bras et se parfumait avec du Shalimar, ses yeux étaient maquillés, elle portait des faux cils, je lui trouvais une ressemblance avec Romy Schneider telle qu'elle apparaissait dans « Max et les ferrailleurs » mais avec une chevelure plus blonde.

Je lui étais fidèle au moins sur le plan sexuel, j’avais quelques copines mais rien de bien sérieux, quant aux prostituées, j'avais oublié leur existence.

Mais une chose me taraudait l'esprit, quelle femme était-ce ? je n'avais aucun doute qu'elle se prostituait mais elle était différente de celles que j'avais connues.

Un soir sans aucun contact téléphonique préalable, elle vint frapper à ma porte : j'eus du mal à la reconnaître, plus de faux cils, ni de maquillage, les cheveux dans un foulard, un manteau passe- partout, elle m'appela par mon prénom ; « tu sais, j’ai froid je viens de me faire opérer », « de quoi ? » « Je me suis fait faire une vraie poitrine », elle avait des points de suture et elle sentait les produits pharmaceutiques, elle semblait désemparée « je vais rester avec toi quelques jours »

J'eus du mal à m’endormir, le matin nous prîmes notre petit déjeuner dans un café de la place du Trocadéro, je réussis à la convaincre de se reposer chez elle et lui promis d'aller la voir le samedi suivant en l'installant dans un taxi.

J'allais la voir le samedi, elle n’était toujours ni maquillée ni coiffée, elle me convia à un dîner très simple. A travers une conversation téléphonique qu'elle eut en ma présence, je compris que son correspondant était un transsexuel et tout devint clair dans mon esprit.

Les semaines passèrent et nous reprîmes nos habitudes, elle continuait  à m'attirer ,un jour nous abordâmes le sujet ,elle me dit qu'elle s'était toujours sentie femme et que cela ne faisait aucun doute pour ses amis et ses amants ,elle me montra sa carte d'identité: elle  avait un prénom masculin et sur la photo elle ressemblait à Claude François, elle se montra inquiète que je la quitte puis me déclara avec philosophie : «  de toute façon tu épouseras une fille de bourgeois qui te feras des gosses..... »

Elle ne savait si bien dire, effectivement ma famille était en province et j'étais seul à Paris, je voulais un vrai foyer et surtout une vraie femme.

Notre dernier rendez-vous se passa quelque temps avant mon mariage, elle se présenta telle que la nature l'avait créée, me montrant pour la première fois l'intégralité de sa nudité, notre étreinte fut fougueuse et passionnée ; « jamais tu m'as fait l'amour aussi bien » me dit-elle en guise d'adieu.

Étant fidèle à mon épouse, durant des mois nous eûmes aucune sorte de contact.

Un dimanche après-midi en compagnie de mon épouse au drugstore Étoile, il m'avait semblé l’apercevoir, il y avait beaucoup de monde ; était-ce elle ? Laura ? Je ne sais pas, je ne l'ai plus jamais revue depuis.

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