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Derière la porte bleue


Auteur : DOUCET Alain

Style : Vécu




J’ai été puceau jusqu’à 22 ans – même 23 ans je crois.

Les filles n’aiment pas les BOULIMIQUES – les NéVROSés – les ALCOOLIQUES ( sauf si ils sont riches et célèbres, ce qui était loin d’être mon cas et ce qui l’est toujours) et j’en passe …

J’aurais aimé rencontrer l’amour ( c’était sûrement avant que je ne me rende compte que l’Amour est une belle enfoirée ! – je sais mais même au singulier moi je le mets au féminin ).
Faut dire j’avais jamais vraiment essayé.
Je ne pouvais pas non plus continuer à me branler à tour de poignet.
Je me décidai donc à aller aux putes.

La rue du Moulin n’avait plus la réputation qu’elle avait eue mais depuis quelques temps il y avait des arrivages de Blacks et de filles de l’Est pas mal du tout, enfin j’avais entendu dire que rapport qualité-prix c’était honnête et ça tombait bien : je roulais pas sur l’or.
J’ai repéré une petite black, elle était mignonne, c’était la mieux proportionnée ; les autres avaient des lèvres, des culs et des nichons énormes.
J’aurais aimé vous dire que l’on est monté dans un chambre d’hôtel de passe sordide mais pas du tout, la chambre venait d’être rafraîchie et il y avait une jolie petite porte bleue.

Elle se déshabilla directement, elle garda juste sa petite culotte, elle avait des seins superbes. Elle avait jeté un préservatif sur le lit. " Tu te déshabilles pas ?" me demanda-t-elle.
Elle parlait pas bien le français.
J'étais complètement tétanisé, ça allait trop vite.." ben halo tu fais quoi ? " dit-elle. Je me déshabillais enfin, comme un zombie, je gardai juste mon tee-shirt.
- Tu vas te laver, dit-elle, en désignant le petit évier dans le coin de la pièce
- Euh...me...me laver
- Tu préfères que je le fais, dit-elle, en s'approchant de l'évier.

Elle remarqua sûrement que c'était la première fois pour moi, et elle , elle était assez gauche, il ne devait pas y avoir des lustres qu'elle faisait ça non plus, enfin c’est l’impression que j’avais.
Je m'approchai de l'évier, elle ouvrit le robinet et me toucha…
- Et bien c'est pas la grande forme.
- C'est jamais la grande forme, soupirai-je
- ...
- Faut dire que l'eau est pas très chaude non plus, j'ai dit en ricanant légèrement.
- Je ne te plais pas ? fit-elle. Pourquoi tu m'as suivi ?
- Oh si si ! ce n'est pas le problème ! tu... tu es magnifique...mais...mais je suis un peu nerveux alors ça me bloque et...
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Ben je vais te payer et on va partir...
- Je peux encore essayer si tu veux, si tu payes je peux te faire la pipe...
- Non...euh... non ça ira... à moins que… tu sais ce que je voudrais, que tu te rhabilles et que l'on s'allonge, et que je te serre dans mes bras...
- C'est tout ?!
- Oui même si c'est plus cher pour ça, je payerai...
- T'es vraiment un drôle de type toi.

Elle avait pas voulu que je la paye, j’aurais du insister mais j’étais désorienté. Je suis rentré dans un bar pour boire un coup. j’ai voulu sortir mon portefeuille : plus de portefeuille ! Merde ! j’ai perdu mon portefeuille. Mais ou je l’aurais perdu ? j’ai refait le film : c’était la pute qui me l’avait piqué pendant que j’étais à l’évier ou ailleurs dans ma torpeur. L’ordure ! d’après le barman ça arrivait tout l’temps. Heureusement j’avais encore un peu de pognon dans une poche de mon falzar.

Rue du Moulin, je ne la trouvai plus. J’expliquai à une fille de l’Est mais elle me dit que les Blacks restent pas sur place et que je m’aventure pas trop à essayer de la retrouver. La fille de L’Est était Canon, Katia, et son accent de l’est craquant. Keskune si belle fille pouvait foutre dans la rue ?! Je lui montrai le reste de fric que j’avais « c’est bon c’est ok pour la chambre + une pipe » elle me lâcha en me montrant ses grandes dents, elle avait vaguement un air de Béatrice Dalle (Génial ) ; ET… je bandais. Je bandais enfin. Un vieux rêve.

Bah ce coup-ci j’étais détendu, de toute façon je risquais plus de me faire chouraver. Elle suçait à merveille : vous vous doutez que j’ai pas tenu des heures. Je bandais comme 23 biceps ! J’ai éjaculé sur ses seins-poires 1èr choix : AAAAHH ! FEUX D’ARTIFICES dans l’ciboulot ! Ah c’est tout d’même aut’ chose que la branlette !

Vous me direz que j’étais encore puceau… plus pour longtemps : je suis revenu le surlendemain (j’avais fait un petit emprunt ) pour la pénétrer. Derrière la jolie petite porte bleue. Je l’adorais cet hôtel… j’aurais du m’y installer. D’ailleurs je crois que je m’y suis installé. Rue du Moulin. Je regagnais mes pénates. J’aurais pas su vous dire le numéro, c’est tout juste si j’me souviens du nom. Y avait pas de numéro mais c’était mon numéro. Ma piaule… Ma niche… parfois Katia… Cindy… parfois Mélissa… Sonia… parfois Graziella… une femme dans chaque soir, un harem au compte goutte comme qui dirait.

J’ai cru apercevoir un soir, au loin, la petite black voleuse, mais c’était sous un perron et il faisait sombre, alors allez savoir … et puis… quelque part… j’en avais fait mon parti… sans elle j’aurais pas rencontré Béatrice Dalle et Cie… Bon j’ai dû me refaire faire une carte d’identité mais c’est tout le désagrément que ça m’a valu j’avais même pas de carte bancaire à ce moment-là, quand j’vous dis qu’j’étais un minable. Comme désagrément quand on y réfléchit bien…

Bref, C’est là qu’a commencé mon long périple avec mes amies les putes. Je me suis fait quasi toutes les filles de la rue et des alentours (des blondes, des fausses blondes, des grosses, des vieilles, des pré pubères, des moches, des clâssieuses, des brunes, des tatouées, des velues, des rousses, des Russes, des Chinoises, des Indiennes, des chauves, des Blacks – mais toujours avec un œil sur mon larfeuille, encore des brunes avec des blondes, des percées, etc. J’aurai l’occasion de vous en reparler). Tout mon pognon y passait et je ne bouffais plus qu’une fois par jour, ça tombait bien je pesais 120 kg. Certains soir on baisait même plus, on bavardait un peu, on riait ou on pleurait…

Rue du Moulin c’était fini pour moi.
Après je suis allé dans d’autres lieux, dans d’autres rues, dans d’autres atmosphères et ça ne c’est pas toujours passé derrière une porte bleue.

J’ai su que ça commençait à partir en couilles quand après nos dernières engueulades on ne se réconciliait plus sur l’oreiller. On faisait la gueule… on faisait la gueule… On faisait la gueule. Ça pouvait durer deux voir trois jours… Avant ça durait jamais 24 heures : tout volait d’un coup… mais après on baisait jamais aussi bien.





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