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La ferme en folie


Auteur : GRENET Ghislain

Style : Fantastique




Dans un bourg situé dans le fin fond de l’Ardèche, une ferme isolée est habitée par un couple de gens bourrus vivant comme des ours. La population du village d’à côté les déteste. Ne voulant pas avoir affaire avec les commerçants qui vendent de l’engrais, le gars décide d’en fabriquer lui même. Un méli-mélo de substances douteuses et le tour est joué se dit il. A l’aide d’un vieux pulvérisateur, il arrose les alentours ne prêtant aucune attention aux animaux de la basse cour ainsi qu’au parc. Au bout d’une semaine, les animaux commencent à avoir des comportements bizarres. Paulette, la femme, arrive en pleur dans la cuisine :
« René, y’a une oie qui m’a attaqué.
- T’as qu’a pas besoin de l’emmerder.
- Tu déconnes ! J’donnais du blé aux poules et elle est arrivée comme une folle pour m’attaquer.
- La prochaine fois tu balanceras les graines par-dessus le grillage et pis c’est tout. »
Ils mangent leur soupe sans rien dire.

Le lendemain, René s’apprête à monter sur son tracteur quand soudain :
« Nom de dieu ! Qu’est ce qu’elle a c’te putain de vache, v’là qu’elle me bouffe mes poules ? »
Il se dirige en courant vers la maison et prend son fusil de chasse :
Quoi que c’est y qui s’passe René ? Où que c’est y que tu vas avec le fusil ?
- Y’a une vache qui bouffe les poules.
- Quoi que c’est t’y que tu m’racontes ?
- Ben viens voir. »
Ils se dirigent vers le poulailler :
« Où que c’est y qu’elle est c’te salope de vache ? »
Soudain la vache sort d’on ne sait où suivie d’un taureau et d’un porc. L’homme pointe son arme appuie sur la gâchette mais rien ne se passe :
« Viens René ; on rentre ! » Dit la femme affolée.
Ils courent comme des dératés vers la maison et ferment la porte :
« Bon dieu, mais quoi qui se passe ? Demande- t-il terrorisé.
- J’en sais ren, mais j’commence à avoir les chocottes ! »
Regardant par la fenêtre, ils s’aperçoivent que les bêtes sont couchées devant la porte et attendent :
« Regarde ! Les bestiaux sont installés devant la porte.
- Attends, j’monte dans la chambre. »
Il ouvre la fenêtre et dit :
« Foutez-moi le camp d’ici ! »
Les animaux ne bougent pas. La journée se passe à se surveiller mutuellement. La nuit venue :
« On va monter la garde chacun son tour. Va te coucher Paulette, j’vas essayer de réparer le fusil. »
Après de longues heures à bricoler sa pétoire, il la jette à terre et va réveiller sa femme :
« Tu prends la r’lève, moi j’en ai plein les bottes. »
Elle descend et s’assoit terrorisée sur une chaise. A 5h du matin, il se lève :
« Alors ! Ils sont partis ?
- J’sais pas ; j’ai point regardé. »
Il ouvre tout doucement un volet et pousse un hurlement :
« René ! Pourquoi tu gueules comme ça ? »
Le nez en sang il répond :
« C’te putain d’oie, elle m’a bousillé l’pif.
- Tu vois que j’t’avais dit qu’elle avait une case de vide.
- Saloperie ! Si je l’attrape, j’lui fais la peau. »
Il part dans la salle de bain et se soigne tant bien que mal. De retour dans la cuisine :
« Qu’est ce qu’on va d’venir René ? »
Soudain un bruit violent vient perturber leurs pensées :
« Quèque c’est qu’ça encore ?
- C’est la porte d’entrée ; j’m’en va voir c’qui se passe. »
Il redescend peu de temps après ?
« Alors ! Demande sa femme, quoi qu’c’est y ?
- C’est l’taureau ; il essaye de rentrer ! »
Sous les coups de boutoir, l’animal casse la porte et réussit à entrer :
« Grouille-toi, faut pas qu’on reste là ! »
Ils montent en 4eme vitesse :
« Aide moi à mette le lit sur le palier, le bestiau commence à monter.
Après s’être barricadés dans la chambre :
« Quoi que c’est y qu’on fait ? Demande-t-elle terrorisée.
- On va se tirer par la f’nètre.
- J’y arriverai pas.
- Tu fais comme tu veux mais moi je fous l’camp. »
Il monte sur le rebord de la fenêtre mais renonce vu la hauteur. En revenant, il s’aperçoit que la porte commence à céder :
« Donne-moi l’balai, j’ m’en vas casser l’plafond. »
Il monte sur la commode et tape comme un malade :
« Allez ! Viens maint’nant ! »
Le taureau arrive juste au moment où la femme entre dans les combles :
« Quoi que c’est y qu’on fait maint’nant ?
- J’vas r’tirer des tuiles et on va grimper su’l’toît. »
Ils passent le reste de la journée puis la nuit sur la toiture. Au petit matin, une voiture arrive :
« René ! R’garde, c’est l’facteur ! »
Entendant l’auto arriver, l’oie prévient les autres animaux et ils partent se cacher :
« Qu’est ce que vous faites là haut ? Demande l’homme intrigué.
- Les bêtes veulent nous tuer.
- Quoi ! Qu’est ce que vous me racontez ?
- Entrez ! Et vous verrez ben ; pendant c’temps là, on r’descend. »
A peine tout ce joli monde était réuni que le postier pousse un cri et s’effondre. Le taureau vient d’encorner l’homme ; le tuant net. Le couple est tué à son tour sans avoir la possibilité de réagir. Les animaux se rassemblent et se regroupent avec les bêtes des parcs environnants pour être de taille à affronter les gens du village cette nuit.





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